Stanislas-André Steeman


PRÉSENTATION

D'ascendance mi-slave mi-flamande, Steeman est né à Liège. Très jeune, il consacre plus de temps à inventer des bandes dessinées qu'à parfaire ses études. Il débute en donnant des contes légers à divers périodiques. En 1924, il entre comme reporter à La Nation belge, et commence à écrire des romans policiers avec un autre journaliste, Sintair. À partir de 1929, il écrit seul et obtient le Grand Prix du roman d'aventures pour Six Hommes morts (1930). Il a publié ensuite une quarantaine de romans dont beaucoup ont été portés à l'écran. Chez cet auteur à l'imagination débridée, l'humour - un humour parfois grinçant - fait contrepoids à l'angoisse qui sourd des situations dramatiques.

(source : Anthologie Espace Nord)


BIBLIOGRAPHIE


NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

On ne l’a pas assez souligné, le roman Légitime défense est truffé de mentions relatives au jeu et au théâtre, en particulier aux jeux de cartes. Ces mentions sont purement incidentes et très disparates, de sorte qu’elles peuvent aisément passer inaperçues. Qu’on en juge. Les deux héros, l’artiste-peintre Noël et son épouse Belle habitent à l’arrière d’un magasin de jouets, dont la réserve se trouve au rez de leur logement. Les fenêtres de celui-ci donnent sur un jardin où jouent et chantent de jeunes pensionnaires. Le riche collectionneur Weyl, qui réside avenue Sémiramis – titre d’un opéra de Rossini – les reçoit deux fois par semaine pour une partie de cartes. Si Mme Weyl est absente le soir du crime, c’est pour cause de bridge chez des…