Françoise Lison-Leroy


PRÉSENTATION

Née le 6 octobre 1951 à Wodecq.

La poésie demeure ma terre natale. Avec elle, je tente de dire la même petite chose, neuve, essentielle, qui a toute ma ferveur.

Françoise Lison Leroy - Prix littéraires 2017 de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Prix triennal de poésie from Cinémathèque Fédération W-B on Vimeo.

BIBLIOGRAPHIE


PRIX
  •   Prix François Coppée de l'Académie française, 2020


NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

Tout part d’Annette Masquilier. Artiste plasticienne et animatrice d’un atelier de théâtre et de marionnettes pour personnes handicapées mentales, elle interroge dans son travail l’humain et la société, avec un accent particulier mis sur les femmes : « Ma création parle des femmes, mais questionne également… Qu’en est-il des codes, des non-dits, des images qui nous sont imposées par la société et que l’on s’impose… C’est une recherche de liberté d’être, de parole, de vérité, de retrouver son essentiel, propre à chacun, à chacune… » Son credo ? « Créer sa liberté » ! Alors, elle a dessiné. Une femme, épouse, mère, d’âge moyen. Une femme au visage vidé de ses traits (même si, parfois, des larmes coulent). Une femme d’intérieur,…


Le Carnet et les Instants

Le nouveau recueil de F. Lison-Leroy comporte sept parties d’importance inégale. Les deux premières, ainsi que la cinquième, consistent en un seul poème versifié de deux pages. Par contre, les sections III, IV et VI groupent respectivement cinq, onze et sept poèmes en prose. Enfin, cinq poèmes en vers composent la dernière partie. L’impression prévaut que l’ensemble fut construit avec grand soin, sans qu’on discerne aussitôt la fonction de cette architecture. Or, il en va de même en ce qui concerne l’écriture, visiblement soutenue par une grande fermeté intérieure, mais jouant à l’envi du discontinu et de l’imprévisible, au risque de désarçonner. Peu ou prou de clichés lyriques, de formules convenues, d’états d’âme romanesques auxquels s’accrocher paresseusement :…


Le Carnet et les Instants

Après la dispersion des cendres d’un corps, les vivants reviennent sur le lieu exact y poser des fleurs. Le vent les a pris, poussières et plantes, pourtant les pas y retournent. Prégnante est la mort : de souvenirs, de rassemblements, d’émotions ; en somme de vie. C’est ce que poétise Françoise Lison-Leroy à propos d’une petite fille décédée beaucoup trop tôt.
Je connais ton secret. Tu es l’enfant d’une fièvre et d’un rosier grimpant.
Le livre édité par Esperluète semble entre les mains un nuage blanc, tout léger. Cette couleur envahit les pages et encadre largement des textes courts. On dirait des épitaphes gravées sur des stèles claires. La couleur blanche baigne également d’un lavis lumineux les délicats collages de Diane Delafontaine.…