Charles de Coster : Style et archaïsme dans la Légende d’Ulenspiegel


RÉSUMÉ
Le livre que l’on s’apprête à lire est tiré d’une des premières thèses de doctorat consacrées à la littérature francophone de Belgique. Brillamment soutenue à l’Université de Liège en 1971 par Jean-Marie Klinkenberg, cette thèse portait sur le premier chef-d’œuvre de la littérature en question, paru à la toute fin de l’année 1867 : La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au Pays de Flandres et ailleurs. Au cœur de l’enquête se trouve un phénomène qui avait depuis longtemps retenu l’attention de la critique mais qui n’avait jamais été examiné à la loupe : le style archaïsant de Charles De Coster. Loin d’être un ornement pittoresque, à la façon de la « couleur des temps » dont les romantiques aimaient à habiller leur Moyen Âge de convention, c’est ici une nécessité. Pour Klinkenberg, le style de la Légende « n’existe pas indépendamment de l’archaïsme », idée qu’il résu-mera par un aphorisme : « Chez De Coster, le style c’est l’archaïsme. » Le caractère condensé de la formule (qui est bien sûr un clin d’œil au cé-lèbre mot de Buffon) ne doit pas tromper sur la marchandise : il ne s’agit nullement de réduire l’œuvre-maîtresse de De Coster à ce qui pourrait passer pour un procédé, mais bien plutôt de souligner l’omniprésence de l’archaïsme dans la vaste « manœuvre stylistique » qu’est la Légende d’Ulenspiegel. C’est sa place de l’Étoile, le centre à partir duquel rayonnent les autres faits et effets de langue.

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