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Il y a assez bien de belgicismes comme ça!

En 1971 et en 1974 , l’Office du bon langage de la Fondation Charles Plisnier se fait remarquer par la publication…

Trinquons au lancement de TRINKHALL Museum!

Le Parc d’ Avroy , à Liège, s’en trouve tout réjoui. Son nouveau musée Le Trinkhall museum, anciennement MADmusée,…

La peste, le choléra et la littérature

Charybde et Scylla sont deux monstres fabuleux qui gardent le détroit de Messine. En réalité ce sont deux écueils que les…

Neel Doff, la postérité douloureuse

[ Choix grammatical: dans cet article le féminin fait office d’indéfini. ] * Les Bruxelloises connaissent toutes un peu Neel…

In Memoriam Jenny d'Inverno

Cette grande dame du wallon nous a quitté·e·s le 25 juin 2020. Elle était née à Liège, au quartier Sainte-Marguerite, le 28 mars 1926. C’est à ses grands-parents…

L’archive, la fougère

Lara Barsacq est chorégraphe, danseuse et comédienne. Comme interprète, elle a notamment travaillé avec L'Ensemble Batsheva et Les ballets C de la B. * Lara Barsacq…

Le Tour de l’Histoire

Ma famille maternelle vient de Nazareth, un village entre Turenne et Noailles, au sud de Brive-la-Gaillarde, dans cette France du milieu où l’absence de côte, de…

Aplanir une orange n’est pas (seulement) un jeu d’enfant

«Une carte du monde qui ne comprendrait pas Utopie n'est même pas digne d'un regard,…

Voisine

Hier j’ai fait un bouquet Avec les fleurs que je n’ai pas J’ai fait une soupe de poireaux Avec les poireaux que je n’ai pas Une voisine m’a dit Chassez le naturel il revient au galop J’ai regardé…

Concours 2020 "Un auteur, une voix"

«Un auteur, une voix…» est un concours organisé par La Roulotte théâtrale, une asbl qui s’est vouée à la promotion des «arts de la parole»,…

Cinéma à l’université. Le regard et le geste

En cette rentrée académique et artistique de septembre 2020, le livre intitulé Cinéma à l’Université.…

