Les belles natures


RÉSUMÉ

Un mariage mais devant un faux maire, une contrebande de diamants mais pratiquée par une très sage demoiselle, un enlèvement mais consenti, un vieux duc encore fringant et une femme de ménage au grand coeur, la gloriole d’une naissance annoncée dans un journal et ses déplorables effets, une propriétaire et une administration en quête d’un terrain qu’on n’arrive pas à retrouver, un scénario de film qui tourne mal, telles sont quelques-unes des surprises que nous réserve ici Félicien Marceau. De Paris à Naples et de Positano à Dakar, nous voici devant un monde bariolé, divers ; un monde où, seul, l’inattendu arrive ; un monde où, bras dessus, bras dessous, vont bon train la drôlerie, l’émotion et l’appétit de vivre.



AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:xfirstword - "Les belles natures"
stdClass Object ( [audiences] => [domains] => Array ( [0] => 9548 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Une adolescence en Gueldre

Ange Vincent relate dans ses carnets son adolescence…

K-Gool®

Pierre HOFFELINCK , K-Gool® ,  Murmure des soirs, 255 p., 20 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978-2-930657-87-5Que de « cagoules » dans l’Histoire : celle du bourreau, celle de l’Extrême-droite française des années 30 (« La Cagoule »), celle du terroriste ou du cambrioleur, mais jamais encore nous n’avions rencontré K-Gool® …Ce petit ® signifierait-il que l’auteur, qui a réservé le droit de ce nom, a fait un pari sur l’avenir de l’anticipation, de la pertinence et de la fonction de cet étrange objet dans un autre récit ?K-Gool®… est cet accessoire de « bonheur » que les terriens de son roman portent avec obligation et jouissance. Mais revenons au début : une colonie de terriens sur Mars n’a plus de nouvelles depuis de nombreux mois de la terre, la terre ne répond plus, c’est le temps du Grand Silence. Malgré la crainte et les réticences de la plupart des colons, un homme, qui fait ici parfaite figure de héros de la dernière chance, Samuel Rhodes, Sam , décide de faire le long voyage qui durera six mois pour rejoindre la Terre. Une pandémie, une  extinction nucléaire, un cataclysme sont peut-être la raison tragique de ce lancinant silence… Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil littéraire ni cinématographique.Le voyage est long, très long, six mois de solitude ; Sam Rhodes tente de s’entraîner physiquement mais il pense surtout à ce qu’ils étaient en train de construire sur Mars, à cette façon de prolonger l’humanité en l’ externalisant …L’atterrissage a enfin lieu… Mais ce qui frappe avant tout Sam Rhodes, c’est que tous, sans exception, et malgré le soleil radieux, avaient la tête enveloppée dans une pièce de tissu, comme les cambrioleurs des films policiers de son enfance, les traits dissimulés sous un bas nylon pour commettre leurs méfaits. C’étaient des masques intégraux qui, à l’exclusion d’une large ouverture pour la bouche et de deux petits trous pour le nez, recouvraient entièrement le visage, même les yeux.  (…) On pouvait même voir des enfants corpulents, des gorets gras prêts pour la broche, jouer à la balle en portant leur masque. Ou plutôt, ils faisaient semblant car, si le capitaine Rhodes reconnaissait bien les mouvements caractéristiques de ce genre d’exercice, il ne voyait aucune balle.  Julia, une jeune femme, tente de résister à sa façon à toutes ces tentations totalitaires réclamées par une population connectée au vide collectif.  Julia se bat pour sauver l’idée même de beauté et de tout ce qui fait le prix de l’humanité : l’art,  la conscience, le langage subtil… Entre Sam Rhodes et Julia, une histoire d’amour fondamental va naître, comme un Adam et Eve dans l’enfer virtuel. C’est l’homme et la femme dans le Wonderful world du cauchemar climatisé que nombre d’écrivains ont entrevu lors des siècles précédents, en ont aperçu et décrit les avatars avec une concrétude et une précision… qui empêche toujours les aveugles de voir.Julia, dans une confrontation avec Sam Rhodes sur le non-sens de cette déliquescence programmée, évoque tous les tenants et aboutissants de ce qu’elle connaît de l’Humanité, du langage, du Vide, du Réseau… «  L’originalité de notre temps, c’est que les mots appartiennent tous au Réseau, ce qui ouvre évidemment des perspectives. Cela permet… d’unifier le discours, dirais-je, le K-Gool®, finalement, ne change pas grand-chose. Il permet juste d’aller plus vite . » Pierre Hoffelinck a déjà publié plusieurs romans aux éditions Murmure des soirs et a montré son goût et sa dextérité narrative pour nous emmener dans des récits de l’ombre, du secret, du magique grâce à une langue tantôt baroque, tantôt fluide.Dans un univers éclairé par un lointain Jules Verne, un Philip K. Dick plus proche ou le français René Barjavel, Pierre Hoffelinck place les lectrices et les lecteurs dans un environnement littéraire marqué par l’anticipation, mais aussi ce qu’on pourrait appeler, depuis l’orwellien 1984 (alors marqué par le stalinisme) une littérature de la disparition linguistique, de la terreur langagière et de tout ce qui fait l’homme : le sens critique, le langage, sa capacité à nourrir des relations sociales conscientes et à ressentir des émotions dans des situations infinies.Car il s’agit de tout cela dans K-Gool®  et l’auteur sait mener avec talent ce grand récit d’aventure et de méditation sur la disparition du langage individuel passé sous les fourches caudines de la virtualité consumériste et de la pensée sommaire et réactionnelle : la première porte de l’Enfer. Daniel Simon Pourquoi la Terre ne répond-elle plus ? C’est pour découvrir la vérité que le capitaine Sam Rhodes entreprend un périlleux voyage de plusieurs millions de kilomètres à bord d’un vaisseau de fortune. La vérité... Quelques mots à griffonner au bas d’un rapport pour donner un sens à ce qui se passe. Rien de plus simple... Mais sur la Terre, que va retrouver Sam Rhodes ? Les mots ne sont plus le bien commun de tous les hommes. Ils ne courent plus librement de bouche en bouche. Toutes les vérités sont contrôlées. Pour accomplir sa mission, Sam devra déjouer les pièges d’un monde qu’il ne comprend plus, un monde soumis à la…

