Myriam Leroy


PRÉSENTATION
Myriam Leroy a 37 ans et habite Bruxelles.
Elle a fait des études de journalisme à l'UCL et a longtemps enseigné l'écriture de presse aux étudiants qui lui ont succédé sur les bancs de l'Université. Elle a travaillé comme journaliste freelance pour à peu près tout ce qui se fait d'organes de presse écrite en Belgique francophone, mais aussi en radio et en télévision. Il lui est également arrivé de commettre des chroniques humoristiques et d'en tirer des livres (« Les Bobos, La Révolution Sans Effort » et « Myriam Leroy N'aime Pas », à la Renaissance du Livre). Sa première pièce de théâtre, « Cherche L'amour » (Théâtre de la Toison d'Or), lui a valu le prix de la meilleure autrice aux Prix de la critique 2017. Elle a depuis co-écrit le spectacle « Sisters », toujours au TTO. Son premier roman, « Ariane » (Editions Don Quichotte), a été finaliste du prix Goncourt du premier roman et du Prix Rossel, notamment. Son deuxième roman, « Les yeux rouges », remarqué par le jury du Prix Médicis, est sorti en août 2019 aux éditions du Seuil, tandis que sa nouvelle pièce, « ADN », est programmée pour mars 2020 au Théâtre de la Toison d’Or.  

BIBLIOGRAPHIE


NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

L’adolescence est un labyrinthe. On y entre au sortir de l’enfance et on en cherche l’itinéraire et la sortie pour entrer dans l’âge adulte. À la suite de deux amies qui sont au cœur de son premier roman, Ariane, Myriam Leroy nous déroule quelques fils pour traverser cette période qualifiée d’ingrate.La narratrice est née au cœur du Brabant wallon, déjà tout un programme à ses yeux, dans une famille catholique, conventionnelle, ennuyeuse à mourir (et notre héroïne a de fréquentes velléités de suicide), qui mène une vie de privations, mais qui se gargarise d’appartenir à la bourgeoisie nantie. À tel point que leur fille s’est mise à haïr les riches du BW, « Haïr les riches, qu’ils soient ou non gentils, haïr davantage les gentils, les riches…


Le Carnet et les Instants

L’univers des réseaux sociaux et des échanges écrits qui s’y déroulent inspire peu à peu les auteurs de romans, donnant une nouvelle forme d’expression au genre épistolaire de longue date exploité par les gens de lettres. Correspondance réelle ou simple prétexte à une mise en forme d’un récit, il est pratiqué dans Les yeux rouges sous une variante seconde, dans la mesure où la narratrice nous relate le contenu des envois reçus sans nous les livrer donner in extenso.Tout débute avec un message d’un homme qui se présente comme un admirateur qui souhaite entrer en contact avec la journaliste dont il apprécie les chroniques. Cette dernière a en commun avec l’autrice de sévir au sein des services d’un opérateur public et de…


Karoo

Un an et demi après Ariane, la journaliste et écrivaine belge Myriam Leroy nous livre un second roman très sombre, à l’atmosphère oppressante, qui nous confronte brutalement au sexisme et au harcèlement rendus plus pernicieux encore par les réseaux sociaux.


Les yeux rouges met en scène une jeune journaliste, jolie et cultivée, relativement connue du public grâce à ses chroniques radiophoniques acérées. Lorsqu’un certain Denis prend contact avec elle via Facebook, c’est le début d’une descente aux enfers. Cet inconnu se présente comme un admirateur de son travail en quête d’une discussion intellectuellement stimulante. D’abord flagorneur, Denis prend ses aises, tel un vil parasite, pour se muer en harceleur sexiste et destructeur…