Les formes d’un soupir


RÉSUMÉ

« Le vent porte le corbeau. Toi et moi, nous sommes le vent. » Grâce à une expérience hallucinogène, un libre-penseur mexicain parvient à entendre de nouveau la voix de sa fille, Melitza, assassinée pendant l’insurrection d’Oaxaca, deux ans auparavant. Elle lui relate ses derniers instants auprès d’Evo, un chaman huichol qui va lui offrir, à travers un étourdissant rituel d’oubli, la plus romantique des métamorphoses.
Road movie au pays de Quetzalcóatl, le deuxième roman d’Hubert Antoine défonce les portes du deuil, supprime les frontières entre morts et vivants pour révéler un Mexique toujours aussi captivant dans les plus ardentes couleurs de l’intensité.


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À PROPOS DE L'AUTEUR
Hubert Antoine
Auteur de Les formes d’un soupir
Hubert Antoine est né à Namur en 1971. Après une formation en facultés de Droit et de Philosophie et lettres comme auditeur libre, il part en 1996 à Guadalajara, au Mexique, où il fonde un petit restaurant de crêpes et de gaufres : le Coq à poil. En 1998, il a reçu le Prix Polak de l'Académie pour son manuscrit "La terre retournée" et a très tôt été reconnu comme l'un des meilleurs écrivains de sa génération. Lauréat d’une bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Bourse semi-sabbatique 2020


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Le Carnet et les Instants

Hubert ANTOINE, Les formes d’un soupir, Verticales, 2021, 272 p., 19,50 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9782072932250Melitza, Mexicaine gorgée de jeunesse et assoiffée d’amour, danse et cadence ses passions, ses révoltes, ses pulsions. Melitza veut, tance, réclame la vie… qui la malmène et la quitte pourtant. Ce fruit juteux aux promesses suaves et acidulées se voit transpercé d’une balle brutale, en pleine poussière d’une rue de Santa Lucía, sous les rayons d’un soleil tardif et les yeux incrédules de son père. Evo, son protecteur huichol aux iris saphir, ramasse alors son enveloppe meurtrie et s’enfuit avec elle. Cette course impérieuse paraît de prime abord étrange, mais « son rapport au monde est tout à fait particulier. Toujours en…


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Soren disparu

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Son père qui, durant la tragédie, écrivait un texte intitulé L’ouragan a frappé Nyundo , titre qu’elle a choisi de reprendre : «  Même en colère, son regard restait tendre. » «  J’aimais la façon de rire de ma mère, de porter tout à la lumière de la dérision.  »L’ultime chapitre, Riposte au négationnisme , est sans ambages. Car, dès la fin du génocide, certains «  ont repoussé les limites de la raison jusqu’à prétendre que, parmi le million de morts, quatre-vingt pour cent étaient des Hutus ». Elle insiste : «  Le négationnisme ne se contente pas de succéder au génocide : il le prépare, l’accompagne tandis qu’il est mis en œuvre et lui fait suite – une vérité qui vaut pour tous les génocides  ».Comment contrer les dérives négationnistes ? En témoignant au monde. En osant se raconter.…