Marcel Broodthaers par lui-même | Objectif plumes

Marcel Broodthaers par lui-même

RÉSUMÉ
Pour découvrir l’univers complexe de cet artiste du XXe siècle à la fois poète, artiste plastique, journaliste, photographe et cinéaste. En niant les caractéristiques propres à ces disciplines, il abolit leurs démarcations.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Marcel Broodthaers

Auteur de Marcel Broodthaers par lui-même

Marcel Broodthaers est né à Saint-Gilles (Bruxelles) le 28 janvier 1924 et est mort à Cologne (Allemagne) le 28 janvier 1976. D’abord écrivain, poète et journaliste, mais aussi photographe et réalisateur de films, sa carrière d’artiste plasticien commence en 1964 par une exposition à la Galerie Saint-Laurent (Bruxelles) où il présente 50 exemplaires invendus de son recueil de poésie Pense-Bête scellés dans du plâtre. Cette œuvre symbolise son passage du textuel au monde de l’objet. Broodthaers ne cessera pourtant jamais d’être un poète. Il est fasciné par de grands auteurs comme Baudelaire, Mallarmé, Poe. Broodthaers est également très influencé par le peintre René Magritte qui joue dans ses tableaux avec le rapport existant entre l’objet, l’image qui le représente et le mot utilisé pour le désigner. Durant toute sa carrière, Marcel Broodthaers n’a cessé de questionner les liens entre l’œuvre d’art, le public et le monde muséal. Ses célèbres installations poétiques réalisées à partir de coquilles de moules et des coquilles d’œufs peuvent apparaître comme un questionnement de ce système (les coquilles sont vides, comme l’est le discours des critiques artistiques) mais également comme un jeu sur le langage (la coquille de moule est le moule de la moule). Ses réflexions sur la fonction des musées se poursuivent en fondant le Musée d’art Moderne – Département des Aigles (1968-1972), comprenant une douzaine de sections qu’il ouvre l’une après l’autre pendant quatre ans. Broodthaers pose la question suivante : un objet exposé dans un musée (même imaginaire) suffit-il à le transformer en œuvre d’art ? L’œuvre de Marcel Broodthaers est singulière, comme sa position dans l’histoire de l’art du 20e siècle. Broodthaers se situe cependant au carrefour de nombreux courants artistiques, et il serait réducteur de l’enfermer dans un courant en particulier.

AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:xfirstword - "Marcel Broodthaers par lui-même"
stdClass Object ( [audiences] => [domains] => Array ( [0] => 9174 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Michel de Ghelderode ou la hantise du masque

À propos du livre (extrait de l'Introduction)…

Le mouvement romantique en Belgique (1815-1850). II Vers un romantisme national

À propos du livre Nonum prematur in annum… L'exigeant précepte d'Horace a trouvé, cette fois, sa rigueur dépassée, puisque c'est de 1948 qu'est daté le premier tome du présent ouvrage. Bien malgré nous, il est vrai : des occupations professorales absorbantes, la maladie ensuite, puis de cruelles épreuves familiales ont, trop longtemps sans doute, retardé la rédaction, la mise au point et l'achèvement de ce tome II et dernier. On s'en excuse. Après un tel délai, peut-être n'est-il pas inutile de rappeler à cette place le dessein qui n'a pas cessé d'être le nôtre. C'est de poursuivre, dans le milieu belge, entre 1815 et 1850, une enquête attentive sur l'évolution des idées, des tendances et des réputations littéraires. La suivant à la trace, nous avons cherché à en préciser la marche dans les esprits et dans les écrits de ce temps. Revues et journaux, préfaces et critiques nous ont fourni l'essentiel de notre documentation. Nous avons tenu le plus grand compte des influences étrangères, et singulièrement de celle du romantisme français, dont la contrefaçon multiplie alors les oeuvres parmi nous. Et nous n'avons pas négligé de mesurer, quand il y avait lieu, les répercussions des événements politiques ou sociaux sur le devenir, en nos provinces, de la «chose littéraire». Notre propos a donc été, dans l'essentiel, l'étude d'un mouvement d'idées. On aurait tort de chercher ici un relevé complet des auteurs belges de l'époque romantique et un catalogue de leurs ouvrages. Nous avons, pour notre modeste part, essayé de tracer un tableau abrégé de cette époque de notre passé littéraire dans quelques chapitres de la grande Histoire illustrée des lettres françaises de Belgique, dont nous avons naguère dirigé la publication avec notre savant confrère et collègue, M. Joseph Hanse. On nous permettra d'y renvoyer. Ici, la production nationale nous intéresse avant tout dans la mesure où elle rend témoignage de la marche des idées littéraires ou en illustre le cheminement. Volontairement réduites au minimum, nos indications bibliographiques sont, strictement, celles des textes qui ont fourni nos citations ou autorisé nos conclusions. En d'autres termes, notre dessein a été ici, avant tout d'apporter une contribution valable à l'histoire des idées, er souhaitant qu'elle puisse servir à illustrer un jour ce que notre regretté maître Fernand Baldensperger appelait «une sorte de philosophie de la vie et du mouvement en littérature». Nous ne nous flattons pas d'y avoir réussi. Du moins espérons nous qu'on pourra trouver aux pages du présent tome, comme à celles du précédent, des citations nouvelles ou peu connue: et des témoignages inédits,…