Bénédicte Linard, ministre de la Culture et des Médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Face à la crise sanitaire , le monde culturel se débat pour survivre. Plus que jamais. Alors que les salles de spectacle et de cinéma ont fermé leurs portes, les artistes paient les pots cassés. Spectacles annulés, tournages reportés, ils «se réinventent», c’est en tout cas ce qu’on leur demande de faire, pour le moment. Indépendamment des circonstances, les acteurs du monde culturel ont toujours dû se débrouiller, avec les moyens du bord, avec leur statut précaire. Comment Madame Bénédicte Linard, Ministre de la Culture compte-t-elle, en collaboration avec son équipe, améliorer la situation? Comment rendre la culture accessible à tous? Comment soutenir ces créateurs et créatrices? Comment mettre davantage en lumière la gent féminine dans le secteur culturel? Madame la Ministre a du pain sur la planche. * Cinergie : Dans une de vos interviews on apprenait vous aviez comme leitmotiv l’engagement. Qu’en est-il de cet engagement avec ce premier mandat de Ministre de la Culture? Est-ce que vous avez l’impression que vous allez pouvoir changer le monde culturel? Bénédicte Linard : On essaie d’améliorer les choses et on s’engage, moi et mon équipe. Je pense qu’on avance et que nous allons dans le bon sens, mais nous sommes un peu freinés dans notre ardeur avec la crise car nous sommes obligés de gérer quelque chose que nous n’avions pas prévu et qui s’installe de manière durable, particulièrement dans la culture. Je mise beaucoup sur la construction et l’intelligence collectives. Cela prend parfois plus de temps, mais c’est souvent plus efficient et efficace lorsque nous avons travaillé avec les premiers concernés que lorsque l’on prend des mesures qui ne tiendraient pas compte des réalités de terrain. Vers où voulez-vous aller, quel est votre but? De manière générale, mon intention par rapport à la culture, c’est d’ailleurs ce que les écologistes ont toujours défendu, c’est de faire en sorte que la culture soit accessible au plus grand nombre. Je crois très fort que la culture est un des fondements d’une démocratie. Je pense qu’on a droit à la culture dès le plus jeune âge ; et mon travail, c’est de rendre cette culture accessible au plus grand nombre quel que soit le profil qu’on peut avoir. On doit travailler à un soutien des créatrices et des créateurs, à la diffusion aussi. Et on doit s’assurer qu’il y ait une diversité suffisamment grande pour que tout un chacun puisse se reconnaître dans ce que l’on offre en matière culturelle. Aujourd’hui, quelles stratégies aimeriez-vous mettre en place pour parvenir à ces buts? Dans le domaine culturel, on travaille au soutien des créateurs et des créatrices. Même en dehors de la crise, on renforce aujourd’hui le soutien à la création. C’est indispensable et on fait un focus particulier sur tous les arts émergents et sur l’innovation. C’est important aujourd’hui de soutenir l’art dans ses différentes formes. On a aussi un travail lié à la diffusion qui risque de prendre plus de temps. Aujourd’hui, on a des talents dans de nombreuses disciplines mais on a parfois un manque d’espace de diffusion que ce soit chez nous ou à l’étranger. En cinéma et en théâtre jeune public, on a des ressources et des talents incroyables qui s’exportent déjà bien et on doit pouvoir continuer à soutenir cette diffusion vers l’international. Travailler au soutien à la création et à la diffusion, c’est permettre à nos artistes de pouvoir exister, c’est permettre aussi de renforcer le lien avec les publics particulièrement en cinéma mais pas seulement. On essaie de travailler à la mise sur pied de politiques qui font le lien entre des opérateurs culturels existants, des artistes parfois liés ou non et le public sur un territoire défini. Je pense que la question de l’ancrage territorial est vraiment très importante parce que je pense que la culture, au sens large, permet de divertir mais aussi de s’interroger sur soi, sur le monde, de faire face aux événements auxquels nous sommes confrontés, de permettre de comprendre et de réagir, d’anticiper le futur. C’est en ce sens que la culture doit s’ancrer dans le territoire dans lequel on existe. Renforcer une culture imprégnée dans un territoire, c’est aller toucher plus de public. Je pense que c’est fondamental aujourd’hui que l’on puisse avoir plus de culture et faire en sorte que non seulement on puisse assister à de la culture mais aussi participer à de la culture. Ces deux points sont fondamentaux et c’est ce que nous essayons de faire lorsque l’on renforce la culture à l’école, dans les milieux d’accueil. On se dit que tout enfant devrait avoir accès à la culture dans son parcours et les politiques doivent jouer un rôle là-dedans. Vous pensez spécifiquement à la culture dans les écoles? Il y a bien sûr un travail qui est mené pour renforcer la culture dans les écoles à travers le parcours d’éducation culturelle et artistique (le PECA) qui fait partie du pacte d’excellence. Ce parcours est en train d’être construit avec Caroline Désir pour augmenter la place de la culture pendant tout le parcours scolaire. Il y a aussi un travail qui est en train de se faire pour renforcer l’éveil culturel dans les milieux d’accueil, dans les crèches, en collaboration avec l’ONE. Il y a des budgets dégagés pour augmenter cela dès 2021. On se demande aussi quelle est la place de la culture dans ces autres lieux de vie par lesquels les jeunes passent. Par exemple, dans les maisons de jeunes, dans l’extrascolaire (l’accueil temps libre), il y a un travail à mener pour renforcer la culture toujours au bénéfice des jeunes. Parfois, les jeunes n’ont pas le loisir d’avoir accès à la culture dans leur contexte familial donc il est primordial que les politiques à mener leur donnent cet accès soit en étant spectateurs soit en étant partie prenante. Vous êtes entrée en fonction au moment où le cinéma était en pleine crise (cinémas fermés, tournages suspendus, professionnels du métier sans réel statut). On se rend compte que l’aspect économique et l’aspect création artistique sont fortement liés.  L’année 2020 pour le cinéma est marquée par deux défis: la réponse à la crise sanitaire qui touche le secteur culturel et l'avancée vers une vision du cinéma qu’on porte. On doit mener les deux de front. Par rapport à la crise sanitaire, on tente d’accompagner le secteur de deux manières: dans ce qui est de notre champ de compétences mais aussi en interaction avec d’autres niveaux de pouvoir. On sait, par exemple, que pendant la crise, la Fédération Wallonie-Bruxelles a dégagé un budget de 6 millions d’euros pour accompagner le secteur du cinéma. On a eu des actions comme «J’peux pas, j’ai cinéma» cet été, on a permis grâce à un fonds de garantie que les tournages aient lieu. On est obligés de travailler avec des niveaux de pouvoir autres puisque le Tax Shelter, qui soutient le secteur, dépend du Fédéral. On a mené ce travail et on va continuer pendant l’année 2021. À côté de cela, il y a aussi la question: «Qu’est-ce que le cinéma en Fédération Wallonie-Bruxelles aujourd’hui? Qu’est-ce qu’il devrait être et comment on travaille à cela? ». Je suis convaincue qu’on regorge de talents et de capacités d’innovation qui sont très présentes. On est très forts dans les coproductions tournées vers l’international, dans l’animation. On a des talents liés à certains métiers parce qu’on a vu arriver dans les temps, des producteurs et des réalisateurs qui ont renouvelé le genre cinéma en Belgique avec Jaco Van Dormael, Lucas Belvaux, les frères Dardenne mais on a aussi des professions qui sont des atouts, des valeurs ajoutées. On a des directeurs photo, des monteurs et monteuses, des costumières qui ont une plus-value. Aujourd’hui, on doit travailler sur deux pans: comment est-ce qu’on peut mieux soutenir nos créateurs et créatrices? Comment donnons-nous du temps à nos…

