Entre deux rives | Objectif plumes

Entre deux rives

RÉSUMÉ

Mais où es-tu ?
Entre deux rives, entre deux vies.

Entre deux rives est le récit croisé, entremêlé, de deux vies éraflées. Celle d’Aldo, 9 ans, petit garçon d’une maman-ciment. Celle de Jeanne, à l’aube de la trentaine, intervenante sociale pleine de fragilités. Des vies bouleversantes mais lumineuses de poésie, de vérité. Celle du quotidien.

Un roman choral, à l’écriture sensible, où se côtoient, se rencontrent et cohabitent des personnages tendres, doux et tourmentés évoluant dans un Liège sublimé, dans ses cafés, sur ses quais, ses pavés.

À PROPOS DE L'AUTRICE
Suzanne Aubinet

Autrice de Entre deux rives

Suzanne Aubinet est psychologue clinicienne, conférencière, formatrice mais aussi une autrice liégeoise. Depuis toute petite, elle est bercée dans l’art et la littérature ; elle grandit dans un monde où les émotions se transmettent par la musique, la lecture, l’art, et par de nombreuses visites en bibliothèques et librairies où elle dévalise les rayons. En contact avec ce monde artistique dès son plus jeune âge, elle commence à écrire tôt, « rien de fameux au début » dit-elle. À la fin de ses études secondaires, elle se dirige vers des études d’éducatrice spécialisée puis de psychologie, au cours desquelles elle choisira de se spécialiser dans l’aide à la jeunesse, la maltraitance et plus spécifiquement dans la violence sexuelle.  Suzanne se trouve alors mise au contact d’un autre type d’écriture : l’écriture d’articles scientifiques, qui va débloquer chez elle une nécessité de faire exister les gens tels qu’ils sont dans l’analyse des situations. Elle découvre l’intérêt de raconter des histoires, dans un métier où le récit est un outil pour comprendre les situations que l’on rencontre avec des personnes en situations précaires ou difficiles. Elle constate aussi peu à peu que le travail d’écriture, alliant observation et émotions, est pour elle un moyen de se trouver au plus proche des personnes qu’elle accompagne : elle se sert de l’écriture pour lutter contre l’impuissance, pour mettre une distance vis-à-vis de situations compliquées ; sans réinventer les histoires des personnes qu’elle rencontre, l’écriture lui permet de comprendre ces situations mais aussi de les sublimer, d’en dégager la tendresse et l’humanité. Suzanne travaille une dizaine d’années auprès de jeunes placés en instittion, elle découvre leurs histoires et se lie à eux au travers de médias tels que le dessin, les jeux ou la lecture d’albums. C’est en travaillant au plus près des enfants qu’elle constate que le récit permet de donner du sens et de se réparer. Elle travaille ensuite comme conférencière dans le domaine de la littérature pour la jeunesse. Diverses thématiques l’intéressent, dont celle de l’articulation entre la réalité des vécus et les ressentis, et leur compréhension au travers de la littérature ; en d’autres mots, Suzanne étudie comment la littérature – jeunesse ou pas – peut aider chacun à appréhender au plus juste ses réalités et ses émotions. Elle défend l’idée que les récits imagés peuvent donner les clés aux enfants pour grandir et tenter de comprendre ce qui leur arrive. C’est dans ses années d’expérience professionnelle qu’elle puise l’inspiration pour son premier roman, Entre deux rives, publié à l’aube d’un nouveau projet professionnel, toujours tourné vers l’aide psychologique à la jeunesse. Liégeoise depuis toujours, elle trouve dans sa ville natale le décor et l’ambiance dans lesquels évoluent ses personnages. Grâce à une justesse d’analyse et un sens aigu de l’observation, elle allie expériences réelles et liberté narrative dans un texte fort, via une écriture de la sensation, à la fois franche et subtile.

