Le septième cercle


RÉSUMÉ

Léon est un salaud, un tueur. Il est belge aussi. Mais c’est l’anti-Tintin. Il livre sa confession dans un long monologue qui s’étend sur 16 jours, qui correspondent chacun à un chapitre. Sa confession, il la fait à une dame dont on ne sait s’il s’agit d’une enquêtrice, d’une journaliste, d’un juge ou d’un flic…  Ce récit trace une sorte de destin, depuis le meurtre de Julien Lahaut, marqué par des actes sordides, cruels, voire inhumains. Une vie exceptionnelle, marquée d’aventures et d’actions ; des tribulations aux quatre coins du monde où se jouent les épisodes, et où se croisent les destins, qui vont construire le XXe siècle et dont Léon se trouve le témoin. Un monde de franches crapules, assumées et décomplexées, stipendiées selon les opportunités qui motivent les états occidentaux à cette époque.es opportunités qui motivent les états occidentaux à cette époque.



PRIX
  Prix des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles, 2021  Prix Emma Martin de l’Association des écrivains belges de langue française (AEB), 2021

À PROPOS DE L'AUTEUR
André-Joseph Dubois
Auteur de Le septième cercle
Après un silence de plusieurs décennies, André-Joseph Dubois revient en 2012 à l’édition avec Les Années plastique (Weyrich, « Plumes du Coq »). L’Œil de la mouche a paru à Paris, chez Balland, en 1981, suivi deux ans plus tard de Celui qui aimait le monde chez le même éditeur.

NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

André-Joseph Dubois est décidément un auteur singulier. Loin des effets de mode, il pratique l’écriture au long cours et il accoste de temps à autre un roman à la main, sans tambour ni trompettes. Son nouvel opus est doublement placé sous le signe du chiffre sept, par son titre et son ordre dans son œuvre publiée. Le septième cercle fait sans doute référence, sans que l’auteur y fasse explicitement allusion, à l’Enfer de Dante Alighieri, qui classifie les âmes damnées en neuf zones circulaires selon la catégorie de péché commis. La septième concerne plus précisément les actes de violence, une réalité qui imprègne sans aucun doute l’existence entière de Léon Bourdouxhe dont ce dernier nous livre le récit dans l’ordre chronologique.


AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:xfirstword - "Le septième cercle"
stdClass Object ( [audiences] => [domains] => Array ( [0] => 9955 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Boléro

Entre une mère démente, obsédée par la musique de Ravel, et l'inceste, un adolescent s'invente…

Le Tas de pierre

Après un premier roman qui avait révélé une écriture audacieuse et bourrée de fantaisie, Christophe Levaux revient avec sa sœur, Aurélie Wiliam Levaux, raconter un pan de leur adolescence dans un village perdu. Ça s'appelle Le Tas de pierre (Cambourakis) et ça décape ! Après un premier roman qui avait révélé une écriture audacieuse et bourrée de fantaisie, Christophe Levaux revient avec sa sœur, Aurélie Wiliam Levaux, raconter un pan de leur adolescence dans un village perdu. Ça s'appelle Le Tas de pierre (Cambourakis) et ça décape ! Tout commence par un accident de train. Ou plutôt par un bruit inhabituel, un soufflement du tortillard qui balade les visiteurs depuis l’ancienne mine transformée en attraction touristique jusqu’au village où vivent Christophe, Aurélie et leurs parents. Ensemble, alternant leurs voix, ils déroulent presque heure par heure cette journée-là, en prenant des détours, tortillant eux aussi pour brosser le portrait de leur adolescence en province. Christophe Levaux Les années 80-90 qui ont vu grandir la génération des trentenaires boulotteurs de séries ont le vent en poupe : que l’on pense à « Super 8 » ou à « Stranger things », l’heure est à la nostalgie des talkie-walkies/walkman/VHS, à celle d’un temps pré-Dutroux où les gosses partaient à l’aventure sur leurs vélos, nez et KWay au vent, sans inquiéter leurs parents. Rien de tout ça dans « Le tas de pierre ». L’époque est bien celle-là, pourtant, l’âge des protagonistes celui qui n’est plus l’enfance et pas tout à fait l’adolescence. Mais la technologie, le fluo ou la couleur des baskets ne changent rien à l’errance qui irrigue ce moment de la vie. Quelle que soit la décennie, des esprits se cherchent dans des corps en mouvement. Bruno Dumont, cinéaste, réalisateur de « P’tit Quinquin » ou encore de « Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc », dit à propos des débuts : « la vraie vie est gauche ». « Dans l’existence on n’est pas à l’aise, dit-il encore. Les gens sont en équilibre sur la terre ». C’est de cette maladresse d’être au monde qu’il est question dans « Le tas de pierre ». Aurélie écrit : «  Un jour, je lui avais demandé, à ma mère, si elle me trouvait jolie. Elle m’avait répondu qu’on était tous beaux aux yeux du Seigneur, tous beaux dans nos vertus et nos imperfections, comme des milliers de fleurs dans un champ de fleurs et j’en avais bizarrement déduit que j’étais moche.  » C’est que leurs parents sont catholiques, les seuls pratiquants du coin à part une famille de nobles sur les hauteurs. Ils passent même leurs vacances dans un monastère de Bénédictins. «  Ç’avait été les pires vacances de ma vie  », écrit Christophe. «  D’abord parce qu’on devait côtoyer les moines et que je ne pouvais pas supporter leur ton à la fois contemplatif et un peu intransigeant de vieux célibataires reclus, ensuite parce que les journées de travail se terminaient systématiquement pas des moments de partage en groupe et que je ne savais jamais quoi dire sur ce qu’il y avait au fond de mon cœur vu que je n’en savais rien, moi, de ce qu’il y avait au fond de mon cœur.  »         © Aurélie William Levaux Nous avions découvert Christophe Levaux avec « La disparition de la chasse » (Quidam éditeur, 2017) où déjà il révélait un attrait pour les histoires ferroviaires puisque ce premier roman s’ouvrait sur une description spectaculaire de la gare des Guillemins à Liège. Aurélie William Levaux, quant à elle, est une dessinatrice et plasticienne touche-à-tout (elle signe l’illustration de couverture) qui « publie des romans graphiques, expose des espèces de broderies, travaille en collaboration avec ses divers maris. » Leurs voix assemblées se ressemblent, drôles et mordantes, on les imagine s’être pas mal chamaillés quand ils étaient gosses. « Le tas de pierre » leur aura probablement permis d’enfin éclairer cette histoire de pièces disparues dans la petite boite où Aurélie cachait ses économies. Il aura…