Salvatore MINNI


BIBLIOGRAPHIE


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Le Carnet et les Instants

Salvatore Minni tente avec son premier roman, Claustrations, d’explorer les labyrinthes tortueux de la schizophrénie. Le sujet est vaste, et les modèles nombreux. C’est presque dans une tradition que l’auteur cherche à s’inscrire, terrifiante avec Maupassant et Stevenson, humoristique avec Gogol, renouvelée avec Emond ou Malerba, et si féconde dans le cinéma qu’on ne compte plus les rejetons de Psychose, excellents quand ils sont signés De Palma (L’esprit de Caïn), Fincher (Fight club) ou Scorsese (Shutter Island), pénibles quand ils se contentent de singer les codes du thème, comme lorsque M. Night Shyamalan cherche pathétiquement à renouer avec le succès jamais retrouvé du Sixième sens et nous offre un poussif…


Le Carnet et les Instants

Jack Lee a perdu femme et fille dans un accident, toute empathie pour le monde qui l’entoure. Ses semblables lui apparaissent hostiles ou indifférents, sa rage et sa frustration le poussent à rudoyer qui le frôle, l’interpelle. Son état mental se dégrade, ses délires sombrent beaucoup plus radicalement dans les ténèbres : faire payer sa distraction à sa psy, s’offrir une nouvelle vie familiale sans prendre en compte l’avis de l’élue.Marie Simon ne se remet pas de la disparition de son mari Mathieu, ses nuits sont infernales, explosées par des cauchemars dignes de Vendredi XIII ou d’Halloween. Des « scènes floues et oppressantes », « du sang suintant d’une blessure », « un couteau »,…