Waterloo, mortelle plaine


RÉSUMÉ

Profitant d’un déconfinement bienvenu, une trentaine de reconstituteurs napoléoniens se retrouvent sur les terres d’un gros propriétaire de l’endroit pour un bivouac de cinq jours. Au cours de la deuxième nuit, Charles-Damien Passereau – CHD pour les dames – est assassiné de façon particulièrement cruelle. Sollicité un mois plus tard par la maman de la victime qui déplore le statu quo de l’enquête, Stanislas accepte de mener ses propres investigations. Sans trop y croire, vu le délai écoulé. En fait, le bouquiniste belgo-parisien voit surtout dans cet appel au secours l’opportunité de fuir des travaux domestiques qui l’enferment dans l’appartement de sa fiancée Martine. Et pourtant, d’entrée de jeu, il va mettre le doigt – c’est l’expression exacte – sur un élément capital pour la relance du dossier d’instruction…

Après Morts sur la SambreVade retro, Félicien ! et Orange sanguine, une nouvelle enquête de Stanislas Barberian.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Francis Groff
Auteur de Waterloo, mortelle plaine
Francis Groff est journaliste, réalisateur de documentaires pour la télévision, scénariste et romancier. Au cours de sa carrière, il a exercé en presse écrite (quotidiens et hebdomadaires), en radio et en télévision. Après avoir débuté en 1973 comme journaliste stagiaire à la rubrique « sport automobile » du quotidien Les Sports (Bruxelles), Francis Groff travaille durant plus d'un an à l'Echo de la Bourse (aujourd'hui l'Echo) où il tient notamment la rubrique « commerce international » et couvre quelques événements organisés dans ce domaine. Ayant choisi de revenir dans sa région natale, il collabore à l'hebdomadaire Le Métropolitain de Charleroi avant de rejoindre l'équipe de La Nouvelle Gazette - La Province (aujourd'hui Sud Presse) aux informations générales (social, économique, judiciaire, etc.). Il réalise de nombreux reportages à l'étranger, principalement sur le continent africain, mais également aux Etats-Unis, au Brésil, dans les pays bordant la Méditerranée et en Europe. Dans le cadre professionnel, il suit également quelques expéditions plus sportives, notamment au Kilimandjaro et dans l'Himalaya. En 1981, Francis Groff est le premier journaliste professionnel belge à réaliser et présenter un bulletin d'information sur une radio dite libre, Radio Métropole qui deviendra ensuite RFM, puis Bel RTL. A partir de 1985, il travaille durant 7 ans en télévision pour RTL-TVi (télévision privée belge), tant sur le plan régional que national. En dehors de la couverture de l'information quotidienne pour les journaux télévisés, il réalise régulièrement des reportages en Belgique et à l'étranger pour les différentes émissions d'information de la chaîne. En 1993, Francis Groff ouvre une parenthèse de 6 années : tenté par une "première" citoyenne en Belgique francophone, il se porte candidat au poste d'Ombudsman de la Ville de Charleroi et est élu parmi 63 postulants. Durant deux mandats de trois années chacun, il va instruire près de 3 000 dossiers relatifs à des plaintes concernant les services communaux, les hôpitaux, les services de police, le CPAS, les services d'urgence, la télédistribution, la distribution de l'eau, les transports en commun, etc. En août 1999, il renoue avec sa profession première en choisissant de devenir journaliste professionnel indépendant dans le cadre de sa société "Les Productions de l'Acacia". Il se spécialise alors dans les reportages écrits (notamment comme collaborateur à l'hebdomadaire Le Vif-l'Express), la réalisation de films documentaires pour la RTBF (télévision publique belge), la rédaction de livres à caractère journalistique et l'écriture de scénarios. Depuis 2018, il se consacre principalement à l'écriture de romans et de nouvelles.

NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Quatrième participation à la collection de polars «  Noir Corbeau », c’est sur Waterloo, après plusieurs autres sites de chez nous, que Francis Groff, journaliste, scénariste et romancier, a pointé sa plume dans Waterloo, mortelle plaine. On y retrouve Stanislas Barberian, bouquiniste belge installé à Paris, mais  fiancé à Martine, une consœur bruxelloise, complice des enquêtes policières que le jeune homme mène à titre officieux pour rendre service à ceux qui font appel à sa perspicacité.

Waterloo… On se dit qu’il y aura nécessairement un rapport avec l’Histoire et avec « la pelle » du 18 juin 1815 encaissée par Bonaparte en fin de parcours. Bien vu… Même si le crime est lui de toute fraîcheur…


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Les folles enquêtes de Magritte et Georgette : nom d’une pipe !

