I love Lao Tseu


RÉSUMÉ

Ils en parlent…

Ce que Lao Tseu sait, c’est que je ne sais rien.
Socrate

Lao Tseu est une fin en soi.
Aristote

Lao Tseu est un pont, non une fin ; Aristote est un con.
Nietzsche

Je pense avoir la main contre Lao Tseu, donc je suis.
Descartes

Il faut apprendre à laotser, et non pas lao Tseu.
Kant

Si Lao Tseu n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Voltaire

Lao Tseu est un Lao Tseu pour l’homme.
Hobbes

Lao Tseu a ses raisons que la raison ignore.
Pascal

C’est quand qu’on mange ?
Averell Dalton


À PROPOS DE L'AUTEUR
Serge Dehaes
Auteur et illustrateur de I love Lao Tseu

Né le 16 juillet 1964 à Bruxelles

Communication graphique, Académie royale des Beaux-Arts, Bruxelles

Dormir, dormir énormément… et rêver Le matin, se réveiller la tête pleine d’histoires et se dire “après déjeuner, je note toutes ces bonnes idées”. Puis je fais ma toilette, puis je relève le courrier et puis, puis, puis, puis… j’écoute les oiseaux et j’oublie tout. Mais il suffit d’un jour où j’oublie d’oublier et un livre se crée.

 

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Silence, Chavée, tu m’ennuies. 1031 aphorismes rassemblés par Jean-Philippe Querton

Figure incontournable du surréalisme belge (et plus particulièrement du groupe hennuyer), Achille Chavée demeure nimbé d’une aura qui, cinquante ans après sa disparition, rend toujours son cas aussi fascinant et épineux. Ayant physiquement combattu la «  bête immonde  » durant la guerre d’Espagne puis en tant que résistant entré dans la clandestinité, le brigadier international Chavée traîne cependant quelques dérangeantes casseroles rouges. À commencer par les soupçons d’interrogatoires musclés durant des procès staliniens à l’encontre de militants anarchistes. L’info est catégoriquement relayée dans la notice Wikipedia, mais sérieusement réévaluée dans certain article de Paul Aron sur l’engagement des écrivains belges francophones contre le franquisme… Mais depuis quand juge-t-on de la valeur d’un écrivain, d’un poète sur ses actes militants et ses aveuglements idéologiques ? Et même sur sa biographie, l’homme fût-il, imaginons, avocat porté sur la bibine, joueur de poker impénitent et mauvais perdant de surcroît, individu signalé comme désagréable et méprisant envers son épouse ? C’est bien connu, les artistes, les vrais, ne progressent pas, ils empirent, selon le célèbre adage : «  On commence par tuer sa mère et on finit par voler la cathédrale de Chartres.  »Au fait, qui a dit cela ? Chavée, justement, l’expert en prononcé de sentences laconiques, dont Jean-Philippe Querton propose un recueil d’aphorismes – presque – exhaustif ; 1031 en tout, c’est élégant et solide comme un nombre premier, et cela contient l’essentiel de «  l’enseignement libre  » dispensé par un esprit toujours frappeur. Car, grâce à Chavée, on apprendra que «  La chaise est toujours assise  », «  Le pain n’a pas faim  », «  Une dynastie est une collection de cadavres numérotés  » et que «  Le bossu se démontre par sa bosse  ».Selon les mots de Chavée lui-même, l’aphorisme est un genre d’auto-défense où se crée «  un équilibre entre le lyrique et le réel  ». La définition du genre est parfaite. Les antiphrases, antiproverbes et antimorales délivrés en rafales dans ce substantiel volume sont extraits des recueils publiés à La Louvière au Daily-Bul ainsi que de l’œuvre complet (au masculin, permettez) publié par les amis de Chavée. Libre à quiconque de les grappiller ou de les lire en enfilade, l’important est d’« apprendre entre les lignes de la page blanche  ».   Dans la galerie d’évocations qui précède l’ensemble, les beaux mots d’André Miguel rendent l’ambivalente présence de Chavée presque palpable : «  Il avait une présence physique extraordinaire. Un regard à la fois tendre et pénétrant avec une certaine dureté par moment et aussi un visage de mage, surtout à la fin de sa vie de mage et de peau-rouge. Il y a avait chez lui quelque chose de diabolique si on veut, mais aussi une grande tendresse…  »Chavée, tu déranges. Chavée, tu incommodes. Chavée, tu…

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