La Confiture de morts


RÉSUMÉ

Véra, étudiante indocile, vit avec son père dans un chemin oublié menant à la citadelle de Namur. Un malheur la désarme… Elle a deux jours et deux nuits pour rassembler ses souvenirs, ses questions. Il lui faut retourner au hameau


PRIX
  Prix Rossel, 2020

À PROPOS DE L'AUTEUR
Catherine Barreau
Auteur de La Confiture de morts
Catherine Barreau vit dans la région de Namur. Elle écrit depuis toujours mais a commencé à publier tardivement. Son premier roman Quatre attentes est publié en 2015 chez Academia. Suivent ensuite L'escalier en 2016, et La Confiture de morts en 2020, tous deux publiés chez Weyrich. La Confiture de morts a remporté le Prix Rossel 2020. Le livre est également nominé pour le Grand prix du roman de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Dans ce roman d’apprentissage, nous suivons Véra, jeune adolescente entêtée et peu sociable, qui s’évade dès qu’elle en a l’occasion grâce à la lecture. Véra vit à Namur avec son père, un avocat renommé, dans une maison un peu délabrée, campée au bas d’un coteau de la citadelle. L’obligation scolaire et les mesquineries des jeunes adolescentes de son école obscurcissent le quotidien de la jeune femme qui se verrait bien vivre en autarcie avec son père, figure complice et bienveillante, avec qui elle partage de nombreux traits.

L’écriture de Catherine Barreau entrelace avec une grande délicatesse couleurs, sensations, pensées, rêves et souvenirs pour nous immerger dans le vécu de la narratrice. Les temps du récit…


AVIS D'UTILISATEURS


Calm

Une écriture libre et belle, un vrai suspense et une vivacité de narration qui pourrait toucher à la fois le public adulte et ado. Un rapport à la nature, au territoire, impressionnant, des fulgurances, de beaux personnages. Qui parlera enfin de cette autrice, une des révélations de l'année 2020?


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Là où tout le réel est poésie , écrivait Jacques Sojcher dans sa préface à une précédente édition de La comtesse des digues , premier roman de Marie Gevers (1883-1975). En effet, l’œuvre de celle qui reçut une éducation mi-flamande mi-francophone et vécut de manière quasi exclusive dans le domaine familial de Missembourg où une scolarité originale lui fut dispensée notamment via la lecture du Télémaque de Fénelon et une connaissance approfondie de la Nature, repose sur un ensemble de dynamiques structurantes qui sont généralement celles du discours poétique. La littérature classique et le grand livre du jardin domanial remplacèrent donc avantageusement l’école, faisant de la petite fille un être mi-rustique mi-intellectuel et un écrivain francophone élevé au contact des patois flamands de son milieu natal. Éloignée du roman régionaliste tout comme des expérimentations modernistes, Marie Gevers, qui fut la première femme belge à être élue au sein de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique , offre à ses lecteurs, à travers des romans, des récits ou des contes comme La comtesse des digues (1931), Madame Orpha ou la sérénade de mai (1933), Guldentop : histoire d’un fantôme (1935), Le voyage de Frère Jean (1935), La ligne de vie (1937), Plaisir des météores ou le livre des douze mois (1938), Paix sur les champs (1941), La grande marée (1943), Vie et mort d’un étang (1950) un univers littéraire riche, autonome et singulier. La dimension autobiographique y est incontestablement présente. Durant la Seconde guerre mondiale, Marie Gevers, comme d’autres écrivains connus, eut des relations imprudentes , peut-on lire dans un compte-rendu de séance de l’Académie. 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