Au croisement entre réflexion théorique et enjeux concrets


Ouvrir avec ce premier numéro axé sur la marche augure bien de notre projet.

En effet, notre ambition est à la fois d’aborder des thématiques qui correspondent à des enjeux concrets – pensons au plan piéton adopté par le gouvernement régional bruxellois en mai 2012 – tout en prenant le recul nécessaire à une analyse globale.

Notre premier dossier thématique Mélange les genres et les disciplines de l’antiquité à nos jours, à travers des articles scientifiques et des articles universitaires destinés à être lus par un public large, hors du monde académique.

Ceux-ci s’accompagnent d’autres réflexions propres au champ architectural et urbain opérationnel, telle cette évaluation des aménagements urbains entrepris à Lyon durant la dernière décennie. Les articles interrogent les formes urbaines et architecturales qui entourent ceux qui marchent: les portiques le long des rues antiques ou aux abords des temples évoquent la forme archétypale de la…

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Avec Le Dernier pharaon, Autour de Blake & Mortimer , t. 11, le quartet composé de François Schuiten (dessin et scénario), Jaco Van Dormael (scénario), Thomas Gunzig (scénario), Laurent Durieux (couleur) met génialement ses pas dans ceux d’Edgar P. Jacobs, créateur de la série Black & Mortimer. L’album décline combien prolonger une œuvre, c’est la révéler à elle-même, la poursuivre en l’actualisant. Marquée par l’imaginaire et la puissance graphique de François Schuiten, la revisitation de l’univers d’Edgar P. Jacobs renoue avec Le mystère de la grande pyramide (1954). L’album s’ouvre sur  la pyramide de Khéops. Blake et Mortimer se réveillent dans la chambre de la reine, frappés d’amnésie. Des années plus tard, appelé à Bruxelles afin d’étudier l’étrange rayonnement électromagnétique qui, émanant du Palais de Justice, a la propriété de rendre inopérants les appareils électriques, le professeur Mortimer découvre un mur d’hiéroglyphes, des représentations de Seth et autres divinités dont, féru d’égyptologie, Joseph Poelaert a truffé son colosse de pierre. Tandis que Mortimer et Henri, le seigneur des lieux, avancent vers le Graal, le lieu secret d’où provient le phénomène d’irradiation, une déflagration lumineuse embrase le Palais, déferle dans les rues de Bruxelles. Sur ordre de l’armée, les habitants sont évacués et désertent la capitale. Une cage de Faraday enserre l’édifice afin de contenir son magnétisme. Une enceinte mure la ville qui, au fil des mois, se mue en une ville fantôme où la nature reprend ses droits, où les animaux sauvages ont établi leurs quartiers. 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