Ariane Le Fort

PRÉSENTATION
Native de Mons (18 juin 1960) Mariée, mère de deux enfants, Ariane Le Fort a fait ses études primaires et secondaires à l'Athénée Royal de Rixensart (section latin-grec), une année universitaire à Goshen College (Goshen - Indiana - USA) et enfin une licence en journalisme et communication à l'ULB (1979-1983) Depuis la fin de ses études, elle essaie de concilier écriture et activités profession-nelles (animatrice d'école de devoirs, journaliste, bibliothécaire, libraire) ce qui, depuis l'arrivée des enfants, est devenu un sacré casse-tête. Depuis 7 ans employée par la FNAC dans la section librairie francophone, elle bénéficie actuellement (nous sommes à la veille du printemps 2003 au moment où ces lignes tombent sur le site) d'une pause-carrière, qui lui permet de consacrer un peu plus de temps à son travail personnel.

BIBLIOGRAPHIE


PRIX

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NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

Le précédent roman d’Ariane Le Fort datait de 2013, et la lauréate du Prix Rossel 2003, qui publie avec une certaine parcimonie, nous propose chaque fois un travail précis, d’une écriture retenue et rigoureuse, avec un sens du concret le plus réaliste empreint de tact, de tendresse et d’ironie, et un désenchantement qui ne se prive cependant pas du goût de vivre. Partir avant la fin qui vient tout juste de paraître au Seuil s’entend dès l’abord à double entrée, laissant penser à une décision de quitter cette vie avant sa décrépitude ou de rompre une liaison avant la déception. Et le roman croise en effet et fait se rejoindre les deux thématiques d’une mère perdant peu à peu la mémoire mais obstinée à vouloir marcher dans la mer sans s’arrêter pour s’y…


Le Carnet et les Instants

Primé plusieurs fois en 2003, par le Rossel notamment, Beau-fils d’Ariane Le Fort mérite on ne peut mieux une réédition en Espace Nord, cette fois accompagnée d’une postface de Michel Zumkir. On est certes déjà tombé sous le charme des fictions de l’auteure sans qu’il soit nécessaire de se référer à un guide. Elle a cette habitude rare, somme toute, de livrer des histoires simples à démêler, voire à dévorer telles quelles. Mais elle les assortit toujours d’une réserve, d’un quant-à-soi qui demande qu’on s’y attarde ou qu’on y revienne. D’où l’utilité de commentaires comme cette postface qui va attirer notre attention et débusquer l’arrière-fable d’une apparente simplicité. S’y révèle le double jeu de l’écriture de Beau-Fils, ce roman…


Le Carnet et les Instants

Ariane LE FORT, Quand les gens dorment, ONLIT, 2022, 186 p., 18 €, ISBN : 9782875601513On prend l’histoire en cours – l’histoire d’un amour. Janet retrouve Pierre chez lui, dans un immeuble bruxellois promis à la démolition – avec vue sur la cathédrale. Janet : 57 ans, « quelque chose de Barbara », travaille dans une clinique de la douleur, « avec pour mission de la réorganiser de A à Z ». Pierre : « Max von Sydow en plus chevelu », réalisateur en vue, jusqu’à ce que. Sa fille, renversée par un tram. Décédée. Lui, plus mort que vif, depuis. « Plus personne ne le reconnaissait, on ne le regardait plus, il n’avait pas fallu cinq ans ». Ils sont chacun d’un autre côté de la vie, de la mort, Janet et Pierre ; et ça, davantage que la différence…