Résultats de recherche pour “Mittis” 1 à 30 (94)

Pour le centenaire de Colette

Textes de Georges Sion , Françoise Mallet-Joris , Pierre Falize, Lucienne Desnoues et Carlo Bronne À propos du livre (Texte de l'Introduction) Il était normal que l'Académie veuille…

Sous le poids des années

Fragments d'études primaires : Miettes - Monsieur Contrardy - Le départ de Monsieur Inglebert - Monsieur Louppe - Chroniques et croquis : Souvenirs de mes…

Œuvres poétiques complètes. Tome 3 (1969-1977)

À propos du livre Les six derniers recueils de Marcel Thiry, réunis dans ce troisième et dernier volume…

Slam ! Poèmes sur le basket-ball

« J’ai eu l’idée de faire ce livre après avoir lu les “Chroniques Taurines” de Jacques Durand, qui m’a ravi et dont la prose apporte ce…

Elem d'Asie: Idylle des temps primitifs

Roman préhistorique où l'on retrouve un des personnages les plus connus de l'univers préhistorique de Rosny Aîné,…

En lettres noires

Dans cette anthologie composée par le collectif féministe liégeois L-SLAM pour les éditions Midis Poésie, sept autrices issues de la scène slam donnent…

Éveil à la poésie

Comment favoriser l’éclosion de la sensibilité poétique ? C’est le thème de la rencontre à laquelle nous conviait Colette Nys-Mazure, le vingt et un février…

L’écriture et la foudre : Jacques Izoard et François Jacqmin, deux poètes entre les choses et les mots

La collection d’essais tirés des conférences prononcées lors de ces rencontres privilégiées que sont les Midis de la poésie comptait déjà, parmi les grands noms qui l’émaillent, Pasolini, Brecht, Bauchau, Duras, Aragon… Grâce à l’étude que livre Gérald Purnelle, professeur à l’Université de Liège, deux Liégeois viennent rejoindre cette cohorte d’éminences : Jacques Izoard et François Jacqmin. Comparer deux poètes, ou plutôt deux voix poétiques, est un exercice plus complexe qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas de superposer des citations ni de computer des corrélations lexicales ; encore faut-il sonder au cœur et aux reins leur œuvre respective, via les récurrences thématiques, les fantasmes, le ton, la vision dont elle est porteuse. Une naissance et une mort en région liégeoise augmentées d’une contemporanéité d’écriture ne suffisent en effet pas à fonder une connivence entre poètes, même si elles permettent d’entrevoir quelques traits de parenté.Gérald Purnelle a très bien mis en exergue les différences de tempérament des deux hommes, et ce sans entrer dans le détail de leur intimité vécue, mais en se plaçant d’emblée sur le terrain de leur ethos social comme littéraire.Quelles silhouettes, et quelles carrures que celles de ces frères séparés. D’un côté, Jacques Delmotte au pseudonyme de col alpin, « militant » de la cause poétique, qui s’y dépense sans compter, s’y brûlera ;  homme de réseaux (il n’a jamais cessé de publier concomitamment aux plus grandes enseignes et dans des revues éphémères, confidentielles) et de rencontres (pas un seul « écrivant » à Liège pour ignorer le passeur magnifique qu’il fut) ; professeur, qui savait susciter l’éveil à la fécondité de la langue française parmi ses classes de techniques / professionnelles, par exemple en leur livrant en pâture un « poème du jour » à discuter, dépecer, noter sur dix ; diseur enfin à la sensualité directe, poète tactile, rebelle jusqu’au bout au(x) cloisonnement(s). De l’autre, François Jacqmin, homme d’un seul nom de famille, avouant volontiers que la découverte de la poésie marqua une « fracture » dans son existence, manifestée par un « manque d’adhésion généralisé », ce qui n’est pas sans évoquer un certain Henri Michaux ; compagnon de route – y avait-il une autre manière d’en être ? – du surréalisme d’après-guerre, s’auto-désignant comme « le membre le plus tranquille de la Belgique sauvage » ; homme du retrait, du confinement de sa parole, de la divulgation au compte-goutte, qui publie son premier recueil d’importance, Les Saisons , à l’orée de la cinquantaine en se tenant loin des coteries, des logiques de conquête du champ. Jacqmin, silentiaire d’un empire intérieur à dimension de jardin.Gérald Purnelle a parfaitement saisi à quel point « l’écriture poétique d’Izoard et de Jacqmin se fonde également sur une permanente perception du monde comme origine et, comme enjeu, sur l’inscription du sujet dans ce monde et dans le langage ». Ce postulat explique la réticence – le refus ? – manifestée par Izoard à intellectualiser le réel, et à l’inverse les ressorts émotionnels, frisant l’extase, qui sont présents dans l’expression de Jacqmin ? Et là où Izoard entre en contact avec des matières, des étoffes, usant sans vergogne de l’œil, du doigt, de la langue, du sexe, Jacqmin approche par cercles concentriques, franchissant par paliers les couches invisibles qui ceignent l’essence des choses. Une essence qui, évidemment, se révèle évanescence.Le verbe est alors ressenti tout différemment de part et d’autre. Pour Jacqmin, il y a une inaptitude à exprimer les profondeurs du sensible : ainsi explique-t-il dans un entretien accordé à Revue et corrigée au mitan des années 80 : Je considère que c’est une injure vis-à-vis du monde que de le désigner, que de lui coller un verbe sur le dos et de dire à cet objet « voilà ce que tu es ». Et je ne fais pas plus confiance à ma pensée qu’au langage, ce qui veut dire que la situation est tout à fait bloquée. On retrouve la contradiction dans le fait que je continue d’écrire. Pour Izoard, par contre, qui exerce son écriture comme un décloisonnement, le langage est vecteur de projection vers l’autre. Ne pas se retrancher derrière les vocables, mais faire en sorte qu’ils soient le salutaire fil conducteur allant de l’un à l’autre. Briser ainsi le halo de vide autour des êtres, les aimer. ( extrait de Ce manteau de pauvreté , 1962 )Le mérite d’une telle étude, au-delà de l’outil d’analyse qu’elle fournit, est de constituer un irrésistible incitant à se ressourcer, d’un mouvement parallèle, chez Jacqmin et Izoard, recto et verso d’une même lecture réenchanteresse du monde, avers et revers d’une même obole versée à la poésie."Izoard et Jacqmin : deux poètes belges, qui comptent désormais parmi les plus importants et les plus marquants de la deuxième moitié du XXe siècle, et que tout paraît opposer, à commencer par leur personnalité, leur parcours, et surtout leur écriture poétique. On propose ici un parcours parallèle, afin de  dégager les points de vue qui les distinguent, pour ensuite examiner ceux sur lesquels, sans doute moins attendus, mais peut-être plus profonds, ils se rapprocheraient davantage. Le poème est pour Izoard comme pour Jacqmin le chemin, laborieux ou fulgurant, qui doit pouvoir mener d'un pôle, la sensation, à un autre, l'expression, dans un perpétuel désir de jouissance : écrire serait ainsi le moyen projeté d'une conservation de cette jouissance. Jouissance des objets, des corps, de la nature et des mots chez Izoard. Jouissance de la nature, mais aussi, sa poésie le montre constamment, jouissance…

