U.S.A 1976




À PROPOS DE L'AUTEUR
William Cliff
Auteur de U.S.A 1976
William Cliff naît à Gembloux le 27 décembre 1940."Quand a éclaté la guerre je venais d'être conçu en ventre maternel et le quatrième d'une série de neuf (...)Mes premiers ans ont connu les sous-sols des bombardements où les gens à grands yeux blancs attendaient la fin des alertes (...)puis les sous-sols du cabinet dentaire où mon père impatient plombait des dents pour le pain de la mère et des enfants."École primaire à Gembloux. Puis le pensionnat. Au Collège de la Hulle, à Profondeville, la vie est communautaire; on y partage tout. Les adolescents ont beaucoup d'activités manuelles, font des excursions le dimanche, vivent dans la nature... coupés d'une vie sociale normale. De là, sans doute, l'inadéquation, l'inadaptation futures."Mes frères étaient cancres et moi tout autant: l'école chrétienne nous étouffait.""... J'étais adolescent et j'avais les cheveux coupés en brosse, je fréquentais un collège perdu dans les bois d'un bord de Meuse et sur moi le piège étroit des rêves des espoirs et des masturbations était solidement fermé."Philologie romane à l'Université de Louvain : Cliff étudie l'espagnol, le catalan. Pour sujet de mémoire de licence, il choisit le poète catalan Gabriel Ferrater. Influence décisive. À l'image de Ferrater, le poète William Cliff dira la réalité concrète. Premiers poèmes envoyés à Raymond Queneau qui manifeste immédiatement son intérêt et demande un livre pour les éditions Gallimard. Ainsi, Cliff devient celui dont on a dit qu'on ne comprenait pas pourquoi cet éditeur, le plus grand de la France, publia les écrits dans sa collection blanche. Professeur de français, Cliff enseigne ici ou là, au gré des désignations de l'État. Il voyage, et beaucoup. En Catalogne, bien sûr, et en Espagne. Dans toute l'Europe occidentale. En Inde, en Égypte, en Turquie. En Amérique, du Nord et du Sud : de là est né AmericaWilliam Cliff loge sous les toits, rue Marché-au-Charbon, dans le centre de Bruxelles, la ville la plus la plus la plus du monde "C'est grand-pitié que vivre icien ce grenier bien mal garniquiconque approche de mon litsitôt s'en tourne à grand dépit".

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Sniper en Arizona

À l’approche d’un cap important, l’être humain peut faire preuve de réactions et d’envies imprévisibles et parfois étonnantes. Et, à fortiori, quand la vie même est menacée, quand le risque d’un bouleversement irréversible se fait sentir, l’importance de cette réaction est décuplée.Certains feront un baptême de l’air, d’autres iront écouter le chant des baleines. Patrick Declerck , chez qui une intervention délicate au cerveau est programmée, a lui choisi de suivre plusieurs formations de sniper en plein cœur du désert de l’Arizona. Coutumier des écrits largement autobiographiques, l’auteur nous fait ici le récit de son expérience. Tout est vrai. D’ailleurs je n’ai pas le choix. J’ai beau faire, je ne parviens pas à cultiver ne serait-ce qu’un brin d’imagination. Il nous parle de sa volonté de pouvoir en finir si les choses tournaient mal. Sniper me disais-je. Sniper de moi-même. Il évoque son intérêt pour les armes à feu hérité d’un oncle mercenaire et alimenté par des après-midi entiers passés en compagnie de sa carabine à plomb. Tonton me disait quelque chose comme « maintenant, petit, c’est à toi de montrer ce que tu sais faire ». Mais aussi et surtout, il pose un regard anthropologique et psychanalytique sur cette Amérique obsédée par les armes à feu et par le second amendement. « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit du peuple de détenir et de porter des armes ne doit pas être transgressé » .Récit personnel, donc. Mais livre politique, aussi.Pas un mois ne passe sans qu’une nouvelle fusillade ébranle les États-Unis. Et nous avons encore toutes et tous en mémoire les excentricités de Trump et l’assaut donné au Capitole par ses partisans.C’est de cette Amérique-là que nous parle Sniper en Arizona  : blanche, conservatrice et raciste.C’est de l’Amérique anti-IVG, peu éduquée, pollueuse et impérialiste que Patrick Declerck nous fait le portrait.Et à travers ce texte, dans lequel se mêlent le français et l’américain le plus vulgaire, l’auteur nous donne à voir à quel point le monde le désespère.Avec froideur et ironie, il dresse le portrait des élèves et des professeurs croisés dans le cadre de sa formation.Avec rigueur et méthode, il détaille les étapes du cursus auquel il est inscrit et en profite pour nous transmettre astuces techniques et aperçus historiques.Avec beaucoup de cynisme et à coups de digressions multiples, il fait également le point sur sa vie et dresse un bilan de l’état du monde. David Dusart Plus d’information Le désert de l'Arizona. Une école de snipers, la meilleure des Etats-Unis. L'Amérique de Donald Trump. Huit élèves dont Patrick Declerck. Bientôt opéré d'une tumeur au cerveau, il veut se confronter aux armes et à…

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