Résultats de recherche pour “Jacques Pohl” 61 à 90 (557)

Léon, ou les confessions d'un orphelin

Le récit initiatique d'un orphelin au XVIIIe siècle, qui, peu à peu, va retrouver la trace de son père : un inconnu nommé Jean-Jacques Rousseau.

Hulot domino

Décidément, Monsieur Hulot n’a pas fini d’inspirer David Merveille ! Et c’est tant mieux pour nous. Depuis son délicieux et surprenant Jacquot de Monsieur Hulot , publié aux éditions…

Théâtre 6

Ce sixième, et dernier volume, des « Archives du futur » consacré au dramaturge Jean Louvet forme littéralement le chapiteau d’une architecture lumineuse grâce au travail remarquable de Vincent…

La guerre des règnes

L’œuvre spéculative de J.-H. Rosny aîné a séduit toutes les générations. Il a su concilier à merveille science et littérature. Son roman le plus célèbre,…

La petite annonce

Caroline ALLAN, La petite annonce , Lilys, 2025, 168 p., 21 € , ISBN : 978-2-39056-109-5Henri est un octogénaire vivant près de la place Flagey à Bruxelles depuis plus de 40…

La texture des choses : Contre l’indifférenciation

Philosophe, écrivain, traducteur, auteur entre autres du Pouvoir de la langue et la liberté…

L’écriture et la foudre : Jacques Izoard et François Jacqmin, deux poètes entre les choses et les mots

La collection d’essais tirés des conférences prononcées lors de ces rencontres privilégiées que sont les Midis de la poésie comptait déjà, parmi les grands noms qui l’émaillent, Pasolini, Brecht, Bauchau, Duras, Aragon… Grâce à l’étude que livre Gérald Purnelle, professeur à l’Université de Liège, deux Liégeois viennent rejoindre cette cohorte d’éminences : Jacques Izoard et François Jacqmin. Comparer deux poètes, ou plutôt deux voix poétiques, est un exercice plus complexe qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas de superposer des citations ni de computer des corrélations lexicales ; encore faut-il sonder au cœur et aux reins leur œuvre respective, via les récurrences thématiques, les fantasmes, le ton, la vision dont elle est porteuse. Une naissance et une mort en région liégeoise augmentées d’une contemporanéité d’écriture ne suffisent en effet pas à fonder une connivence entre poètes, même si elles permettent d’entrevoir quelques traits de parenté.Gérald Purnelle a très bien mis en exergue les différences de tempérament des deux hommes, et ce sans entrer dans le détail de leur intimité vécue, mais en se plaçant d’emblée sur le terrain de leur ethos social comme littéraire.Quelles silhouettes, et quelles carrures que celles de ces frères séparés. D’un côté, Jacques Delmotte au pseudonyme de col alpin, « militant » de la cause poétique, qui s’y dépense sans compter, s’y brûlera ;  homme de réseaux (il n’a jamais cessé de publier concomitamment aux plus grandes enseignes et dans des revues éphémères, confidentielles) et de rencontres (pas un seul « écrivant » à Liège pour ignorer le passeur magnifique qu’il fut) ; professeur, qui savait susciter l’éveil à la fécondité de la langue française parmi ses classes de techniques / professionnelles, par exemple en leur livrant en pâture un « poème du jour » à discuter, dépecer, noter sur dix ; diseur enfin à la sensualité directe, poète tactile, rebelle jusqu’au bout au(x) cloisonnement(s). De l’autre, François Jacqmin, homme d’un seul nom de famille, avouant volontiers que la découverte de la poésie marqua une « fracture » dans son existence, manifestée par un « manque d’adhésion généralisé », ce qui n’est pas sans évoquer un certain Henri Michaux ; compagnon de route – y avait-il une autre manière d’en être ? – du surréalisme d’après-guerre, s’auto-désignant comme « le membre le plus tranquille de la Belgique sauvage » ; homme du retrait, du confinement de sa parole, de la divulgation au compte-goutte, qui publie son premier recueil d’importance, Les Saisons , à l’orée de la cinquantaine en se tenant loin des coteries, des logiques de conquête du champ. Jacqmin, silentiaire d’un empire intérieur à dimension de jardin.Gérald Purnelle a parfaitement saisi à quel point « l’écriture poétique d’Izoard et de Jacqmin se fonde également sur une permanente perception du monde comme origine et, comme enjeu, sur l’inscription du sujet dans ce monde et dans le langage ». Ce postulat explique la réticence – le refus ? – manifestée par Izoard à intellectualiser le réel, et à l’inverse les ressorts émotionnels, frisant l’extase, qui sont présents dans l’expression de Jacqmin ? Et là où Izoard entre en contact avec des matières, des étoffes, usant sans vergogne de l’œil, du doigt, de la langue, du sexe, Jacqmin approche par cercles concentriques, franchissant par paliers les couches invisibles qui ceignent l’essence des choses. Une essence qui, évidemment, se révèle évanescence.Le verbe est alors ressenti tout différemment de part et d’autre. Pour Jacqmin, il y a une inaptitude à exprimer les profondeurs du sensible : ainsi explique-t-il dans un entretien accordé à Revue et corrigée au mitan des années 80 : Je considère que c’est une injure vis-à-vis du monde que de le désigner, que de lui coller un verbe sur le dos et de dire à cet objet « voilà ce que tu es ». Et je ne fais pas plus confiance à ma pensée qu’au langage, ce qui veut dire que la situation est tout à fait bloquée. On retrouve la contradiction dans le fait que je continue d’écrire. Pour Izoard, par contre, qui exerce son écriture comme un décloisonnement, le langage est vecteur de projection vers l’autre. Ne pas se retrancher derrière les vocables, mais faire en sorte qu’ils soient le salutaire fil conducteur allant de l’un à l’autre. Briser ainsi le halo de vide autour des êtres, les aimer. ( extrait de Ce manteau de pauvreté , 1962 )Le mérite d’une telle étude, au-delà de l’outil d’analyse qu’elle fournit, est de constituer un irrésistible incitant à se ressourcer, d’un mouvement parallèle, chez Jacqmin et Izoard, recto et verso d’une même lecture réenchanteresse du monde, avers et revers d’une même obole versée à la poésie."Izoard et Jacqmin : deux poètes belges, qui comptent désormais parmi les plus importants et les plus marquants de la deuxième moitié du XXe siècle, et que tout paraît opposer, à commencer par leur personnalité, leur parcours, et surtout leur écriture poétique. On propose ici un parcours parallèle, afin de  dégager les points de vue qui les distinguent, pour ensuite examiner ceux sur lesquels, sans doute moins attendus, mais peut-être plus profonds, ils se rapprocheraient davantage. Le poème est pour Izoard comme pour Jacqmin le chemin, laborieux ou fulgurant, qui doit pouvoir mener d'un pôle, la sensation, à un autre, l'expression, dans un perpétuel désir de jouissance : écrire serait ainsi le moyen projeté d'une conservation de cette jouissance. Jouissance des objets, des corps, de la nature et des mots chez Izoard. Jouissance de la nature, mais aussi, sa poésie le montre constamment, jouissance…

