La conscience critique


RÉSUMÉ

L’acte de lire (auquel se ramène toute vraie pensée critique) implique la coïncidence de deux consciences : celle d’un lecteur et celle d’un auteur. Or la conjonction de ces deux consciences est précisément ce qui caractérise mieux qu’aucune autre la critique de notre temps. On parle souvent d’elle. On lui attribue dans certains milieux une fonction que, jusqu’alors, à aucune époque, ni à celle de Boileau, ni à celle de Sainte-Beuve, ni à celle de Brunetière, elle n’avait encore remplie, sinon brièvement ou fortuitement. On l’appelle  » nouvelle critique « , comme on appelle un certain type de nouveau roman le nouveau roman. Il y a le nouveau roman de Butor, Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute ou Claude Simon. De même, il y a la nouvelle critique de Gaston Bachelard, Marcel Raymond, Maurice Blanchot, jean Rousset, Jean-Pierre Richard ou jean Starobinski. D’un côté comme de l’autre, l’événement littéraire consiste en l’apparition d’un certain groupe composé de personnalités variées mais manifestant un intérêt semblable pour des problèmes semblables


PRIX
  Prix quinquennal de l'essai de la Communauté française, 1976-1981

À PROPOS DE L'AUTEUR
Georges Poulet
Auteur de La conscience critique
Critique littéraire belge, né 1902 et mort en 1992. Proche de l'école de Genève, il enseigne notamment à l'université de Zurich et de Nice. En 1972, Georges Poulet reçoit le Prix de la critique de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.  Le Prix quinquennal de l'essai lui est attribué en 1976 pour La Conscience critique. Georges Poulet est le frère de l'écrivain Robert Poulet  

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