L’invention du marollien littéraire


L’apparition de l’argot dans la littérature constitue de longue date une irruption provocante du parler populaire. Les linguistes désignent comme des variations diastratiques les niveaux de langue se référant aux différents statuts (économique, social, culturel) des locuteurs et au contexte (social, référentiel, instrumental) de l’énonciation. Dès le Moyen Âge, des écrivains en font usage, comme Villon dans Le jargon et jobellin dudit Villon (1489), ou la littérature dite poissarde du XVIIIe siècle, censée imiter le parler des lavandières. Au XIXe siècle, c’est le vocabulaire des « classes dangereuses » qui fait irruption dans le roman-feuilleton, avec les Mystères de Paris d’Eugène Sue. Au XXe siècle, le langage des prisons, des truands, les argots des métiers, du sexe ou du jeu sont abondamment transposés, en particulier dans les genres littéraires visant un large public XX . Nombre de dictionnaires spécialisés ont recueilli ces termes et ces tournures.…

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À PROPOS DE L'AUTEUR
Paul Aron
Auteur de L’invention du marollien littéraire
Paul Aron est enseignant-chercheur de littérature belge et française. Docteur en philosophie et lettres de l'Université libre de Bruxelles, il est directeur de recherche au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) et professeur de littérature et théorie littéraire à l'Université Libre de Bruxelles. Il s'intéresse à l'histoire de la vie littéraire, principalement des XIXe et XXe siècles, aux relations entre les arts et entre la presse et la littérature.


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