Ah ! comme il doit se réjouir René Magritte là-bas au milieu de ses ouates de nuages qui naviguent allègrement dans un ciel bleu, d’être devenu, le détective chargé (par lui-même) d’élucider une série de meurtres que Nadine Monfils nous raconte dans ce premier roman policier de la série « Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette ». On annonce déjà – pour juin – une deuxième enquête qui se déroulera à Knokke, Nom d’une pipe ! se déroulant pour l’essentiel à Bruxelles. Il y a fort à parier que notre Belge de Montmartre ne s’arrêtera pas en si bon chemin et que, Georgette et René, avec leur chien  Loulou reviendront dans de nouvelles aventures ! Qui d’autre que l’espiègle et drôle et décalée Nadine Monfils aurait pu avec autant d’allégresse s’emparer d’un projet littéraire aussi exaltant ? Il est vrai, elle le déclare en fin de volume, qu’elle voue une admiration sans bornes et de longue date à Magritte. Celui-ci «  l’accompagne depuis longtemps  ». Elle ajoute : «  Magritte c’est une longue histoire d’amour…Il apparaît déjà dans mon thriller Coco givrée et dans mon film Madame Edouard …  »Qui d’autre qu’une écrivaine belge en exil dans l’Hexagone pouvait mieux donner à ressentir, fût-ce à travers un roman à énigme, l’étrangeté d’un peintre dont le nom – comme celui d’autres figures de proue de la Belgitude (Hergé avec Tintin, Peyo avec les Schtroumpfs, Simenon avec Maigret, pour ne citer que des noms liés au livre) – incarne ce qui fait de l’imaginaire belge un mariage idéal et fantasque  entre le singulier et l’universel ?Qui d’autre qu’une romancière dont l’œuvre est autant illuminée d’humour décalé et de tendresse dévoilée (comme on l’a vu dans ses deux derniers romans ) pouvait se lancer dans cette aventure littéraire en embarquant dans sa croisière de fiction autant de personnalités qui ont fait la spécificité belge ? Il y a Brel, l’incontournable, dont l’œuvre et le destin sont d’inépuisables sources d’inspiration (comme le montre le travail admirable mené à la Fondation Brel par sa fille France) et qui dans ce roman intervient (par chanson interposée) dans le dénouement de l’enquête. Apparaissent aussi les comparses de La fleur en papier doré, cet estaminet de la rue des Alexiens où se retrouvait autour de la bière que servait Gérard Van Bruane la bande des surréalistes. Sous le nom de « société du mystère », ils se réunissaient comme des potaches : le premier d’entre eux, le « Scut » alias Louis Scutenaire, Paul Colinet, Marcel Lecomte, Paul Nougé, André Souris…. Et puis le lecteur s’amusera à reconnaître l’une ou l’autre figure du sérail littéraire bruxellois, comme le père du commissaire de police Jefke, un romancier à l’instar de sa mère qui ne serait autre, la fiction permet tout, que Nadine Monfils elle-même !Mais Nom d’une pipe !  est un roman policier à part entière, un detective story comme ceux que Magritte aimait lire dans son adolescence. Happé dès les premières lignes par de mystérieuses lettres d’amour anonymes adressées à Madeleine, serveuse au Roy d’Espagne sur la Grand Place de Bruxelles, assassinée quelques jours plus tard, le lecteur se voit plongé dans une série de meurtres et sur les pistes qu’explore notre peintre national pour identifier le coupableOmniprésente dans le roman,  Bruxelles nous dévoile dans ce « guide littéraire » la magie et le quotidien des lieux comme le Vieux Marché, la rue Blaes, le café Chez Willy, le Métropole … et tant d’autres.À la terrasse de cet hôtel mythique, situé Place de Brouckère, Monfils imagine une rencontre entre Magritte et Jacques Brel. Celle-ci n’a sans doute pas eu lieu, mais elle trouve sa place idéale dans le roman tant est plausible ce sommet entre les  deux hommes qui s’admiraient. Ce chapitre est aussi une belle manière pour la romancière de dire son indéfectible admiration pour le grand Jacques.  Le dialogue entre le peintre et le chanteur est  reconstitué sur la base de propos que l’un et l’autre ont prononcés. Et cela donne un chapitre exemplaire de ce que permet cette «  fiction du réel » dont se joue celle qui nous avait si bien raconté, dans un roman aussi , la folie du Facteur Cheval.Le réel c’est aussi l’univers de Magritte et Georgette, dont le roman dévoile (et tout y est exact à cet égard), les sources d’inspiration, les manies du peintre, les rituels de l’artiste, mais aussi ce qui, dans l’enfance, a nourri de façon inaltérable l’inconscient dont le Maître a fait les œuvres les plus poignantes.Ah ! comme elle doit se réjouir, Georgette, de constater combien la romancière a fait d’elle un portrait allègre et plein de verve, on entend même sa manière singulière de s’exprimer, l’accent belge, mais aussi la gouaille qui permet de tout dire sans prendre de gants ni de précautions oratoires. Personnage romanesque, elle est la protagoniste idéale de l’enquête, comme elle le fut dans la vie de celui qui l’appelait tendrement « Mon p’tit poulet », « Mon p’tit Bibi » ou, dans les séquences policières, « Madame Watson ».On en oublie presque, au terme de cette chronique que Nom d’une pipe ! est un roman policier dont l’énigme est dénouée par nos deux détectives amateurs, grâce aux chansons de Brel et aux prénoms qui en font certains titres… C’est d’ailleurs par un récital du grand Jacques à l’Ancienne Belgique que s’achève le roman. Dans la salle, Georgette et René ne peuvent retenir leurs larmes aux plus intenses moments du répertoire, tandis que dans le salon de leur maison, Loulou alla «  se vautrer dans le canapé, devant le chevalet…  » N’en disons pas davantage. À vous, lectrices et lecteurs, de découvrir, toutes affaires cessantes, mais en dégustant chaque épisode, qu’il soit vrai ou fruit de l’imagination.…