Monachopsis, film de Liesbet van Loon, "prix Cinergie ANIMA 2021"

Selon le Dictionary of Obscure Sorrows, le terme monachopsis désigne…

La dernière leçon de Michel Cheval

«Michel Cheval , comme l’animal». Pour qui ne le connaissait pas, c’est ainsi que notre ancien directeur et…

La danse est-elle facebookable?

Pas de spectacles à savourer pour de vrai dans les salles de théâtre, confinement oblige? Qu’à cela ne tienne, les propositions de retransmission…

INTRODUCTION: La vie et ses limites

Le 13 novembre 2020 , on enregistrait 1 338 100 morts du COVID. Si nous n’avions lancé notre appel dès 2019, l’actualité nous aurait…

L'infinie longueur de l'immortalité

La Pr. Laurence Ris  est biologiste et cheffe du Service de neurosciences à l'Université de Mons (Belgique). Pierre Gillis  est physicien,…

Bob Dylan et le prix Nobel

My songs were on the fringes then, and I think they’re on the fringes now. Bob Dylan XX L’Académie suédoise a attribué à Bob Dylan le prix Nobel de littérature…

La Polémique du Nobel décerné à Bob Dylan

[ La Polémique du Nobel  est la 2e Partie du texte intitulé Bob Dylan et le prix Nobel , par Adrian Grafe, à lire également…

Laurent de Sutter, philosophe électrique

Ouvreur de l’être , de la raison, de la loi, de tout ce qui nous enserre, à quarante-deux ans, le philosophe Laurent de Sutter…

Se chausser d’images: Dominique Rolin et ses cartes postales

Pour Anne Reverseau Dominique Rolin chaussait-elle du 38? C’est ce…

Atlas sonore de la quarantaine

Le confinement ne se prête guère à la linguistique de terrain. Pour des langues minorisées comme le wallon, dont les locuteurs sont le plus souvent pensionnés, seules quelques enquêtes…

Mon œuvre préférée du Petit Palais de Paris

L’esquisse L’Enlèvement de Proserpine montre une fois de plus la grande érudition de Pierre…

Compte-rendu

Les Kriegscayès : la grande guerre des Rèlîs Namurwès par Joseph DEWEZ, Bernard LOUIS, Axel TIXHON, Namur, Société Archéologique de Namur, 2015, 448 p,  30 €. Le centième…