« Martha a perdu de larges pans de sa mémoire à la suite d’un accident. Elle parle peu mais elle voit tout. Et quel sourire ! Au début de l’été, en nous rendant dans un joli village au bord de l’Yonne, nous ignorions qu’une femme âgée allait nous dévoiler son passé et nous plonger dans l’eau froide du nôtre. Pendant ce temps, en Irlande, un vieil écrivain, dont j’étais le traducteur et l’ami, serait accusé de plagiat et disparaîtrait dans la nature.
Mais lorsque je repense à ces journées, j’ai envie de retenir tout ce qu’elles ont eu de tendre, de farfelu et de merveilleux. J’ai envie de parler de la plus grande joie de Martha, qui pourrait bien être aussi la mienne. Et la vôtre. »
Auteur de Martha ou la plus grande joie
Aucune rumeur qui vienne de la ville ne troublerait les jours paisibles qu’on peut vivre en Bourgogne, dans un petit village aux bords de l’Yonne, cette rivière qui va grossir la Seine pourtant. Un village peu peuplé, dont les habitants sont sympathiques et accueillants. Rien ne devrait donc entraver le court séjour que vont y faire Martin et sa sœur Martha. Un peu par devoir, il s’agit de prendre soin d’une personne chère, cette Martha qui a un peu perdu la mémoire depuis son accident ; un peu par hasard aussi, la perspective de retrouver peut-être les traces écrites d’un père disparu et qui sait ? un secret de sa vie passée. C’est la douce impression qu’on peut avoir en lisant les premières pages du roman de Francis Dannemark, Martha ou la plus grande joie.…
"Paul Corneille avait quarante ans, on lui en donnait cinquante, et cependant…