Le policier fantôme


RÉSUMÉ

Ce livre s’attache à mettre en lumière l’extraordinaire floraison d’oeuvres et d’auteurs de fiction policière belge, durant l’Occupation et dans l’immédiat après-guerre. Par un mélange de résumés narratifs, d’analyses et de rappels historiques, l’auteur nous fait découvrir une des périodes les plus fécondes de la littérature de genre. Cette relecture critique et passionnée d’une centaine d’oeuvres-clés, étonnamment…

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À PROPOS DE L'AUTEUR
Luc Dellisse
Auteur de Le policier fantôme
Luc Dellisse (né à Bruxelles, 28 février 1953) est un écrivain franco-belge. Luc Dellisse est romancier, essayiste, dramaturge, poète et scénariste. Établi en France depuis 1996, il se partage entre Paris et l’Alsace, où il vit en compagnie de sa femme et de ses deux enfants. Il enseigne le scénario de cinéma à la Sorbonne et à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle (Esra), ainsi qu’à l’Université libre de Bruxelles (ULB).


NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Les années 80 ont vu la (re)découverte de la littérature belge. Cela s’est marqué par la publication de différentes études sur des aspects moins connus et peu valorisés de nos Lettres. En témoigne Le policier fantôme paru en 1984. Aujourd’hui Espace Nord en propose une réédition revue et augmentée.La « note liminaire » de Luc Dellisse lui-même précise les enjeux de l’étude. À la demande d’un libraire d’occasion bruxellois, et alors qu’a priori il ne connaissait pas spécialement le sujet, il a accepté de se lancer dans l’étude de la littérature policière belge. Et il a vu déposés chez lui « douze cartons bourrés à craquer de vieux livres aux couvertures frappantes ». Il rédige alors un livre dont il…


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Simenon et Maigret en Normandie. Perspectives historiques et sociales

Georges Simenon est généralement lié, par ses lecteurs les moins avertis, à Paris, Liège et plus rarement à Manhattan. À la grisaille souvent. Si on le lit plus attentivement, on remarquera que sa géographie est indubitablement plus vaste et diversifiée. Elle peut même se teinter de couleurs chaudes, comme Paul Daelewyn l’a bien remarqué : la Côte d’Azur était un lieu de villégiature et d’inspiration pour l’écrivain. William Alder, professeur associé à l’Open University (Royaume-Uni), auteur de Maigret, Simenon and France , montre dans un essai (très) universitaire que la Normandie occupe une place privilégiée parmi les lieux simenoniens. Trois enquêtes de Maigret ( Au rendez-vous de Terre-Neuvas , Le port des brumes , Maigret et la vielle dame ) s’y déroulent exclusivement, une quatrième ( Pietr-le-Letton ) en grande partie. Plusieurs des histoires populaires de ses débuts (qu’il signait sous pseudonyme) et des romans dits « durs », ainsi que quelques contes et nouvelles y déploient également leur narration. Simenon a séjourné une première fois en Normandie en 1925, lors de villégiatures estivales. Il y a pris le goût de la mer et d’Henriette Liberge, qui deviendra la bonne de la famille et l’une des maîtresses de l’écrivain. À Fécamp, il se fera construire un cotre de dix mètres sur quatre baptisé Ostrogoth . La naissance du commissaire Maigret paraît intimement liée à ce bateau. Le personnage aurait vu le jour lors d’une interruption inopinée de navigation, à Delfzijl (Hollande), en août 1929.Dans ses romans, Simenon voit la Normandie d’une façon parcellaire : sa représentation de la classe ouvrière y est très sélective et il en néglige le versant industriel ainsi que l’arrière-pays rural. William Alder démontre, à contre-courant de ce que prétendent certains critiques et bien que Simenon se disait indifférent à l’histoire et aux repères chronologiques, que ses livres se nourrissent de l’histoire contemporaine française, et ce, à travers les « relations sociales » et « l’histoire sociale de la région dans toutes ses formes quotidiennes ». Précisons que si ces quelques romans ont paru tout au long de la carrière du romancier, la Normandie qu’il y peint est surtout celle de l’entre-deux-guerres, période où il y séjourna. Il n’y retournera plus après 1945. On le sait, Simenon était auteur à plonger en ses souvenirs, à se nourrir de ce qu’il avait connu, ressenti, absorbé plutôt qu’à puiser dans la documentation. Pourtant, il ne faudrait pas faire de lui ce qu’il n’est pas, un romancier régional. Ne se dégage de ces livres aucune identité normande. Comptent davantage pour lui les réalités/rivalités de classe. De Normandie ou d’ailleurs.…