Moins achevé et moins riche du point de vue philosophique et théologique que Les Frères Karmazov, L’Idiot est certainement le roman le plus bouleversant de Dostoïevski.
Il dessine, à travers ses personnages, un étonnant tableau du cœur humain et de ses contradictions. La paire Mychkine-Rogojine est évidemment centrale dans le déroulement du récit. Mais celle autour de qui se nouent leurs relations et leur commune folie est Nastassia Filippovna, une femme qui, adolescente, fut abusée par son tuteur et en est restée profondément blessée. Elle est déchirée entre une aspiration à la lumière et à la vie, que suscite en elle l’humble et pur Mychkine, et une volonté de s’avilir et de se détruire, dont le passionné et violent Rogojine se fait l’instrument.
Le journal de Nastassia, qui fait l’objet de ce roman, décrit les tourments qui habitent l’âme et le cœur de cette femme. Elle y évoque aussi les rêves qui dévoilent les méandres de son inconscient. Le roman est ainsi comme un miroir (modeste) du chef d’œuvre de Dostoïevski.
Auteur de L'idiote : Nastassia Filippovna Barachkova, mon journal (1857-1865)
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