Résultats de recherche pour “France Adine” 181 à 210 (935)

La guerre sainte

" Palam Day Averse lunaire sur les feuilles des abricotiers Et le silence comme un gant Mais ce n'était pas alors la guerre mais la richesse vertueuse à Sydney du côté…

Pou lès dîj-ans du p'tit…

Il y a dix ans, Èl Bourdon, le mensuel de l'Association littéraire wallonne de Charleroi changeait de format et, progressivement, tentait de recouvrir le lustre…

èl mitan d'in cint, cénquante èscrijeûs pou 'ne cint'nére

Ces auteurs pratiquent la prose ou la poésie et, pour la plupart, usent d'une variété…

Marcel Thiry : Essai de biographie

« Toi qui pâlis au nom de Vancouver » : pour beaucoup de nos contemporains, Marcel Thiry n’est, dans le meilleur des cas, que l’auteur…

Éveil à la poésie

Comment favoriser l’éclosion de la sensibilité poétique ? C’est le thème de la rencontre à laquelle nous conviait Colette Nys-Mazure, le vingt et un février…

L’écriture et la foudre : Jacques Izoard et François Jacqmin, deux poètes entre les choses et les mots

La collection d’essais tirés des conférences prononcées lors de ces rencontres privilégiées que sont les Midis de la poésie comptait déjà, parmi les grands noms qui l’émaillent, Pasolini, Brecht, Bauchau, Duras, Aragon… Grâce à l’étude que livre Gérald Purnelle, professeur à l’Université de Liège, deux Liégeois viennent rejoindre cette cohorte d’éminences : Jacques Izoard et François Jacqmin. Comparer deux poètes, ou plutôt deux voix poétiques, est un exercice plus complexe qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas de superposer des citations ni de computer des corrélations lexicales ; encore faut-il sonder au cœur et aux reins leur œuvre respective, via les récurrences thématiques, les fantasmes, le ton, la vision dont elle est porteuse. Une naissance et une mort en région liégeoise augmentées d’une contemporanéité d’écriture ne suffisent en effet pas à fonder une connivence entre poètes, même si elles permettent d’entrevoir quelques traits de parenté.Gérald Purnelle a très bien mis en exergue les différences de tempérament des deux hommes, et ce sans entrer dans le détail de leur intimité vécue, mais en se plaçant d’emblée sur le terrain de leur ethos social comme littéraire.Quelles silhouettes, et quelles carrures que celles de ces frères séparés. D’un côté, Jacques Delmotte au pseudonyme de col alpin, « militant » de la cause poétique, qui s’y dépense sans compter, s’y brûlera ;  homme de réseaux (il n’a jamais cessé de publier concomitamment aux plus grandes enseignes et dans des revues éphémères, confidentielles) et de rencontres (pas un seul « écrivant » à Liège pour ignorer le passeur magnifique qu’il fut) ; professeur, qui savait susciter l’éveil à la fécondité de la langue française parmi ses classes de techniques / professionnelles, par exemple en leur livrant en pâture un « poème du jour » à discuter, dépecer, noter sur dix ; diseur enfin à la sensualité directe, poète tactile, rebelle jusqu’au bout au(x) cloisonnement(s). De l’autre, François Jacqmin, homme d’un seul nom de famille, avouant volontiers que la découverte de la poésie marqua une « fracture » dans son existence, manifestée par un « manque d’adhésion généralisé », ce qui n’est pas sans évoquer un certain Henri Michaux ; compagnon de route – y avait-il une autre manière d’en être ? – du surréalisme d’après-guerre, s’auto-désignant comme « le membre le plus tranquille de la Belgique sauvage » ; homme du retrait, du confinement de sa parole, de la divulgation au compte-goutte, qui publie son premier recueil d’importance, Les Saisons , à l’orée de la cinquantaine en se tenant loin des coteries, des logiques de conquête du champ. Jacqmin, silentiaire d’un empire intérieur à dimension de jardin.Gérald Purnelle a parfaitement saisi à quel point « l’écriture poétique d’Izoard et de Jacqmin se fonde également sur une permanente perception du monde comme origine et, comme enjeu, sur l’inscription du sujet dans ce monde et dans le langage ». Ce postulat explique la réticence – le refus ? – manifestée par Izoard à intellectualiser le réel, et à l’inverse les ressorts émotionnels, frisant l’extase, qui sont présents dans l’expression de Jacqmin ? Et là où Izoard entre en contact avec des matières, des étoffes, usant sans vergogne de l’œil, du doigt, de la langue, du sexe, Jacqmin approche par cercles concentriques, franchissant par paliers les couches invisibles qui ceignent l’essence des choses. Une essence qui, évidemment, se révèle évanescence.Le verbe est alors ressenti tout différemment de part et d’autre. Pour Jacqmin, il y a une inaptitude à exprimer les profondeurs du sensible : ainsi explique-t-il dans un entretien accordé à Revue et corrigée au mitan des années 80 : Je considère que c’est une injure vis-à-vis du monde que de le désigner, que de lui coller un verbe sur le dos et de dire à cet objet « voilà ce que tu es ». Et je ne fais pas plus confiance à ma pensée qu’au langage, ce qui veut dire que la situation est tout à fait bloquée. On retrouve la contradiction dans le fait que je continue d’écrire. Pour Izoard, par contre, qui exerce son écriture comme un décloisonnement, le langage est vecteur de projection vers l’autre. Ne pas se retrancher derrière les vocables, mais faire en sorte qu’ils soient le salutaire fil conducteur allant de l’un à l’autre. Briser ainsi le halo de vide autour des êtres, les aimer. ( extrait de Ce manteau de pauvreté , 1962 )Le mérite d’une telle étude, au-delà de l’outil d’analyse qu’elle fournit, est de constituer un irrésistible incitant à se ressourcer, d’un mouvement parallèle, chez Jacqmin et Izoard, recto et verso d’une même lecture réenchanteresse du monde, avers et revers d’une même obole versée à la poésie."Izoard et Jacqmin : deux poètes belges, qui comptent désormais parmi les plus importants et les plus marquants de la deuxième moitié du XXe siècle, et que tout paraît opposer, à commencer par leur personnalité, leur parcours, et surtout leur écriture poétique. On propose ici un parcours parallèle, afin de  dégager les points de vue qui les distinguent, pour ensuite examiner ceux sur lesquels, sans doute moins attendus, mais peut-être plus profonds, ils se rapprocheraient davantage. Le poème est pour Izoard comme pour Jacqmin le chemin, laborieux ou fulgurant, qui doit pouvoir mener d'un pôle, la sensation, à un autre, l'expression, dans un perpétuel désir de jouissance : écrire serait ainsi le moyen projeté d'une conservation de cette jouissance. Jouissance des objets, des corps, de la nature et des mots chez Izoard. Jouissance de la nature, mais aussi, sa poésie le montre constamment, jouissance…