L’Afrique pour se perdre

Milou quitte la Belgique pendant l’été 1970 avec ses trois enfants pour s’assurer que son mari ne les emmènera pas aux USA avec lui, suite à leur séparation. D’un tempérament impulsif et fougueux, elle choisit l’Afrique pour se perdre , atterrit à Kinshasa dans le jeune Zaïre de Mobutu et se rend pour enseigner deux ans à Luluabourg (aujourd’hui Kananga), puis un an à Bukavu. À la porte de l’avion, une gifle d’air brûlant. Coup de javelot dans les rétines. Je vois le jour, enfin. Cette lumière… mais quelles montagnes avons-nous gravies pour être à ce point proches du soleil ? Liz, la narratrice, découvre tout au présent et ses périls : elle a à peine 6 ans à l’atterrissage et en aura 9 ans à son retour en Belgique. Elle sait dès ce moment qu’elle rédigera un jour son immense aventure. Trouver le journal intime de sa mère des décennies plus tard lance la rédaction de ce récit déguisé en roman. Je me sens mal dans cette école. J’ai peut-être la peau blanche, mais j’en suis certaine, mon cœur, lui, est devenu noir ! Avec Milou en mère excessive et libre, Alix grande sœur plus responsable, la petite Liz est aussi la cadette de John, un frère dangereux se prenant pour un bandit et aussi l’homme de la maison, du haut de ses douze ans qui en paraissent seize. De plus, la famille s’agrandit du voisinage, des camarades de classes et des débordements du cœur du Congo.Liz, pénétrée du continent, entre peu à peu en osmose avec le pays. Le spectacle de sa vie intérieure, en fusion toujours plus forte avec la terre, la grande nature, le climat et le ciel, dépasse en le sublimant, son entendement de petite fille absolument offerte à l’existence. Je me fiche qu’on me regarde, je suis la petite Blanche qui entre en transe parce qu’elle brûle de vie et qu’il faut que ça sorte. Je ne vois plus personne, je suis ailleurs. Une dimension parallèle où seule la musique parle, cogne, tape sur les tambours et impose ses lois. Elle m’a prise dans ses longs bras d’ébène et sculpte mon corps à sa guise. Des chanteurs scandent chacun de mes gestes et subliment ma danse. Des larmes soudain inondent mon cou. Brutalité des contrastes : la petite famille embarquée dans la grande histoire du pays va subir les frasques de l’idéologie mobutiste jusque dans le bureau de tel ministre et l’impasse de la jungle débordante. Nous aurions pu finir découpés à coups de machette. Mes frères zaïrois auraient pu me faire ça, à moi et à ma famille. Ça me pétrifie. J’ai l’œil rivé à ma frêle main blanche sur le bras chocolat du général. Je serai toujours une mzungu . Quels que soient mes sentiments, mes tentatives pour me rapprocher d’eux, je n’ai pas l’honneur d’être née zaïroise. L’Afrique est toute Aventure. Ce roman le raconte à foison et se lit avec plaisir, curiosité, envie, inquiétude aussi. Une fois dépassée la mise en place fragile d’une petite fille de moins de dix ans en narratrice comprenant et s’exprimant comme une adulte, Fabienne Zutterman sait emporter le lecteur dans son histoire vraie en un…