Aliette Maisonneuve (Aliette Griz)

PRÉSENTATION
Née le 22/08/1973 à Le Cheylard (Ardèche) Maîtrise de philosophie à la Sorbonne, Paris I Licence d’ethnologie à l’Université des Sciences Humaines de Strasbourg Née avant Internet, Aliette Griz s’est posée à Bruxelles, il y a plus de dix ans. Maman de deux enfants, elle croit fermement que le café a des vertus pour la maternité. Ancienne blogueuse, adepte de l’écriture collective à distance, elle a finalement succombé par amour du papier au démon de la publication. La ville, les rapports humains, la distance causée par la mise en mots font partie de ses thèmes de prédilection. Mais si sa plume était un animal, elle serait un caméléon. Elle aime quand plusieurs têtes se penchent sur la même page, et anime sur demande des ateliers d’écriture. Depuis quelques années, elle s’est prise de passion pour la poésie contemporaine, et espère qu’elle finira par remplacer la religion et sauver l’humanité.

BIBLIOGRAPHIE


NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

Dans Plier l’hier, recueil poétique publié chez Tétras Lyre et illustré par Flise (artiste plasticienne établie à Paris), Aliette Griz s’adonne à une poésie militante entièrement rédigée au féminin de la troisième personne dans ce qu’elle nomme « […] un reportage / D’écorché·e·s aligné·e·s / Dans les salles d’attentes ». La préface de l’ouvrage, signée par le collectif Les Quenouilles auquel appartient l’autrice, parle, quant à elle, « [d’]images comme des plans qui se succèdent » et proclame : « La narration ne compte pas. Out le plan-séquence. Plier l’hier pour faire bouger les instantanés et l’image d’Épinal ». Comprenons par ces affirmations que chaque poème se compose d’images apposées les unes aux autres afin de former…


Le Carnet et les Instants

À la recherche d’une forme qui lui redonnerait de l’inspiration, Griz trouvait la solution pour combiner les éléments. Le contextuel et le suivi. Le papier et le blog. Une histoire et des fragments. Des personnages et une ville. Un feuilleton, ça s’appelait. Un roman, c’était trop dix-neuvième. Une nouvelle, trop court et planifié. Pétri, étalé, composé, comme une pâte vite sortie du four qu’on découpe en parts inégales, avant d’y mettre les doigts, quatre fromages ou napolitaine. Ça nourrit et c’est un peu régressif. Il suffit ensuite d’avaler les épisodes. Que ça se digère vite, avec ou sans gluten. Un feuilleton. Voilà la pizza littéraire. […] Alors que les pizzas frisent souvent la perfection, il n’y a que la surgélation qui peut les desservir.…


Le Carnet et les Instants

On aurait envie de penser, en lisant S’éclipser, le premier recueil d’Aliette Griz, qu’il renoue avec une certaine tradition de l’écriture à contrainte, tant le propos parait construit autour d’un jeu. L’ouvrage, en effet, évoque au travers de nombreux textes, une thématique somme toute classique : celle de l’amour, ici traitée avec originalité puisque l’auteure n’hésite pas à utiliser les mathématiques pour écrire son texte. Une démarche explicitée à la page 31 du recueil :  […] tu n’étais qu’un homme comme un autre, j’étais vexée, c’était absurde de te juger, absurde tout ce décompte sans chronologie, je n’étais pas tout organisée pour t’aimer, quand on aime ne compte pas. Mais je comptais. Je comptais les jours, un peu tout le temps,…