Résultats de recherche pour “Truus” 1201 à 1230 (2304)

Neuvaines 1 à 3

Sous le titre Neuvaines 1 à 3 , Daniel De Bruycker signe non pas un simple « recueil » de poèmes, mais le premier volume d’une trilogie à l’architecture très élaborée.…

Au signe du seul vivant

« Frans de Haes, né en 1948, de culture bilingue » : tels sont les premiers mots de la notice concernant l’auteur du recueil Au signe du  seul vivant . Aussi cette…

Chut

Ce n’est un secret pour personne – ce serait même enfoncer des portes grandes ouvertes : nos mondes sont en mutation. Nous donnent parfois – souvent – l’impression de vivre dans une époque au bord…

Les Silences de Médéa

Zohra vit à Médéa, un village paisible d’Algérie, en harmonie complète avec la nature et avec Dieu. Elle partage son temps entre sa passion pour son métier d’institutrice,…

La prophétie

Il ne fait plus de doute pour personne aujourd’hui que les luttes d’influence entre grandes religions constituent une clé majeure de compréhension des faits qui ont marqué l’évolution…

Pitou et autres récits

Avocat et criminologue, spécialiste d’Henry de Montherlant, auquel il a consacré un site internet et un ouvrage, Henri de Meeûs fait cet automne son entrée dans…

La forêt-mémoire

Comment imbrique-t-on dans sa mémoire les souvenirs, doux ou douloureux ? Comment faire pour qu’ils se transfigurent, se floutent et ne nous digèrent pas tout cru ? Dans…

La solitude des étoiles

Camille, veuve et assistante vétérinaire, vit son existence à très basse intensité, dans un appartement qui surplombe un zoo. L’exubérance la bouscule, les…

Jamais

Bon. Disons ceci : Jamais nous donne à lire une écriture « de milieu ». Pas une écriture « dramatique », donc. Pas attendre, dès lors, de Jamais qu’il nous livre une « belle histoire »,…

Très doucement

Jacques Sojcher est un errant. Un nomade glissant d’une aventure à l’autre. D’une idée à l’autre. D’un état de réel à un autre. Le lire est un bonheur. Le lire un jour…

La partition intérieure

Curieux objet littéraire que ce roman de Réginald Gaillard, fondateur des éditions de Corlevour et de la revue NUNC, et auteur, entre autres, des recueils…

De fer et de verre. La Maison du Peuple de Victor Horta

Pour les Bruxellois branchés du vingt-et-unième siècle, la Maison du Peuple est un bar…

Les écrivains fantastiques féminins et la métamorphose

Il suffit de cent pages exactement à la Femme de Lettres Anne Richter pour nous convaincre…

Kala

Depuis longtemps, Anne Penders traîne ses tongs un peu partout dans le monde. En Chine. Aux States. À Marseille. À Bruxelles, mais oui, aussi, parfois. Depuis longtemps, Anne Penders écrit, photographie, filme,…

Liminaire l’ombre

À la lecture de Liminaire l’ombre , me revient en tête une image, elle inaugure la scène première d’un western fabuleux, La prisonnière du désert . L’écran est…

Du fond d’un puits

Otto Ganz est un poète rare. Capable en deux lignes de nous entraîner, mine de rien, dans ses abîmes, dans ses délires ou dans ses visions paradoxales. On le sait : ouvrir un livre…

Ma petite poésie ne connaît pas la crise

Bon. Il suffit d’ouvrir la radio. D’écouter le journal. De lire un quotidien. Et cela nous tombe dessus :…

Je sais pas

Barbara Abel s’est fait un nom dans le monde très prisé des auteurs de polars où elle poursuit son chemin depuis la parution de L’instinct maternel , en 2002, qui lui a valu le Prix Cognac. Avec…

Martha ou la plus grande joie

Aucune rumeur qui vienne de la ville ne troublerait les jours paisibles qu’on peut vivre en Bourgogne, dans un petit village aux bords de l’Yonne,…

En 1939, l’Amérique commence à Bordeaux. Lettres à Emmanuel Boudot-Lamotte (1938-1980)