On a tiré sur Aragon

Louis Aragon est sur la butte du lion de Waterloo, il médite en portant le regard sur le paysage chargé d’histoire. Alors qu’il redescend l’escalier sans fin,…

Nuages de saison

Le mot de l’éditeur : Un très beau recueil du poète-éditeur des Carnets du Dessert de Lune. Des variations sur le ciel, sur les ciels nuageux, ennuagés, nuancés, dénuagés...…

Joyeuse entrée

François LIÉNARD , Joyeuse entrée , CFC, coll. « La ville écrite », 2024, 160 p., 18 € , ISBN : 9782875720993Il m’aura fallu attendre cinquante et un ans pour me rendre…

Amériques

Tristan Alleman publie des ouvrages poétiques et des recueils de nouvelles depuis une vingtaine d’années et voici qu’il nous donne un premier roman qui ne renie rien de l’identité littéraire…

Un baba au rhum

Je ne faisais que regarder ces images quand j’étais petite, ce n’est que maintenant que je me rends compte à quel point elles sont ancrées dans mon imagination. Je suis imprégnée…

Moneûse

La pièce Moneûse, de Roland THIBEAU, écrite dans un picard authentique et riche, s'inspire de faits réels et retrace la vie du bandit de grand chemin Antoine-Joseph Moneuse, qui a marqué profondément…

Ète là, avèc

Recueil de poèmes en picard avec une traduction française et des illustrations de Roger Dudant. Une poésie très simple, parlant de choses simples, avec des mots simples.…

Les bons offices19

On ne soulignera jamais assez combien la littérature francophone de Belgique, lorsqu’elle est mise en valeur dans des éditions de prestige, retrouve la place qui lui revient,…

Rendez-vous

Léa et Ted se retrouvent sur la Rambla, à Barcelone. Un rendez-vous qui semble ne pas avoir été convenu, mais qui est une évidence pour tous les deux. Qui sont-ils l’un pour l’autre ?…

Voyage au pays du néant provisoire

Philologue de formation, conservateur de la section « livres précieux » du Musée royal de Mariemont, Pierre-Jean Foulon présente…

Trois visages de l’écrit

Trois visages de l’écrit . Trois recueils poétiques de feu et de méditation, où Liliane Wouters accomplit cette « descente à travers soi » par…

Littérature belge d’aujourd’hui

Une sélection des chroniques littéraires de J. De Decker, qui abordent la littérature belge francophone depuis les années 1970.…

La route des coquelicots

Olena, 27 ans et ukrainienne, rêve d'une vie meilleure. Elle travaille dans une maison de retraite française. Avec…

Les vacances d’un enfant

Le matin sent l’huile, et le soleil est rouge, malgré la chaleur on dirait qu’il saigne de froid. Accompagné d’une éclairante postface signée par…

Matriochka

Philippe Remy-Wilkin orne la signature de ses courriels et les notices bibliographiques le concernant de la mention «  auteur littéraire  » qu’il semble affectionner. Sans doute…

Forme et identité chez Maeterlinck et quelques autres

Ce volume, qui constitue un hommage posthume à Christian Angelet, est un livre de redécouverte de deux siècles de littérature…

Tchansons d’one miète pus lon. Chansons d’un peu plus loin

Les membres de la Société de langue et de littérature wallonnes, qui reçoivent…

Ruptures d’étoile

Née à Ciney en 1973, Florence Noël a une formation en histoire, en orientalisme, en théologie et en didactique. Ce livre est son neuvième recueil de poèmes. Pour Solombre…

Guetter les embellies

Depuis peu présidente de l’Association des écrivains de Belgique (AEB), membre active de l’Association des écrivains et artistes de Wallonie (AREAW), Martine Rouhart…