Un arbre éclairé par le soleil couchant ouvre à une artiste visionnaire et inquiète un pays à la fois réel et imaginaire. Réel autobiographique et fiction se mêlent, ou fusionnent. Dans ce pays, la voyageuse rencontre un moinillon qui pourrait être Rimbaud réincarné, une oratrice révoltée, un vieil ascète, un enfant né des eaux, des danseuses, des dieux un brin coquins, une foule errante et intemporelle, des oiseaux messagers… Mais ne dévoilons pas la suite.
Auteur de La source d’incandescence
« J’ai soif d’une histoire inconnue qui irait calmement sa vie d’écriture, me créerait une fois pour toutes dans son déroulement. »« Pour moi, l’audace d’écrire rejoint peut- être celle d’exister. De ne pas m’effacer, m’étouffer. De (re)naître. »Dès les premières pages de son conte La source d’incandescence, nous nous glissons dans les pensées, les regards de Monique Thomassettie.L’histoire qu’elle tisse s’ouvre par une image sensible. « Derrière chez moi, voici plus de deux ans qu’un arbre se tait, mort dans son grand âge, coupé pour ne pas, desséché, se briser et se fendre. Durant des mois, je n’ai vu que son vide entouré par deux arbres devenus les…
Monsieur Satie : L'homme qui avait un petit piano dans la tête
Pour découvrir l'oeuvre d'Erik Satie à travers une histoire et des extraits des plus célèbres pièces du compositeur. Mélancolique et triste à souhait, cet album-CD n’en est pas moins magnifique. Parler d’Erik Satie - le solitaire, le marginal, l’excentrique souvent incompris -impliquait un ton décalé, gentiment moqueur et grinçant, que rend très bien la voix du récitant François Morel (qui doit sa célébrité, rappelons-le, à l’émission télévisée des Deschiens sur Canal +). Ce n’est pas une araignée au plafond mais juste un petit piano que Monsieur Satie a dans la tête. Les notes de musique y trottent, y vagabondent sans relâche. Il est audacieux, anticonformiste, se moque du wagnérisme et des vaniteux. De son cœur s’échappent des mélodies simples pour rêveurs et poètes, un public qui lui ressemble. « Monsieur Satie parle parfois à la lune. » Et parfois aussi, « Monsieur Satie met son smoking pour écrire une partition. » Il compose, explore, mélange les genres au risque d’être méprisé. Certains l’admirent cependant, comme Cocteau ou Picasso. L’illustratrice Elodie Nouhen évoque bien l’esprit des surréalistes et la solitude du petit monsieur perdu dans le tourbillon des notes. Touches de piano, métronome, partitions…sont surdimensionnés par rapport au musicien qui ne semble pas plus haut que trois chapeaux. Ce que Raymond Lulle appelait « la tristesse par surabondance de pensée » s’applique…
Quatorze récits dans lesquels le fantastique se mêle au drolatique et à l'onirique. D'étranges…