Marguerite Yourcenar était une épistolière prolixe. L’époque, ses nombreux voyages, sa vie d’exilée sur son île états-unienne étaient propices à la correspondance. Nombre de ses lettres ont déjà paru en volume [1] , il en paraît encore et probablement qu’il en paraîtra davantage quand ses archives, tenues secrètes jusqu’en 2037, selon sa volonté de fer, seront enfin dévoilées. Volonté de fer : Yourcenar blindait sa correspondance comme son œuvre. Ses lettres à Emmanuel Boudot-Lamotte «  n’ont pas été déposées par l’écrivaine dans les archives de la bibliothèque Houghton avec les correspondances destinées d’emblée à la postérité  », comme le rappellent Elyane Dezon-Jones et Michèle Sarde, dans l’avant-propos. D’ordinaire, Yourcenar doublait sa correspondance sur papier carbone ; dans ce cas, il semblerait que non. Les lettres originales ont été découvertes par le neveu d’Emmanuel Boudot-Lamotte alors qu’il mettait de l’ordre dans la succession de son oncle. Emmanuel Boudot-Lamotte a été membre du comité de lecture des éditions Gallimard de 1931 à 1944-45, traducteur et surtout photographe indépendant. Chez Gallimard, il a notamment participé à la publication du premier livre de Raymond Queneau, Le Chiendent . Il collaborera avec Marguerite Yourcenar après qu’elle a quitté Grasset pour Gallimard. La guerre terminée, alors qu’il dirigeait les éditions J.B. Janin, ils bâtiront ensemble plusieurs projets  – dont une anthologie de nouvelles américaines contemporaines et un Trésor d’art français (compilant et commentant des œuvres de peintures françaises conservées dans les musées américains). Nous en suivons l’élaboration et les avancées à travers les lettres de Yourcenar. Celles de Boudot-Lamotte n’ont pas été retrouvées, seuls quelques brouillons sont donnés à lire. La faillite de l’éditeur aura raison de ces projets.Tout autant que professionnelle, la relation entre Emmanuel Boudot-Lamotte et Marguerite Yourcenar s’avère amicale. Elle envoie des produits introuvables en France pendant la pénurie d’après-guerre, s’inquiète de leur bonne réception, de la santé de sa mère. En échange, il lui envoie des livres, la littérature française de ce moment-là, qu’elle commente, critique.Professionnellement, très travailleuse, elle se montre aussi dirigiste, intraitable, opiniâtre, réussissant à imposer ses volontés, de lettre en lettre ; et ce, toujours dans une langue très élégante… L’épisode de l’anthologie en est un bel exemple. Elle parvient à évincer Florence Codman qui avait débuté le travail de sélection avec elle et à en devenir la seule organisatrice et traductrice, aidée par sa compagne Grace Frick…Outre le plaisir toujours renouvelé d’être en compagnie d’une auteure qui connaît les circonvolutions et les paradoxes de l’âme humaine («  Ne pas changer, loin d’être toujours une preuve de fidélité envers soi-même, constituait parfois une transformation aussi grave et plus insidieuse que le changement  »), l’intérêt particulier du livre provient de ce qu’il aborde une période sur laquelle elle est restée discrète : la guerre et son après. «  Contrairement à ce que l’on croyait, faute de documents, les années 39-49 sont fécondes et l’exil en Amérique, loin de provoquer épuisement de l’énergie créatrice et désarroi permanent, est utilisé au maximum par Yourcenar pour se lancer dans des formes d’écriture nouvelles ou en continuité avec ce qu’elle avait précédemment entrepris.  » (Avant-propos). La correspondance est intense depuis l’embarquement de l’écrivaine à Bordeaux en 1939, elle s’interrompt pendant le conflit mondial, pour reprendre, très nourrie, à partir de 1945. Après 1948, quand la maison J.B. Janin aura déposé le bilan, elle se tarira. À la fin du volume sont ajoutées quelques lettres de Yourcenar à Madeleine Boudot-Lamotte, la sœur d’Emmanuel, notamment à propos de l’édition allemande des Mémoires d’Hadrien . L’ultime missive, datée du 24 avril 1980, parle à cette dernière, en ces termes, de Grace Frick, décédée quelques mois plus tôt : «  Depuis huit ans, la situation où se trouvait Grace (cancer généralisé) était si cruelle, que, malgré quelques magnifiques et brèves remontées, on ne pouvait plus lui souhaiter de vivre.  » Triste, beau et réaliste. Michel Zumkir   [1] Lettres à ses amis et quelques autres , Gallimard, 1995 et coll. « Folio », n° 2983, 1997 ; D’Hadrien à Zénon, Correspondance 1951-1956 , Gallimard, 2004 ; « Une volonté sans fléchissement ». Correspondance 1957-1960 (D’Hadrien à Zénon, II), Gallimard, 2007 ; « Persévérer dans l’être ». Correspondance 1961-1963 (D’Hadrien à Zénon, III) , Gallimard, 2011.…

Dans la maison un grand cerf

Il est difficile de s’arracher au ton mineur qui prélude au dernier récit de Caroline Lamarche, Dans la maison un grand cerf . Dès le départ,…

Les Mots et les Images

On ne s’en souvient pas toujours : parallèlement à sa production picturale, René Magritte a beaucoup écrit. Aux articles, tracts, manifestes, aphorismes, scénarios…

Théorie du kamikaze

Le kamikaze sature les médias, et son obscène évidence, son omniprésence, semblent empêcher de penser cette figure contemporaine. Bien sûr, il reste possible de…

Là où ça fait mal

Originaire de Namur et Bruxellois d’adoption, Edgar Kosma (nom de plume de Benoît Dupont) est un auteur multiple qui met notamment en lumière – et le plus souvent par l’absurde…

À la limite du prince charmant

Serge Noël n’est ni un débutant, ni un inconnu. Depuis une quarantaine d’années, il a publié treize livres de poésie et quatre romans, co-écrit…

La robe de nuit

Les mots que l’on respire ce sont les fleurs d’un bouquet dont on demande le nom.Ce serait l’apaisement, le côté positif et l’espoir qui l’emportent dans ce livre de…

L’homme-armée

Frédéric Coché Illustré par

Il est des œuvres qui nous désarçonnent, décillent nos yeux blasés, plantent en nous la graine d’un doute fécond. L’homme-armée , premier livre de Frédéric Coché…

Les jours rouges

Avec Les jours rouges , Ben Arès nous plonge dans un recueil de nouvelles dévoilant la vie quotidienne de Madagascar, un pays où règne la sécheresse qui tape sur les cases en tôle de trois…

Belgiques : rien ne vaut ce maintenant

Dans ses romans précédemment parus, Giuseppe Santoliquido montre des individus profondément marqués par leurs origines…

Contes de la mer du Nord

Relire Gérard Prévot est toujours un moment riche. Et l’on se dit que c’est une réelle injustice qu’il n’ait jamais été apprécié à sa juste valeur.…