La Poésie sociale, un sport comme les autres

n livre court peut porter un grand texte ; c’est le cas du nouvel opus des éditions Midis Poésie : entre le manifeste…

Quelle importance

Michel LAMBERT , Quelle importance , Quadrature, 2024, 124 p., 18 € / ePub : 9,99 € , ISBN : 978-2-931080-48-1 À quelques mois d’intervalle, les éditions Weyrich et Quadrature…

Sur le boulevard

Z&T, Zouz et T.A, est un duo de slameuses rappeuses bruxelloises. Z&T, tu les as sans doute déjà entendues kicker en open-mic, en squat, près du canal, ou… t’as…

Un bagage poétique pour le 3e millénaire

Les dernières années du XXe siècle, Jacques De Decker a réalisé, dans le cadre des Midis de la Poésie à Bruxelles,…

Les vacances d’un enfant

Le matin sent l’huile, et le soleil est rouge, malgré la chaleur on dirait qu’il saigne de froid. Accompagné d’une éclairante postface signée par…

Uzès ou nulle part

Uzès. La ville du rêve. La ville de l’absence. Un songe emporté par le vent. L’impression d’une réelle retenue pénètre et révèle ce lieu brûlant d’une nostalgie projetée…

Domousse

«  Avant, avant, avant  », il y a la confiance de Nouzha Bensalah et un subside en éducation permanente qui créent la possibilité de rencontre de deux artistes, l’une fileuse de laine, l’autre de…

Léa, l’été

L'écrivain Melvil Tournel se penche sur sa vie. Il décide à plus de cinquante ans de raconter une part de son adolescence en plongeant dans ses souvenirs aux côtés de Léa, Luisa,…

Hiro, Hiver et Marshmallows

Hiro est une ourse trop curieuse pour dormir tout l’hiver. Elle quitte sa grotte pour faire un tour. Entre les arbres apparaissent des lampions et des…

La magicienne

Saskia vit dans un village noyé de brume, au pied du volcan Oga. Les villageois y mènent une vie dure et vivent principalement grâce aux ressources de la forêt qui les entoure. La jeune fille…

Miettes moineau ribouldingue

Est-ce un livre ? Est-ce jeu ? Est-ce un concentré de poésie ? Oui, oui, et oui ! Miettes, moineau, ribouldingue , la dernière publication d’ aNNe…

Intérieur cuir : Le fond de mes choses

Le fond de mes choses La civilisation me rend sourde / j’ouvre le regard j’observe les autres avancer / Je suis les ombres, grave…

La paume plus grande que toi

Dans ce recueil de poèmes, Victoire de Changy nous partage ses premiers tâtonnements dans la maternité. Dans l’expérience pourtant très…

La clé de Jacqueline

Roman pour jeune lecteur autonome (dès 9 ans). Les parents de Marcus ont décidé de déménager, Marcus n'a pas envie de quitter sa maison, alors, avec Dog, il y retourne.Marcus,…

Le diable en pantoufles

Vu de l’extérieur, le n°18 de l’allée du Silence a tout de l’habitation modèle avec jardinet propret, où niche une famille qui semble l’être tout autant :…

Meutes

«  Lambeaux de texte sur brasLambelles de sexe dans drapsEt sur revers des agneaux tendresDes tâches rouges et noires cendres  » Meutes de Marie Darah est, en soi, un horizon. Les yeux et les paumes grands…

Sauvez Bâtard

Au fond d’une ruelle, trois laissés-pour-compte, sortes d’archétypes aux couleurs beckettiennes, semblent errer dans un monde futuriste où règne le désarroi, un monde où le ciel…

La nuit amère

«  Toutes ces traces, Les connues, les oubliées Ou les perdues Veulent-elles aussi nous porter De l’autre côté du temps Et du fleuve noir ?  », s’interroge leur évocateur poète passionné…

Hannah Arendt ou le mal comme absence de pensée

Il est courant d’entendre que depuis Platon, la philosophie occidentale n’ajoute que des notes de…