Retour en pays natal


RÉSUMÉ

Une réflexion sur la paternité et le rôle des pères dans notre société.

Nicolas Crousse assemble ici les pièces éparpillées du puzzle de son enfance. Au fil des pages, il convoque ses souvenirs d’enfant rêveur et solitaire, hypnotisé par les oeuvres de Marc Chagall, et s’interroge sur ses relations familiales. Notamment celle qu’il entretient avec son père, poète égaré, voyageur, souvent absent.

À travers cette quête identitaire, l’écrivain interroge la notion de paternité, d’abord en tant que fils, puis dans son rôle de père. Par l’écriture, il parvient à se détacher progressivement de la figure paternelle pour retrouver sa propre identité. Retour en pays natal est l’histoire d’une enfance portée par l’amour d’un fils pour son père.

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À PROPOS DE L'AUTEUR
Nicolas Crousse
Auteur de Retour en pays natal
Né en 1966, Nicolas Crousse est un écrivain et journaliste culturel belge.


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Le Carnet et les Instants

Nicolas CROUSSE, Retour en pays natal, Castor astral,2021, 192 p., 18 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 9791027802869En cette fin d’été paraît aux Éditions Le castor astral, le dernier roman de Nicolas Crousse, Retour en pays natal. Ce livre « hors-normes », à la fois récit littéraire et exploration initiatique, mène le lecteur  depuis l’enfance de l’auteur dans les années soixante jusqu’à nos jours. Et au-delà…. . L’auteur nous prévient : « ceci n’est pas un roman, pas un livre de nouvelles, pas non plus un recueil de poésies, pas davantage une autobiographie. » À ce jeu-là, de dire « ce qui n’est pas », Nicolas Crousse nous dévoile en réalité tout ce qui fait ce livre et qui nous a enchanté.…


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La Comtesse des Digues

Là où tout le réel est poésie , écrivait Jacques Sojcher dans sa préface à une précédente édition de La comtesse des digues , premier roman de Marie Gevers (1883-1975). En effet, l’œuvre de celle qui reçut une éducation mi-flamande mi-francophone et vécut de manière quasi exclusive dans le domaine familial de Missembourg où une scolarité originale lui fut dispensée notamment via la lecture du Télémaque de Fénelon et une connaissance approfondie de la Nature, repose sur un ensemble de dynamiques structurantes qui sont généralement celles du discours poétique. La littérature classique et le grand livre du jardin domanial remplacèrent donc avantageusement l’école, faisant de la petite fille un être mi-rustique mi-intellectuel et un écrivain francophone élevé au contact des patois flamands de son milieu natal. Éloignée du roman régionaliste tout comme des expérimentations modernistes, Marie Gevers, qui fut la première femme belge à être élue au sein de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique , offre à ses lecteurs, à travers des romans, des récits ou des contes comme La comtesse des digues (1931), Madame Orpha ou la sérénade de mai (1933), Guldentop : histoire d’un fantôme (1935), Le voyage de Frère Jean (1935), La ligne de vie (1937), Plaisir des météores ou le livre des douze mois (1938), Paix sur les champs (1941), La grande marée (1943), Vie et mort d’un étang (1950) un univers littéraire riche, autonome et singulier. La dimension autobiographique y est incontestablement présente. Durant la Seconde guerre mondiale, Marie Gevers, comme d’autres écrivains connus, eut des relations imprudentes , peut-on lire dans un compte-rendu de séance de l’Académie. Elle adhéra en effet à l’Association européenne des écrivains, fondée en octobre 1941 à Weimar, placée sous la tutelle du Ministère de la Propagande du Dr Goebbels.  Les sections nationales belges de cette association ouvertement anticommuniste étaient partagées en sections flamande et francophone : Pierre Hubermont, responsable de la Commission culturelle wallonne, Constant Malva, écrivain-mineur de fond, le journaliste rexiste Pierre Daye et l’écrivain régionaliste liégeois Joseph Mignolet, sénateur rexiste, en firent partie.Dans l’œuvre de Gevers, Missembourg est un ombilic. Le pays entre l’Escaut et le vieil Escaut y apparaît comme un topos îlien  et la matrice même du récit : la terre et l’eau s’y entremêlent  à travers leurs rapports conflictuels et nourriciers ; toute une activité locale, avec ses stratifications économiques, sociales, psychologiques y prend source. Le monde extérieur – la ville, l’étranger – y est perçu comme une intrusion : la Nature et le cours du temps ont leur propre logique, qu’il ne faut pas perturber par de l’innovation. Les relations amoureuses y sont pareillement délimitées. La confrontation de l’endogène et de l’exogène est une base essentielle de l’intrigue. Dans l’histoire de Suzanne, la «  comtesse des digues  » qui succède à son père décédé, chargé de l’entretien du système de contrôle des eaux et des polders, il y a une réminiscence lointaine de l’histoire de la Calypso du Télémaque . Entre Suzanne, son domestique Tryphon et Max Larix, l’intrigue amoureuse se déroule sur fond de transgression, de clivage social et d’intime relation avec la nature environnante, quatrième protagoniste de ce quatuor amoureux sinon érotique. Les personnages secondaires du roman offrent également une vision dichotomique des rapports sociaux et amoureux. 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