Où le poème



À PROPOS DE L'AUTEUR
Pierre Gilman
Auteur de Où le poème
En 2006, Pierre Gilman a publié aux éditions de L’Âge d’Homme un premier recueil intitulé Dans la serre poétique et autres poèmes, qui a reçu le prix Nicole Houssa de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises. Ce prix est destiné à un poète originaire de Wallonie, pour un premier volume de vers publié ou non. Extrait de l'argumentaire du jury :"Né à Liège, l'auteur, qui pratique pourtant la poésie depuis une trentaine d'années n'en est, et la chose est étonnante, qu'à sa première publication. C'est une révélation pour tout amateur de poésie. Pierre Gilman s'est nourri de poètes tels que René Char, Yves Bonnefoy, Philippe Jacottet et parfois de René Guy Cadou. Il a aussi pratiqué des auteurs de notre pays: Jacques Izoard, Guy Goffette, Eugène Savitskaya. De telles références expliquent que Pierre Gilman s'intéresse aux choses les plus habituelles tout autant qu'à la transposition de celles-ci. Ce qui interfère sa manière de penser, d'être, de rêver. Son inspiration s'accroche en effet souvent à des décors familiers, comme le pont d'Amercoeur ou le bois de Long Zuoin, à Liège, voire à des horizons plus lointains (la Grèce, Sarajevo). Mais dès ces jalons posés, l'auteur extrapole aussitôt et s'aventure dans une recherche plus personnelle où les mots jouent toujours leur rôle de catalyseurs et de tremplins. Cette poésie lumineuse reste parfois d'un abord assez complexe, ce qui n'enlève certainement rien à son charme. C'est un premier recueil de haut vol que le jury a souhaité couronner."


NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Pierre Gilman est né et a vécu à Liège, où il nous a quittés en octobre 2021 à l’âge de 72 ans. Il s’était distingué aux yeux de Willy Bal, Roger Foulon et Yves Namur lors de la publication en 2006 de son premier recueil, Dans la serre poétique (L’Âge d’homme), récompensé par les trois membres du jury du prix Nicole Houssa de l’Académie. Ceux-ci soulignaient un « premier recueil de haut vol », une « révélation pour tout amateur de poésie ». Un second recueil, Presque bleu, est paru au Fram en 2010, et c’est aux bons soins d’Yves Namur que furent confiés les textes d’Où le poème, troisième volume tout récemment paru au Taillis Pré — hélas à titre posthume. Il est par conséquent…


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Battements crépusculaires

L’aube à peine effacée vite passée comme l’enfance Le temps de goûter aux parfums des jours blancheur de l’aubépine Ce sont tant de haies dressées comme des murs dans le labyrinthe de vivre et déjà le crépuscule s’avance   Si la vie « linéaire » est faite de l’alternance du jour et de la nuit, c’est une autre temporalité que révèle le recueil Battements crépusculaires de Philippe Mathy et André Ruelle. Le livre donne en effet à éprouver une dimension temporelle confinant au cycle cardiaque de la systole et de la diastole, comme en accordéon – à l’image du nom de la collection des éditions Tétras Lyre (qui a récemment fêté ses trente ans) dans laquelle s’inscrit ce livre. Cette temporalité est celle des «  lézards  / [qui] semblent voyager / au hasard  », fissurant la trame des jours qui sont et seront vécus, teintés de «  temps de pluie  » et de moments de «  défaillances  », mais qui permettent aux rêves et aux projets d’éclore. Scandé par la répétition d’un vers, «  et déjà / le crépuscule s’avance  » , les poèmes déploient une fantasmagorie qu’illustrent quatre femmes, représentées dans des postures lascives, jouant avec une plume et regardant vers des directions qui semblent ne pas exister, pareilles à «  la nuit qui […] tourne  », à l’instar d’un «  manège sans enfants / où des chevaux de bois / tête basse / demeurent figés / dans leur mouvement  ». Les dessins délivrent un ciel minéral et une terre nébuleuse, où les espaces, aux perspectives irréelles, naissent comme de vastes plaines aux couleurs vespérales : ainsi des désirs et des élans qui nous animent, où la vie, se contractant et se distendant, semble suspendue dans l’attente de la nuit. Nous vivons de mourir Toujours pourtant nos yeux sont ravivés par l’espérance d’un printemps Dès l’enfance «  vite passée  », vivre est un labyrinthe, où l’avancée ne se fait qu’à l’aveugle, en tâtonnant : toujours s’agit-il de «  cherche[r] dans le ciel / une trouée de lumière  » et de rester en mouvement, au-delà des murs, des pierres et du vide qui sans doute nous figent chaque jour davantage. Les univers de Philippe Mathy et d’André Ruelle semblent familiers de celui du poète Salvatore Quasimodo (Prix Nobel de littérature en 1959), à qui ce livre est dédié. «  Chacun se tient seul sur le cœur de la terre / transpercé d’un rayon de soleil / et soudain c’est le soir  » : placés sous l’égide de ces vers de Quasimodo, les six textes et dessins composant le recueil tracent, aussi légèrement qu’une caresse d’hirondelle, des mots «  dans la nuit d’un chemin […] / où [ils] / n’ont pas encore été piétinés  ». Charline Lambert…

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