Une histoire du théâtre belge de langue française (1830-2000), | Objectif plumes

Une histoire du théâtre belge de langue française (1830-2000),

À PROPOS DE L'AUTEUR
Paul Aron

Auteur de Une histoire du théâtre belge de langue française (1830-2000),

Paul Aron est enseignant-chercheur de littérature belge et française. Docteur en philosophie et lettres de l'Université libre de Bruxelles, il est directeur de recherche au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) et professeur de littérature et théorie littéraire à l'Université Libre de Bruxelles. Il s'intéresse à l'histoire de la vie littéraire, principalement des XIXe et XXe siècles, aux relations entre les arts et entre la presse et la littérature.
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Le Carnet et les Instants

Dans l’avant-propos à la réédition de son essai qui retraçait, en 1995, Une histoire du théâtre belge de langue française (1830-2000), Paul Aron souligne « l’irremplaçable précarité » de cet art, chaque représentation étant par nature unique.Si, en spectateur sensible, il nous livre une vision subjective de ce qu’il a vécu personnellement au théâtre, il espère que les éléments réunis au cours de ses recherches aideront le lecteur à prendre la mesure d’un patrimoine précieux, qui reste peu connu. Souhait exaucé !Sur ses pas, nous retraversons le déroulement de la vie théâtrale pendant près de deux siècles, ses continuités et ses ruptures, ses événements phares, ses rapports…


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Appel à candidatures pour l’Espiègle de la première œuvre en langue régionale et l’Espiègle de théâtre en langue régionale

Les Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont été renommés récemment Les Espiègles . Un appel à candidatures à destination des auteurs et autrices en langue régionale est lancé pour deux de ces prix : L’Espiègle de la première œuvre en langue régionale et l’Espiègle de théâtre en langue régionale L’Espiègle de la première œuvre en langue régionale Ce prix récompense attribué à un  auteur ou une autrice publiant sa première œuvre en langue régionale . Ce prix, doté de 500 euros, est ouvert aux personnes n’ayant jamais publié une œuvre en langue régionale endogène chez un éditeur papier ou numérique. Le Prix récompensera un texte littéraire, court, original et inédit, écrit dans l’une des langues régionales reconnues en Fédération Wallonie-Bruxelles, qu’il s’agisse d’une langue d’origine romane comme le champenois, le lorrain, le picard ou le wallon ou encore d’une langue d’origine germanique comme le francique ou le brabançon. Le jury de ce prix sera composé de membres de la Commission des Écritures et du Livre (session « Langues régionales endogènes ») qui peuvent faire appel, le cas échéant, à des experts extérieurs. La proclamation de ce prix aura lieu à l'automne 2024. Les œuvres présentées au prix seront inédites. L’Espiègle de théâtre en langue régionale En 2024, le prix triennal de littérature en langue régionale de la Fédération Wallonie-Bruxelles sera attribué dans la catégorie "théâtre". Ce prix adoptera le nouveau nom d'Espiègle de théâtre en langue régionale. Ce prix, doté d’un montant de 2.500 € attribué à l'auteur ou l’autrice, récompense une œuvre rédigée dans l’une des langues régionales reconnues en Fédération Wallonie-Bruxelles, qu’il s’agisse d’une langue d’origine romane comme le champenois, le lorrain, le picard ou le wallon ou encore d’une langue d’origine germanique comme le francique ou le brabançon. Le jury de ce prix sera composé de membres de la Commission des Écritures et du Livre (session « Langues régionales endogènes ») qui peuvent faire appel, le cas échéant, à des experts extérieurs. La proclamation de ce prix aura lieu à l'automne 2024. Poser sa candidature  - Pour l’Espiègle de la première œuvre en langue régionale  : Les œuvres devront être adressées le  10 février 2024 au plus tard  au Service des Langues régionales endogènes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, via l'adresse électronique suivante :  langues.regionales(at)cfwb.be  - Pour l’Espiègle de théâtre en langue régionale  : Les œuvres présentées au prix seront soit inédites, soit publiées après le 1er février 2021. Elles devront parvenir le 10 février 2024 au plus tard, en six exemplaires, au Service des Langues régionales endogènes de la Fédération Wallonie Bruxelles, c/o Charmarke OSMAN OMAR, 44 Boulevard Léopold II, 1080 Bruxelles L'acte de candidature est à effectuer par l'auteur ou par sa maison d'édition ; à titre exceptionnel et sur demande de la Commission des Écritures et du Livre, le jury pourra inclure dans ses délibérations des œuvres méritantes remplissant les critères d'éligibilité mais n'ayant pas fait l'objet d'actes de candidature. Plus d’informations L’appel complet sur le site du Service des langues régionales endogènes Le règlement de l’Espiègle de théâtre en langue régionale (PDF) Le règlement de l’Espiègle…

