Sigur, ou presque


RÉSUMÉ

La publication de Sigur, ou presque, le dernier roman de Guy Vaes, est la continuation et l’accomplissement d’un geste insolite de l’écrivain anversois. Le samedi 24 septembre 2011, quatre mois avant son décès, l’écrivain confia à ses amis Bart Vonck et Adolfo Barberá del Rosal une copie de la première partie d’un diptyque dont il n’avait pu écrire le deuxième volet. Il leur dit à cette occasion : « Je ne trouve pas la fin et je ne veux pas inventer. »
Sigur, ou presque est le titre choisi pour ce dernier texte de Guy Vaes, resté inachevé et publié pour la première fois par les éditions de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, dont il fut membre de 1997 à 2012. Les personnages y marchent sur un tapis de « presque », et rencontrent leur destin lors d’une quête qui brouille une vision trop étroite et rationnelle de leur vie. Chez Guy Vaes, les mystères ne se révèlent guère, ils sont là, et ils soutiennent nos lectures. Tout en explorant les multiples mystères insondables dans lesquels nous sommes tissés, l’auteur d’Octobre long dimanche (1956) et de l’Envers (prix Rossel 1983) livre avec ce roman l’ultime étape de son aventure littéraire qui devait presque nécessairement se terminer par l’absence d’un point final.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Guy Vaes
Auteur de Sigur, ou presque
Je suis né deux fois. D’abord à Anvers en 1927; ensuite à Londres en 1958, date de mon premier séjour. Dans la première ville – ce fait accompli –, je découvris un fleuve plus ou moins intimiste, l’enfermement scolaire, un ennui endémique, mais aussi la caverne d’Ali Baba contenant les romans de Faulkner, Hawthorne, Julien Green, Henry James, Flaubert, Proust, et ainsi de suite. Dans la seconde ville – rêvée depuis l’enfance –, Eldorado pour l’amateur d’épiphanie et d’insolite à discrétion, je reconnus le vrai lieu natal, celui où la littérature s’incarne hors des textes. Et quelle ne fut pas ma satisfaction en lisant, sous la plume d’Adrienne Monnier, que Londres participe du monde invisible, impression que ne m’ont pas communiqué Paris, Singapour, New York ou Prague. De ces éléments que complétèrent le cinéma britannique (son âge d’or !), les photographies de Bill Brandt dont le climat occulte confirme l’intuition d’Adrienne Monnier, sans omettre ma vie privée, naquirent mes romans, d’«Octobre long dimanche» au «Stratèges». Le roman poétique, touchant parfois au fantastique, ne fut pas un choix délibéré mais le consentement éperdu à une atmosphère que je portais en moi et qui excluait le réalisme. Le personnage central y était un miroir qui réfléchissait un dehors auquel d’ordinaire le regard d’autrui demeure insensible. Donc, le personnage est le support des situations. S’interroge-t-il à leur propos, c’est pour en jauger la part de menaces. Autrui lui est une apparition. Le monde, un lieu qu‘on ne change pas mais qu’on découvre. Quant au temps, c’est l’entité qui force Dieu à remettre sans répit Sa créature sur le métier. S’y refuserait-il, comme un conteur qui voudrait se débarrasser de ses personnages, que le Temps l’anéantirait. 2 ŒUVRES QUE JE SOUHAITE FAIRE CONNAÎTRE Henry James, Les Ambassadeurs William Faulkner, Absalon, Absalon! 3 LIVRES DE MA BIBLIOGRAPHIE L’Envers L’Usurpateur Les Apparences


NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Quelques mois avant sa mort en février 2012, Guy Vaes confia à deux proches, Adolfo Barbera del Rosal et Bart Vonck, le manuscrit de la première partie d’un diptyque dont le deuxième volet n’était pas encore écrit. « Je ne trouve pas la fin et je ne veux pas inventer », leur confia-t-il. Le roman est même deux fois inachevé, la première partie se concluant, volontairement, sur une phrase incomplète. En outre, le texte n’avait pas de titre ; les deux dépositaires du manuscrit lui en ont donné un, Sigur, ou presque, titre particulièrement judicieux tant le récit repose sur ce mot presque.On peut vraiment s’interroger sur ce qu’aurait pu être la suite de ce récit, d’autant plus après cette…


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