Krautgarten - 65 - nov. 2014 - KT 65


Sommaire

LITERATUR

  • Der Maler Andreas Grunert

    Mitte :

  • Laudatio auf Sascha Kokot (Hinter den Gärten)
    André Schinkel
  • Gedichte, Emmerich Geistmarkt
    René Hamann
  • Spiele
    Ulrike Schäfer
  • Gedichte
    Aaron Elia Schmitt
  • Die stille Acht
    Rouven Hehlert
  • Gedichte (aus Licht, Orte)
    Leo Gillessen
  • Die Luxemburg-Extase (Romanauszug)
    Nico Helminger
  • Gedichte
    Dorothea Reinecke
  • Gedichte
    Simone Scharbert
  • Siebenhundert Uhren
    Micheál O Conghaile
  • Gedichte (Ü. B. Kartheuser)
    Yves Namur
  • On the Dreamline Sangerhausen-Saqqara, Sepia I-VII
    André Schinkel
  • Die Ratte
    Carsten Hein
  • Gedichte
    Caspar Jenny
  • Gedichte
    Michael Burgholzer
  • Es kann dir nichts geschehen
    Lisa Ndokwu
  • niederungen
    Jürgen Kross
  • Gedichte
    Michael Hillen
  • Lebwohl, mein Frauengefängnis (Ü. A. Bippen)
    Karolina Ramqvist
  • Gedichte
    Heinz G. Hahs

    JOURNAL

  • Über Susanne Schädlich, Herr Hübner und die sibirische Nachtigall
    (Th. Buck)
  • Über Walter Kappacher, Die Werkstatt
    (A. Schinkel)
  • Nico Helminger erhielt den Servais-Preis
  • Struwwelpippi kommt zur Springprozession
  • Über Camille Bloch, Die Ursachen des Ersten Weltkrieges
    (Th. Buck)
  • Über Sarah Kirsch, Juninovember
    (A. Schinkel)
  • Buchvorstellung auf der Maas: Leo Gillessens neuer Gedichtband
    (dR)
  • Über Peter Schmitz, Golgatha
    (D. Müller)
  • Über Uwe-Carsten Heye, Die Benjamins
    (S. Schädlich)
  • Florence Hervé, Oradour, Joachim Gauck
    (bk)
  • Albert Moxhet – Festival „Die Sagenwelt der Ardennen »
    (bk)
  • Über Carl-Christian Elze, Aufzeichnungen eines albernen Menschen
    (A. Schinkel)
  • Über Angelika Rudin, unter überhaupt
    (L. Gillessen)
  • Über Jürgen Kross, umbruch
    (L. Gillessen)
  • Über Leo Gillessen, Licht Orte
    (A. Schinkel)
  • Über Zeich(n)en, Gedanken zur Sprache beim Übersetzen aus dem
    Chinesischen
    (U. Bergmann)
  • „Sprache im technischen Zeitalter » würdigt Michael Krüger
    (alst)
  • Sommerfest des KRAUTGARTEN
    (bk)
  • Autorinnen und Autoren



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Vous m’avez appelée, qu’est-ce-que je peux faire pour vous ? (Histoires de patients)

«  Vous m’avez appelée ? Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?  » Cette phrase, Florence Crick l’a répétée des centaines de fois. Infirmière volante dans un hôpital qui traite des personnes atteint·es de cancers, elle a voulu rendre hommage à ses patient·es et ses collègues en reprenant leurs histoires et leurs paroles. Les témoignages des un·es et des autres s’entrecroisent. Le récit est ponctué de phrases quotidiennes que peuvent dire les patient·es et les infirmier·es. L’ensemble est poignant, souvent déchirant. Impossible de ressortir indemne d’une telle lecture, que l’on ait ou pas déjà côtoyé le cancer, de près ou de loin. Certain·es patient·es gardent espoir et se battent jusqu’au bout. Certain·es s’en sortent. D’autres, las de souffrir, demandent l’euthanasie. Comment ne pas être bouleversé·e par cette dame qui écrit des lettres à ses petits-enfants qu’elle ne verra jamais grandir ? Par cette jeune fille qui avait fait promettre à sa mère de ne pas mourir, mais dont la mère n’aura pas pu tenir la promesse ? Par ce jeune garçon qui rêvait de voir Johnny en concert, mais qui s’en est allé bien avant son idole ? Par cette jeune mère en phase terminale qui perd son compagnon d’un accident de moto ? Comment ne pas être révolté·e de voir des jeunes, à peine âgé·es de trente ans, mourir si tôt ? L’autrice ne cache pas la part difficile du métier. Elle aussi doute, veut parfois tout arrêter tellement l’émotion est forte, s’insinue partout et paralyse. Mais il faut tenir bon et repartir. Elle ne cache pas non plus les côtés pénibles de la maladie, les odeurs, les blessures, les appareillages, les souffrances qu’un cancer implique. Et puis il y a aussi les proches. Celles et ceux qui veillent jusqu’au dernier souffle et repartent, le dos courbé, les yeux rougis.Florence Crick nous offre un récit au carrefour de ses deux métiers : actrice et infirmière. Elle peut à présent revendiquer à juste titre le métier d’autrice également. Les histoires relatées dans cet ouvrage sont inspirées de faits réels, de situations vécues par les patient·es dont elle s’occupe depuis vingt-cinq ans. Elle a pris soin de brouiller les pistes afin qu’ils et elles ne se reconnaissent pas. Ces bouts d’histoires, non édulcorées, parlent de souffrance, de résilience, de combat, de mort et surtout d’humanité. Ce récit, qui se prête autant à la lecture qu’à l’interprétation par une ou plusieurs voix, est un vibrant hommage à toutes ces personnes qui combattent la maladie, ainsi qu’à tou·tes les soignant·es qui les entourent. Oui, c’est un métier difficile, mais n’est-il pas aussi le plus beau métier du monde ? Celui qui touche au plus près l’âme humaine ? Je voudrais raconter nos responsabilités, notre connaissance technique et scientifique, nos compétences, nos difficultés, notre impuissance, nos impatiences, nos découragements, nos heures passées à laver, veiller, écouter, donner, je voudrais raconter la maladie, l’envie d’en finir, la volonté de vivre, la peur de mourir, les désespoirs, les espoirs insensés. Florence Crick finit son texte par un appel à la résistance : l’hôpital ne doit pas devenir une entreprise où rentabilité, rapidité et argent dominent. L’humain, la qualité des soins, la relation à l’autre, le respect du/de la patient·e doivent rester les priorités. Ce sont d’ailleurs ces valeurs qui sont enseignées pendant les études de médecine. Il ne faut pas baisser les bras malgré le manque de temps, la pression, l’irrespect et le mépris des gouvernant·es. Il faut continuer à regarder les patient·es, se laisser toucher et émouvoir par elles…