Il y a chez Jacques Izoard, comme chez Du Bellay, Apollinaire et Max Jacob, une tendance irrépressible à la facétie accompagnant même le désir et l’amour. De cette tendance, naît chez le lecteur la conviction qu’il est convoqué dans un jeu, dans une complicité des sentiments, dans un certain esprit de passion badine. Aucun désabusement, aucune amertume, aucun sarcasme dans cet humour. La passion y est maintenue, mais avec une sorte de désinvolture joyeuse.
Jacques Izoard a enseigné toute sa vie. Le monde de l’enfance était son monde. Il tournait le dos à celui des adultes, dont il n’avait pas la moindre envie de faire partie, sous quelque forme que ce soit. Il a enseigné pour permettre à des jeunes gens non pas de se former et d’être initiés à un monde social actif, mais de maintenir en eux leur innocence d’enfants, tout en étant armés par une culture et une conscience.
Auteur de Poudrière et autres poèmes
Tout au long des cinq parties qui composent son dernier recueil, Véronique Daine…