Michel Claise


PRÉSENTATION
Michel Claise fut avocat durant vingt ans et il est aujourd'hui juge d'instruction, à Bruxelles, spécialisé dans la lutte contre la criminalité en col blanc. Il s’est notamment illustré dans les dossiers de la Belgolaise, de Georges Dumortier ou encore du délit d’initié dans l’affaire Fortis. Il a choisi de parler de son métier, et des difficultés de celui- ci, en passant par le roman. Il est entré en écriture avec un premier roman très remarqué, Salle des pas perdus (2006) qui parle de la Belgique durant la Seconde Guerre mondiale ; Les années paix (2010), qui continue l'histoire, narre la Belgique d'après-guerre et des années 50. L'histoire racontée dans Le forain (2008) dévoile plusieurs techniques de fraudes, et le quotidien d'une brigade financière, confrontée au manque de moyens. Son but est d'écrire l'importance et la facilité des mécanismes de criminalité financière qui gangrènent notre société. Mais aussi, le manque de prise de conscience général face aux conséquences dramatiques que ces comportements entraînent. Faux et usages de faux raconte comment un écrivain à succès, travaillant sur le roman sulfureux qu'attend son éditeur, reçoit la visite d'un personnage prétendant être le diable. Celui-ci se prop se de l'aider à l'écrire en lui suggérant de s'intéresser à des gens déviants à force de trop se conformer à un idéal de vertu.

BIBLIOGRAPHIE


PRIX
  •   Prix des lycéens de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 2019 (Cobre (Cuivre))


NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

Santiago, 11 septembre 1973. La soldatesque de Pinochet investit le  palais de la Moneda où le Président Allende vient de se suicider. Cette page parmi les plus noires de l’Histoire du Chili marque le début du nouveau roman de Michel Claise. C’est aussi pour Jorge Correa, un jeune attaché de presse protégé par Allende, le point de départ d’une odyssée initiatique à plus d’un égard.Elle débute un peu comme dans Michel Strogoff : avant son suicide, le Président a confié à Jorge la délicate et périlleuse mission de fuir le pays livré à la botte des fauteurs du coup d’État et de gagner Cuba pour remettre à Castro une mallette verrouillée contenant des documents de première importance pour l’avenir politique du Chili.…


Le Carnet et les Instants

Le phénomène du sans-abrisme est difficile à appréhender par la majorité de nos semblables qui peinent à imaginer comment une femme ou un homme peuvent en venir à connaître un niveau de précarité aussi aigu. Approcher cette réalité nécessite une prise de distance par rapport aux émotions que suscite par exemple la mendicité, que celles-ci soient guidées par le rejet agacé ou la compassion béate. Le mystère de la grande précarité a déjà intéressé nos auteurs : on songe ici par exemple à Je n’ai rien vu venir d’Eva Kavian ou Dix centimes de Xavier Deutsch. Patrick Declerck a même rédigé un volume de la collection « Terres humaines » (Les naufragés – Avec les clochards de Paris, Plon, 2001) dans lequel il aborde cette réalité…


Le Carnet et les Instants

Troisième est donc ce nouveau tome de la fresque entamée avec La salle des pas perdus, roman paru en 2006, suivi par Les années paix (2010). Avec Les années d’or, qui courent de 1960 à 1970, c’est une  période plus proche qui défile, celle que Michel Claise a connue lui-même enfant et adolescent. Son ambition demeure identique : faire œuvre de mémoire tout en suivant le destin d’une poignée de personnages pleinement inscrits dans les enjeux de leur temps, à la pointe des débats d’idées, des mouvements qui traversent la société.Nous y retrouvons plusieurs couples présents dans les deux premiers tomes. Ils sont désormais de la tranche d’âge des hommes et des femmes qui occupent les postes…