Un été dans la combe


RÉSUMÉ

Quelque part entre Argonne et Champagne, un vagabond s’installe dans une baraque de bois. Le portrait d’un être solitaire et troublé que hante l’éclat d’un rire de fille jailli mystérieusement du paysage.


PRIX
  Prix Rossel, 1986

À PROPOS DE L'AUTEUR
Jean-Claude Pirotte
Auteur de Un été dans la combe
Dans ses oeuvres, Jean-Claude Pirotte déploie l'irrépressible nostalgie de ceux qui savent que les heures ne résistent pas au temps. Mieux que personne, cet authentique poète en tire d'opportunes conclusions : vivre est impossible; il faut s'élever par la chute, au coin du zinc, avec les perdants comme auditeurs désabusés, car eux seuls entendent les appels feutrés des cépages mystérieux. Pirotte parle la langue des revenants qui vendraient leurs os pour un Chantournais ou un Graves. Mieux, ce plumitif un rien pédant et très ivrogne concilie la tradition du lieu avec celle du gosier. Sa passion est de nous les faire partager, sous un ciel immense, animé par les plus fins bruissements.Jean-Claude Pirotte est né le 20 octobre 1939 à Namur. Il devient avocat en 1964, à défaut d'autre chose. En 1975, ennuis judiciaires. En 1984, retour au droit, par le plus ignoble des paradoxes, et à Namur, par goût de la fatalité.Ce qui a compté, c'est l'adolescence, les séjours hollandais, les grandes tournées dans les provinces, de Groeninge à Florence ou Malaga, la Bourgogne, les Ardennes, le pinard, les bistrots, l'anonymat des petites villes perdues, les amitiés, aussi.Interrogé sur les événements de sa vie, Pirotte répond qu'il a vécu quelquefois, est mort souvent, et ne se reconnaît guère aujourd'hui dans les existences successives qui encombrent sa mémoire douteuse. Sans doute, il y eut le gamin vagabond qui parcourait la hollande à bicyclette, l'espèce de gigolo démonomane qui fréquentait les zincs de Strasbourg - Saint-Denis, l'adolescent attardé roulant sa bosse dans des provinces perdues de France et d'Espagne, mais après tout, dit-il, ces voyages médiocres ne révèlent qu'une pratique incertaine, celle d'un mauvais art de la fugue, marqué du plus médiocre romanesque. Si j'ai vécu, ajoute-t-il, ce ne peut être que dans les livres, et plus encore dans ceux des autres que dans les miens. A chaque voyage, il faut se reconstruire, tout est à refaire. Une vie, ce n'est pas la somme de vies improbables. Jan Idsega, le personnage de Fond de cale, suggère qu'il n'est pas né d'une femme, mais d'une phrase, d'une métaphore dans un livre ou d'une ombre de brume sur la mer.Sur ses origines, ses disparitions, ses réapparitions, Pirotte répond n'en pas savoir davantage.Outre l'écriture, Jean-Claude Pirotte se commet aussi dans la peinture.

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