Rocking-chair


RÉSUMÉ

Ce roman a pour thème la compétition inavouée de deux femmes de lettres, dont l’une attend le succès alors que l’autre est une célébrité qui, on se demande pourquoi, prie la « sacrifiée » de vivre chez elle, à « La Mare aux Biches » belle propriété familiale habitée par des Français d’Indochine (dans les Yvelines).

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À PROPOS DE L'AUTEUR
Marie Nicolaï
Auteur de Rocking-chair
Marie Nicolaï est romancière, adaptatrice, journaliste. Après une adolescence vouée à la diction (Marthe Dugard) et au théâtre (Oscar Lejeune), Marie Nicolaï se consacre ensuite à sa famille nombreuse. Elle rencontre Henri Guillemin (1903-1992) qui l'encourage à écrire. Son premier roman "Aux délices des rats" paraît à Paris en 1958 et son livre "Samarinas" (1962) est préfacée par Henri Guillemin. Dès lors, ses activités littéraires se multiplient : romans (dont plusieurs sont adaptés pour la radio ou la télévision), nouvelles, un essai sur Lincoln. Elle a été en outre durant six ans responsable de la rédaction du Bulletin des femmes chefs d'entreprises. Elle a travaillé aussi au sein du Groupe du Roman, a été membre de nombreuses organisations littéraires : Société des Gens de Lettres, Pen Club français, Association des Écrivains belges, SACD (Auteurs et compositeurs dramatiques) et a fait partie du jury du Grand Prix de la Communauté française. En 2008, elle publie "Rocking-chair".

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Le tas de pierres

Lui, Christophe, a publié, il y a un an seulement, La disparition de la chasse , aux éditions Quidam , une comédie sociale satirique et acide dans le monde entrepreneurial.  Elle, Aurélie William,  multiplie les activités artistiques autour notamment du dessin sur tissu, de la broderie et de l’écriture. Elle a sorti une quinzaine d’ouvrages chez différents éditeurs comme Prédictions , Sisyphe, les joies du couple ou encore Le verre à moitié vide , chez Atrabile où paraît prochainement La vie intelligente . Citons également Le festin des morts , au Tétras Lyre, avec Caroline Lamarche  [1] . Lire aussi : « Aurélie William Levaux : rencontre avec une tisseuse d’images » Lui, Christophe, est le premier narrateur du roman Le tas de pierres , et donne d’emblée le ton à travers une écriture moderne. Elle, Aurélie, lui emboîte le pas, avec une belle fluidité, sans qu’il y ait de réelle cassure entre les deux voix du livre qui alterneront jusqu’au point final. Double narration, duo plus que duel de voix qui apportent un rythme particulier au texte, une sorte d’harmonie à travers l’écrit.Un livre à quatre mains, d’un genre un peu particulier puisqu’il associe un frère et une sœur bien réel.le.s, à tel point que leurs confidences semblent tirées en ligne directe de leur journal intime respectif. Deux regards sur une réalité identique : l’enfance, la famille, les parents ainsi qu’une série de scènes magnifiquement campées : les cabanes du grand-oncle, les jeux à poil, les camps du Patro, les groupes de branlette, les séances de partage ou de catéchisme, le festival de fanfares, etc. Ce va-et-vient dans leurs souvenirs provoque une série de coq-à-l’âne aussi plaisants que surprenants, dans des phrases à la syntaxe reconstruite ou déconstruite, avec beaucoup d’inversions et de répétitions, proche de l’oralité. Cela donne un roman de formation dans lequel deux enfants se forgent, à travers leurs rêves et leurs craintes, une éducation en parallèle de celle inculquée par leurs parents, nourrie quant à elle de principes et de religiosité. C’est néanmoins quand survient la catastrophe que le livre prend sa vraie dimension, nous amenant à découvrir «  la profonde ingratitude de la vie », autour d’un innocent petit tas de pierres. Michel Torrekens Pour en savoir plus sur le travail d’Aurélie William Levaux, on vous renvoie à son site perso. Aurélie William Levaux est née dans la campagne belge en 1981, un an avant Christophe Levaux qui, lui, verra le jour dans la capitale européenne, ce qui, quoiqu’ayant reçu la même éducation, fera toute la différence de leurs parcours. Aurélie gardera toujours un petit esprit de paysanne, la révolte mal formulée du pauvre et celle de la femme en quête de justice tandis que Christophe se développera de façon plus intelligente, ambitieuse et pragmatique. Auteure, dessinatrice et plasticienne instable, Aurélie travaille d’une façon obsessionnelle et bordélique, publie des romans graphiques, expose des espèces de broderies, travaille en collaboration avec ses divers maris tandis que Christophe se destine à une carrière universitaire bien dans les clous qui le mène finalement tout droit vers une crise de la quarantaine à l’âge de 27 ans puis, à l’écriture et la publication d’un premier roman lamentatif un rien grincheux qui sera à tort compris comme une sorte de pamphlet postmoderne. Leurs divergences enterrées, Aurélie et Christophe décident d’écrire ensemble parce que, quand même, ils se disent, ils se comprennent bien, et la famille, c’est pas rien. Et que ce serait quand même rigolo d’écrire à deux mains — ou à quatre mains plutôt, comme leur ferait remarquer un éditeur, pas L’Association chez qui ils publient ensemble leurs  Journaux intimes d’adolescence depuis 2017,  ni…