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Du rire avant toute chose / Ciney 24e festival de théâtre wallon

Du 17 au 22 novembre 2014,  Ciney - Festival de théâtre wallon Le festival de Ciney est devenu une institution. Organisation privée de feu Marcel Lambert, puis publique lorsque la commune prit le relais, il a enregistré sur une semaine près de 3.000 entrées dans la salle du Centre culturel de Ciney. Rappelons le principe : du lundi au vendredi, 5 troupes s'affrontent. Le samedi, une représentation de gala est organisée, qui met en scène les vainqueurs de l'édition précédente. Depuis l'an passé, il n'y a plus ni jury ni prix spéciaux. Un seul prix est attribué par les personnes qui ont pris un abonnement aux 6 soirées. Ce prix du Public est décerné au terme de la soirée de gala. Le public de Ciney demande à rire le plus possible. Seules, les comédies sont admises. Le rire, érigé en dogme absolu, donne lieu à des dérives parfois regrettables et empêche l'actrice ou l'acteur qui possède un registre plus large d'interprétation de se faire remarquer, si ce n'est à titre accessoire. * Le lundi, « Dolores » de Joëlle Delahaut et Philippe Decraux fut interprété par Les Soçons d' Loyi (Les amis de Loyers-Namur) qui assurèrent un bon spectacle, emmenés par Marie Ervinckx et Fabienne Devleeswouer, sans donner dans les excès. Li Tèyâte di Tchèsselèt, le mardi, joua « Au guéy Biscovitch » (au gai Pinson) de Christian Derycke. Les comédiens ne furent guère convaincants, malgré toute leur bonne volonté, en raison notamment d'un maquillage déficient. Les 4 portes du décor restaient ouvertes le plus souvent pour pallier les petits accrocs de mémoire mais les comédiens firent bien fonctionner les zygomatiques des spectateurs, ce qui leur valut beaucoup de clémence. Le mercredi, l'Amitié Sauvenièroise (wallon de Gembloux) joua « Des malaujîs-èfants » de Michel Robert. Encore une fois, le maquillage ne fut pas à la hauteur, la musique fut mal synchronisée mais le public s'enthousiasma pour ces vieux devenus mafieux qui ramènent brutalement à la raison et au repentir un jeune gangster. Le plus souvent, dans le feu de l'action du 3ème acte, ils firent abstraction des maux d'un âge avancé pour défendre la jeune infirmière au cœur (presque) pur. Le jeudi, on attendait la Compagnie royale Les Échos de Naninne qui avait triomphé deux fois à Ciney. Ils interprétèrent « Trwès c'èst d' trop » de Christian Derycke. On allait voir ce que l'on allait voir. Et l'on vit un marchand de chaussures criard et jouant la charge, (entraînant plusieurs acteurs dans les outrances, telle Tante Zulma, alerte et percutante, malgré ses 85 ans), des joueurs de tennis apparaissant au 2ème acte dans leur tenue de la veille, des adresses au public, des lancers dans ce public, des remerciements très appuyés au public après le spectacle et même la blague racontée entre copains au public par l'acteur principal. On ne peut plus directement quémander les points de la victoire. Ce fut un triomphe et l'on put titrer le lendemain que Naninne avait «sans doute vaincu». Pourtant, restait « Pyjama po sîh » de Camoletti par la Fraternité poussètoise de Remicourt, dans l'adaptation de Jean-Claude Derwa, pièce jouée le vendredi. Un très beau décor, une pièce où le jeu des acteurs put mettre en évidence les nuances d'interprétation, une belle mise en scène nous firent regretter que la troupe ne participe pas au GPRA, même si les comédiens eurent de petits problèmes de mémoire. Le samedi, au gala, en notre absence forcée, Les Gais Wallons du Grand Rochefort, vainqueurs en 2013, ne se montrèrent pas à la hauteur de l'attente dans « C'èst mi qu'èst maîsse » de Froido Ronveaux. Hélas, c'est déjà arrivé dans la désormais longue histoire du festival. Rideau donc sur cette 24e édition qui procura au public les vertus thérapeutiques du rire, à défaut de propulser le théâtre wallon vers les sommets.…