Béatrix Beck


PRÉSENTATION
Née en Suisse, 1914, belge par son père qu'elle a peu connu, vivant en France depuis sa jeunesse, elle est dotée d'une double sinon d'une triple nationalité culturelle.  Encouragée par Gide, dont elle était la secrétaire, elle débute par un roman largement autobiographique, où elle évoque une enfance en contact étroit avec lanature: Barny.  Mais elle ne connaîtra le grand succès qu'en 1952 avec le roman qui lui vaudra le Goncourt, et sera transposé à l'écrant par Jean Pierre Melville: Léon Morin, prêtre.  Un cadre moral strict, des pulsions personnelles qui ne peuvent s'y épanouir: l'oeuvre de Beck ne cesera d'être hantée par l'interdit durement surmnté.  La générosité de ses thèmes n'est jamais affichée: un style bref, allusif, pointu, et pointilliste préserve Béatrix BECK de tout sentimentalisme. Décédée le 30 novembre 2008.
  • Barny, Gallimard, 1948.
  • Une mort irrégulière, Gallimard, 1950.
  •  Léon Morin, prêtre, prix Goncourt , 1952.
  •  Des accommodements avec le ciel, Gallimard, 1954.
  •  Le Muet, 1963.
  •  Cou coupé court toujours, 1967.
  •  Mots couverts (poèmes- Verviers), 1975 .
  •  L'Épouvante, l'émerveillement, 1977.
  •  Noli, 1978.
  •  La Décharge, prix du Livre Inter, Le Sagittaire, 1979.
  • Devancer la nuit, 1980.
  • Josée dite Nancy, 1981.
  • Don Juan des forêts , 1983
  •  L'Enfant-chat, prix littéraire de Trente millions d'amis, 1984.
  • La Prunelle des yeux, 1986.
  •  Stella Corfou, 1988.
  •  Une, 1989 .
  •  Grâce, 1990.
  •  Recensement, 1991.
  •  Une lilliputienne, 1993.
  •  Vulgaires vies, 1994 .
  •  Moi ou autres (nouvelles), 1994 .
  •  Prénoms (nouvelles), 1996.
  •  Plus loin, mais où, 1997.
  • Confidences de gargouille (recueillies par valérie Marin La Meslée), 1998.
  •  La Petite Italie (nouvelles), 2000.
  •  Guidée par le songe (nouvelles), 2001.
  •  Contes à l'enfant né coiffé.
  •  La Mer intérieure .
  •  La Grenouille d'encrier .

BIBLIOGRAPHIE


PRIX


NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

Stella Corfou, elle se campe devant vous, dans la force de son évidence, paupières closes et fardées d’un bleu qui fait raccord avec celui de ses gants, guiboles révélées par une jupe courte, à la carnation irréprochable mais aux genoux rentrants, comme pour se donner des allures de fillette maladroite, ça fait diversion sans doute. De la main droite, on ne sait si elle repousse avec dédain l’homme miniature qui l’accompagne ou si elle lui caresse le dos avec désinvolture. Et l’on sent d’office qu’il vaut mieux se tenir à carreau devant ce spéci(wo)men ; que s’aventurer à l’apostropher sans égard, c’est encourir une saillie assassine, décochée plus vite qu’une œillade.L’histoire ? Elle tiendrait sur un télégramme. Elle…