La Femme du lac

RÉSUMÉ

Fascinée par une boîte de négatifs dont elle a fait l’acquisition sur un marché à Berlin, une femme s’efforce d’en deviner les motifs. À travers les ombres et les contrastes, elle guette les signes qui lui permettent de les dater et y distingue la silhouette d’une autre femme, dont elle imagine l’existence : celle d’une personne ayant grandi sous le régime nazi, formatée par cette idéologie de la « normalité » et de la performance.

Mais à cette réflexion sur le conditionnement social, sur la valeur des images, ce qu’elles fabriquent et transmettent, vient se greffer une interrogation sur la propre trajectoire de la narratrice : pourquoi a-t-elle été attirée par cette femme et ces photos ? N’a-t-elle pas elle-même été considérée comme « différente », inapte à interagir avec les autres ? Si les dictatures sont connues pour contraindre les trajectoires individuelles, au nom d’un idéal supérieur, les sociétés contemporaines sont-elles exemptes de critiques quant aux catégorisations qu’elles créent et aux modalités qu’elles imposent ? Au fil de cette double enquête historique et sensible, Sandra de Vivies traque les trajectoires perçues comme non conventionnelles et interroge les possibilités de leur existence.

À PROPOS DE L'AUTRICE
Sandra de Vivies

Autrice de La Femme du lac

Sandra de Vivies est écrivaine et œuvre dans le champ des écritures d’un réel repeuplé qui, formellement, empruntent tant à la narration qu’à la poésie. Elle expérimente notamment différents protocoles de mise au jour de récits par la photographie (contemporaine ou d’archive), à la croisée de la littérature, des sciences sociales, de l’image et parfois de la danse. Elle a publié un premier recueil de « récits photosensibles », Vivaces aux Éditions La place en 2021, et plusieurs textes et photographies aux Éditions Wildproject et dans d’autres livres collectifs, ainsi que dans les revues SèveBoustroHurle-VentPourtant…  Son deuxième livre et premier roman, La Femme du lac, a paru aux Éditions Cambourakis en janvier 2025 (Bourse découverte CNL, finaliste Prix Première). Dans le prolongement de sa pratique d’écriture et de recherche en « pratique et théorie de la création littéraire et artistique », précédée de quinze années d’expérience dans les secteurs du journalisme et de l’éditorial, elle conçoit et anime des ateliers d’écriture.
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La femme du lac est le premier roman de Sandra de Vivies, une autrice ambitieuse, n’ayant pas froid aux yeux. L’histoire en est simple : une narratrice acquiert à Berlin, pour 12 €, une boîte de négatifs photos datant des années 1960-1970. Puis tout part à la dérive, tant au niveau narratif qu’au niveau de la langue, Sandra de Vivies nous invitant à une plongée sensible et historique hors-norme. La narratrice, malgré la différence d’âge et d’époque, s’identifiant à cette femme du lac qui apparait ici et là dans les photos. La narratrice ne pouvant s’empêcher de voir dans cette femme du lac un double d’elle-même.S’en suit une plongée, sans bouée de sauvetage, dans l’histoire, celle de la RDA et de…


Karoo

En misant sur une forme inventive et une ponctuation déstructurée, Sandra de Vivies fait de son premier roman, La Femme du lac, un objet littéraire tout à fait singulier. Un parti pris très marqué pour un récit qui questionne, justement, la norme. Celle que la société nous a imposée, celle qui nous efface, au profit d’une image tronquée. Photographie d’une vie de mensonges, de faux-semblants et de sourires forcés.

L’histoire est celle d’une femme ordinaire, à laquelle tout un chacun pourra s’identifier. Un « je » sans nom, qui au détour d’une promenade à Berlin, déniche sur un marché une boîte de négatifs. Derrière ces clichés d’un autre temps, capturés dans l’Allemagne nazie, une femme dont la silhouette se détache à plusieurs…


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