Tout est sous contrôle !


RÉSUMÉ

Avez-vous déjà croisé votre double, votre alter ego, mais qui aurait quinze voire quarante ans de moins que vous ? Ou commis un acte involontaire très embarrassant ? Ou aperçu un chat qui volait dans les airs comme un oiseau ? Dans ces vingt nouvelles, qui sont autant de moments pris sur le vif, il est question d’un toboggan indésirable, d’un conférencier extravagant, de lettres anonymes, d’une mystérieuse cravate, d’une bourgeoise « prout ma chère », de fantômes bien réels, de retrouvailles nostalgiques devant un vieux kiosque, de désarrois littéraires ou amoureux… Chaque personnage, du plus sincère au plus cynique, du plus rêveur au plus terre-à-terre, trouvera une raison d’exister. Et peut-être même le bonheur absolu ?


À PROPOS DE L'AUTEUR
Françoise Pirart
Auteur de Tout est sous contrôle !
Romancière, nouvelliste et biographe, Françoise Pirart, née à Bruxelles, a suivi un parcours inhabituel : élevage de chevaux, traduction, secrétariat juridique, ateliers d’écriture. Pendant près de dix ans, elle a enseigné le français à des élèves adultes d’origine étrangère, à Mons (Hainaut). Elle prête sa plume aux personnes qui souhaitent laisser une trace de vie ou un témoignage. Même s’ils sont destinés à un public adulte, ses romans abordent des thèmes qui touchent aussi la jeunesse : la révolte, les liens familiaux, la soif de liberté, l’amitié, l’amour. La romancière est sensible aux dérives de la vie sociale, qu'elles touchent à la justice, aux hasards de l'existence, aux blessures de sensibilité vive. On sent présentes les questions portant sur la répartition des chances de chaque être humain, sur le peu de distance qui sépare la folie de la raison, sur la difficulté de grandir, de vivre parmi les autres et de préserver la part du secret, de l'enchantement et de l'évasion. Ses personnages sont vivants, proches de nous, y compris les plus fantaisistes d’entre eux.

NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

D’emblée le titre – Tout est sous contrôle ! – du dernier recueil de nouvelles de Françoise Pirart nous donne le ton de l’ironie et de la duplicité qu’elle décortique délicatement dans vingt histoires où truculence, mystère et intimes dévoilements se resserrent dans un style où  jubilation et mélancolie vont ambedui.François Pirart a déjà publié nombre de romans et de nouvelles et s’occupe par ailleurs de suivis autobiographiques qui lui donnent certainement de nombreuses matières dans le domaine de l’intime, de la famille et des épisodes de la vie de nos contemporains. Son talent fait de ce recueil une rhapsodie drôle et généreuse…Ça se passe un peu partout, en maison de repos, en famille, dans…


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Les Fables de Pitje Schramouille

Encore une de ces « bruxelloiseries » dans la lignée du Mariage de Mademoiselle Beulemans   ? Eh bien non. Les Fables de Pitje Schramouille est un livre d’une autre nature, avec d’autres enjeux, témoignant d’une étonnante richesse d’invention. Mais sans doute a-t-il été mal compris. Sa relecture aujourd’hui est donc parfaitement justifiée.Roger Kervyn est un aristocrate gantois francophone dont la famille est venue s’installer à Bruxelles. Pour se rendre au collège Saint Michel, il passe régulièrement par le quartier des Marolles. Il se prend de sympathie pour ses habitants, leurs manières d’être, leur langage si haut en couleurs. Il va dresser le portrait de ces personnages à la fois tendres, drôles, roués et finauds, dont la vie n’est pas forcément agréable mais qui témoignent de grandes qualités humaines. Pour construire ce portrait, il procède par de petites scènes rapides, prenant appui sur le corpus littéraire des fables, qu’elles soient de La Fontaine ou qu’elles émanent de la tradition flamande. Kervyn parvient parfaitement à marier les registres populaire et littéraire. En résultent des évocations profondément humaines, témoignant de son empathie pour ces personnes aux sentiments généreux, mais souvent si mal exprimés. Ses textes jouent sur cette disparité de tons, grave et maladroit, ce qui leur donne un caractère spécialement savoureux et attachant. Lire aussi :   L’invention du marollien littéraire  par Paul Aron (C.I. n° 186) Roger Kervyn se dit fabuliste, mais ses fables ont souvent d’étranges morales. Parfois elles ne sont pas si morales que cela ; parfois elles sont plutôt insignifiantes – et l’on comprend que le principal souci du fabuliste est d’abord de raconter une petite histoire ; parfois ce sont des interprétations tout à fait personnelles de la fable de référence, à la conclusion étonnante, comme, dans « El Merel et les Coqs », la réinterprétation de « Le Geai paré des plumes du paon ».Le volume a connu une évolution significative. La première édition anonyme de 1923 est constituée de dix-neuf fables en vers libres et de six fables en prose. Kervyn les retravaillera en fonction des réactions du public. Une seconde édition signée, en 1931, inclut une pseudo pièce de théâtre, « El siège de Trwa ». En 1936, s’ajoute une très courte reprise du Cid . Les éditions de 1941 et de 1959 incluent chacune un texte en prose, « Des emmerdants que ça sont !…   » et « La lettre de Madame Bollemans ».Roger Kervyn délaisse progressivement l’argument de la fable pour s’orienter vers le jeu avec les références littéraires, d’une part, et vers la description de personnages, d’autre part.« El siège de Trwa » est ainsi une très drôle et très fine parodie de certaines conventions des représentations théâtrales ; avec en outre une scène scatologique des plus hilarantes. « El Cid   » résume en quelques pages la pièce de Corneille revue à la sauce bruxelloise. Ces deux pièces témoignent d’une invention débridée fort réjouissante.Dans « Des emmerdants que ça sont !… », Kervyn décrit les occupants d’une maison, dans un texte au burlesque consommé. Ainsi, un habitant surnommé Ghandi est montreur de puces savantes, métier qu’il est obligé d’abandonner quand il devient myope ; pour compenser ce handicap il se recycle en dresseur… d’éléphant. Quand celui-ci meurt d’ « hémorroïdes trompales » , Ghandi se lance comme « charmeur de vers soletaires [sic]  » . Ou, reprenant un calembour bruxellois, une habitante se dit « dame de cour » , elle qui est préposée aux toilettes.« La Lettre de Madame Bollemans » est sans conteste le texte le plus émouvant : la dame écrit maladroitement à un avocat parce qu’elle veut divorcer, l’occasion pour l’auteur de montrer ce que sont les difficultés de la vie.Kervyn est inventeur d’une langue. Son bruxellois s’inspire bien entendu de ce qu’il a entendu, et il parvient à en faire une transposition écrite et même littéraire. Il reprend des expressions (et un esprit) qu’il revivifie en mêlant les niveaux. Il s’inspire des déformations que le bruxellois parlé impose aux expressions toutes faites. Ainsi lorsqu’il parle de « ses yeux de larynx » ou du cheval de bois en « bâton armé » . 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