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Basile et Isabel sont des faux jumeaux de presque 12 ans qui apprennent à vivre avec leur papa et leur tante Amélie depuis la disparition de leur mère. Malgré leur gémellité et les mêmes lettres qui composent leur prénom, les frère et sœur sont très différents : l’une est en fusion avec son GSM, à l’affût de l’actualité de sa star préférée et peut parfois être plongée dans un mutisme de plusieurs jours, tandis que l’autre est un solitaire qui aime l’école et est toujours fourré avec son seul et unique ami Ludo. Isabel est vraiment différente de moid’abord évidemment puisqu’elle est une fille.Elle est blonde avec plein de taches de rousseuret moi j’ai des cheveux noirs comme mon papaquand il avait vingt ans sur les photographies.Elle rit quand je pleure ; elle a beaucoup d’amieset moi, je n’en ai qu’un (quand il veut bien de moi).Elle est plutôt bavarde et je suis silencieux.Elle aime le dessin, le sport et la gymnastique,moi, les cours de français et de géographie. Depuis le décès inopiné de leur mère, leur vie a changé : les jumeaux partagent moins qu’avant leurs petites histoires, leur papa ne fait plus le sot comme avant et leur tante Amélie, une ancienne aventurière un brin grande gueule, prend soin de chacun pour panser leurs blessures. Ils peuvent évoquer leur maman quand ils le souhaitent, mais ils le font peu, leur père leur rappelle pourtant régulièrement qu’ils sont les enfants de la belle Monna Lisa… J’ai parfois l’impression que Papa fait semblantsemblant d’être joyeux, semblant d’être avec nous,semblant d’avoir le temps, semblant de nous parler,semblant de m’écouter, semblant d’être un papa. Il n’est vraiment ainsi que depuis le jour oùMaman n’est pas venue nous chercher à l’école. Il porte une tristesse à l’intérieur des yeuxqui ralentit ses gestes et même ses sourires. Mon père est écrivain de livres pour enfants.Il est poète aussi, mais ça ne se voit pas.Depuis qu’on est petits, je crois qu’il nous observeet met dans ses romans un petit peu de nous… Le nouvel opus de Karel Logist est un court récit écrit intégralement en alexandrins non rimés, qui confèrent un rythme légèrement poétique à l’histoire tout en la rendant accessible pour les jeunes lecteurs de 8-9 ans. Le titre Le jour où maman n’est pas venue nous chercher à l’école est quelque peu trompeur, il laisse présager une histoire qui commencera à la disparition de la mère, or il n’en est rien. Elle est absente depuis presque un an et nous lisons la nouvelle vie qui s’est organisée depuis cet événement douloureux. Outre le deuil auquel la famille fait face, la petite Isabel traverse un moment éprouvant, elle envoie des signaux maladroits de détresse que son frère ne peut pas décoder, trop petit qu’il est pour déceler la gravité de la situation. Les adultes verront-ils à temps la détresse d’Isabel pour la protéger du pire ? C’est ce que vous découvrirez dans cette histoire douce teintée de touches de mélancolie. Séverine Radoux Plus d’information Il y a un an, la maman de Basile et Isabel est morte dans un accident de voiture. Depuis, tante Amélie vit avec eux pour aider leur papa. Ils sont jumeaux et ont bientôt 12 ans. Isabel est enfermée dans sa chambre, elle pleure. Elle confie à Basile que monsieur Bruno, son instituteur, a confisqué son téléphone. De toute façon, plus rien ne va pour Isabel. Elle communique moins, est souvent triste ou fâchée, et ses notes baissent. Tout cela l'éloigne de Basile. D'une certaine manière, quand il a perdu sa maman, Basile a gagné son meilleur ami. Avec Ludo, il a inventé un jeu « danger sur la savane ». Tante Amélie s'inquiète pour Isabel, et leur papa également. Basile finit par en parler à Ludo, puisqu'il est le fils de monsieur Bruno, espérant récupérer le téléphone confisqué et le sourire de sa soeur. Mais rien ne se passe comme prévu : monsieur Bruno débarque à la maison et va parler avec les adultes. (fin : Il apparait qu'Isabel était harcelée par des filles jalouses de son téléphone. Elle va changer de classe et récupère son précieux engin. Avec leur père et Tante Amélie, ils vont jusqu'au cimetière et déposent un cadeau, secret lui aussi, pour leur maman.)…