Ceux que nous sommes


RÉSUMÉ
Les états de l'enfance sont infinis. Ils se déclinent ici, en autant de miniatures ciselées et acérées. Loin d'être un paradis perdu, l'enfance est à regagner et à regarder en face, afin de ne pas oublier ceux que nous sommes.
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À PROPOS DE L'AUTEUR
Christine Van Acker
Auteur de Ceux que nous sommes
Christine Van Acker est eucaryote métazoaire hétérotrophe appartenant au règne animal.Elle navigue en littérature d'un genre à un autre, saisissant, au passage, de subtils instantanés au coeur du vivant.Grande Oreille, elle effeuille aussi les apparences du réel en sons et en mots pour la radio (RTBF, Radio France) sous la haute protection de l'association Les Grands Lunaires.www.lesgrandslunaires.orgAprès avoir vécu avec ses parents sur une péniche, puis sur la terre ferme (dans le Hainaut et à Bruxelles), elle réside à présent en Gaume, dans un village qui convient à sa démesure et à son manque de sérieux.Dans l'ancien café qui l'habite, elle amène d'autres auteurs à venir dans ce bout du monde pour animer des ateliers d'écriture.Membre de Kalame, elle ouvre, elle aussi, le chemin de l'écriture à des personnes qui penseraient ne pas en être capable.Sa pratique, au quotidien, s'inspire de la sentence de Louis Scutenaire : L'humour est une façon de se tirer d'embarras sans pour autant se tirer d'affaire.

NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Nous aurions pu intituler cet article « Histoires de retombances », en nous inspirant du néologisme que Christine Van Acker a créé pour qualifier la démarche de son nouveau livre, Ceux que nous sommes, publié aux éditions Weyrich.À travers de très courts récits qui sont comme autant d’instantanés, Christine Van Acker nous propose de feuilleter une sorte d’albums de famille et nous invite à « tomber en enfance », à retrouver des évocations de cet âge d’or qui toujours nous suit et nous poursuit, même quand on le fuit. En filigrane, elle reprend la question de Raymond Carver : « À un certain âge ou dans les moments importants de sa vie, la question, quand on se regarde dans la glace, c’est : est-ce que j’ai trahi ou…


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Bruxelles à contrejour

«  Bruxelles à contrejour, ce sont des images, des impressions offertes, puisées, pêchées parfois, au hasard des rencontres dans les rues de Bruxelles. Un projet photo/graphique littéral et littéraire, une visite qui n’a rien de touristique au cœur d’une capitale de cœur. Des lieux, des moments saisis, et des histoires qu’on invente, comme on fait quand on s’ennuie, à la terrasse d’un café. Ou quand on croise d’autres êtres et qu’on se dit, “et si…”  » Tel est le projet de l’auteure Catherine Deschepper et de la photographe Martine Henry, défini dans leur préambule. Telle est également leur réussite. Rue de la Régence, une fée courbée, les bras ballants, le poids du monde sur ses ailes, en suspension lasse. Une Clochette hors du Pays imaginaire, égarée, qui se multiplie peu à peu sur les murs bruxellois et s’offre furtivement au regard des passants pressés. Jusqu’à ce qu’un enfant perdu dévie de sa golden route toute tracée et piste la poussière d’étoile le long d’un itinéraire tortueux. «  Elle lui résistait, c’est une nouveauté. L’envoutait, c’est une étrangeté. L’irritait, par sa volatilité.  »Palais des Beaux-Arts, en arrière-plan d’un cliché sombre et poudré, une dame âgée lit un fascicule, dans cette posture de recul typique aux presbytes. Sa chevelure rassemblée en un chignon surmontant un visage contracté de concentration aspire la luminosité. Comme devant le miroir du coiffeur, cette fée marraine de la capillarité : «  Et là, dans cette semi-obscurité, les cheveux de madame Vanderliest attiraient la lumière. Brillaient. Resplendissaient. […] une femme différente, identique, plus belle. Une autre vérité. Celle des poètes.  »Palais de Justice, des marches en plongée, une route aux pavés inégaux, un pigeon derrière une jeune femme de dos. Il y a des fleurs sur sa blouse, du désordre dans la béance de son sac-de-Mary-Poppins, des soucis plein sa tête ployée. «  Tout est question de légèreté. C’est facile quand on y pense. Quand trop de choses pèsent sur moi, je finis par me sentir légère.  » Un ange silencieux, tombé de l’Exil, résigné. À la merci de.Quartier des Marolles, une vitrine où s’exposent, voilés par le reflet de la rue, des corps en plastique, des cheveux en nylon, de la lingerie noire. Cette même lingerie que Monika porte sous sa robe, afin de se donner une contenance secrète lors de son avènement dans «  l’ex-belle-famille-mais-la-belle-famille-quand-même de son futur époux  ». Reste à savoir si le charmant se transformera en crapaud dans le royaume de la méchante reine ou s’il protègera sa modeste princesse des brûlures de l’élégant dragon.Dans ce recueil de nouvelles – comme au quotidien, sans le savoir –, on croise aussi des marabouts au Jardin Botanique (non, non, pas seulement à Matonge) qui possèdent le pouvoir de parler aux chats morts et aux ficus souffreteux ; des jeunes au sortir de la Gare Centrale, riant à la vie dont les fils sont tirés par de capricieuses Parques ; de sémillants farfadets collectionneurs de paroles attrapées dans l’indûment nommé Parc Royal ; des hikikomoris occidentaux, des chevaliers arthuriens, des aliens , des saints, des vengeurs masqués et autres spécimens d’une faune… zinneke .L’on se fourvoierait en limitant la démarche des auteures (textuelle et visuelle) à la narration de la petite histoire d’une photo ou, inversement, à l’illustration d’une nouvelle par un joli cliché. Certes, un dispositif fictionnel est scrupuleusement respecté tout au long du recueil (une entité magique, une photographie, une nouvelle), mais il relève bien moins de la juxtaposition que de l’interpénétration. C’est ainsi que les êtres merveilleux et l’image observée ressurgissent lors de la lecture des courtes nouvelles ; et que l’on se prend à revenir sur nos mots et à tourner les pages en arrière afin d’observer, à nouveau, plus finement cette fois, la photographie inaugurale et, dans un même mouvement, savourer plus intensément les phrases qui la traversent. Les styles des artistes se répondent parfaitement : Deschepper mitraille en rafale dans une prose sensible et alerte ; Henry suspend les instants. Chacune intimement ancrée dans un réel dont, ensemble, elles lèvent fugacement un pan du voile, en noir et blanc. Les deux couleurs sans couleur ; les champs chromatiques qui se jouent de la lumière visible, l’absorbent ou la reflètent.…

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