La Forme et le Sens

Fernando Pessoa a placé ses créations littéraires sous le signe des hétéronymes, Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Alvaro de Campos…  Philippe Roberts-Jones…

Un bagage poétique pour le 3e millénaire

Les dernières années du XXe siècle, Jacques De Decker a réalisé, dans le cadre des Midis de la Poésie à Bruxelles,…

Poudrière et autres poèmes

Avant-lire de René de Ceccatty Textes réunis par Gérald Purnelle À propos du livre Il y a chez Jacques Izoard, comme chez Du Bellay, Apollinaire et Max…

Littérature belge d’aujourd’hui

Une sélection des chroniques littéraires de J. De Decker, qui abordent la littérature belge francophone depuis les années 1970.…

Littérature belge d’aujourd’hui : La Brosse à relire

Se présenter comme « critique littéraire » peut s’avérer une entreprise…

Suzanne à la pomme

Le plus chouette dans ce travail, c’est l’horaire. (…) c’est cool (…) Le quartier du Sablon est sympa aussi, il y a plein de boutiques dans les environs (…). …

Géométries de la fièvre

Photographies, "Fantasmatiques", de Jacques Leurquin, poèmes de l'auteur. Edition définitive. Ce portfolio comporte une édition courante contenant 31 poèmes…

Ruptures d’étoile

Née à Ciney en 1973, Florence Noël a une formation en histoire, en orientalisme, en théologie et en didactique. Ce livre est son neuvième recueil de poèmes. Pour Solombre…

Je n’ai rien vu venir

La grande précarité est longtemps restée une composante laissée à l’écart du monde littéraire. Sans doute en raison de la méconnaissance de cette réalité singulière…

Uzès ou nulle part

Uzès. La ville du rêve. La ville de l’absence. Un songe emporté par le vent. L’impression d’une réelle retenue pénètre et révèle ce lieu brûlant d’une nostalgie projetée…

Mémoires sélectives

Dans Mémoires sélectives , Catherine Deschepper éprouve un plaisir visible à brouiller les pistes, à jouer avec les codes du roman policier pour mieux…

Belgiques : Être ou ne pas être

Avec 28 titres au compteur à ce jour, la collection Belgiques lancée par les éditions Ker apporte sa pierre à l’élaboration…

Visite royale

Jacques, un citadin ordinaire, s’ennuie souvent. Il passe la plupart de ses journées enfermé dans sa maison où il ne fait pas grand-chose, à part dormir sur son canapé. Pourtant,…

Ce fragile chemin des choses

Philippe Leuckx (Havay, 1955) écrit abondamment : une soixantaine d’ouvrages poétiques depuis 1994, lit-on dans la notice biographique. C’est à la…

États d’âme : Grands entretiens (Volume 2)

Après le succès du premier recueil des grands entretiens  États d’âme,  Francis Van…

Le fantastique féminin, un art sauvage

Une première version de cet ouvrage a été publiée en 1984. Cette nouvelle édition revue et augmentée met en lumière l'originalité…

Au grand jour

Ouvrez Au grand jour au hasard et voyez la page de droite. Un dessin entre crayon et fusain d’ Alexandre Hollan prend le regard et pénétrez-y. Un fouillis de pensées commencent à s’immiscer…

Lettre d’Atonie

Colette NYS-MAZURE ,Anne LE MAISTRE , Chaque aurore te restera première , Atelier des noyers, 2020, ISBN : 978-2-490185-43-6Un livre d’artiste est toujours une rencontre.…

Le petit Izoard de poche

La poésie de Jacques Izoard (Liège, 1936-2008) est de tous âges. Dans ses délicieux bibelots poétiques s’entremêlent souvenirs, sonorités et sensations. On…

Nues

Nues   est le journal d’un travail de plusieurs années : une séries de femmes peintes en pied, grandeur nature. Il y est question du corps, du regard et de la rencontre du peintre et de son modèle. Le…

Le pestacle

Rarement un oisillon a été aussi beau. Plumage duveteux bleu turquoise pâle, aigrette et longues rectrices d’une teinte identique plus soutenue, bouille ronde avec d’énormes yeux marron myopes…

Chocolat bleu pâle

"La société n'était pour moi qu'une seule utilité : me permettre d'élaborer avec minutie, indifférence, le catalogue de ses folies et de ses fantasmes." C'est la suite de "Souvenirs…