Le signe du loup


RÉSUMÉ

Par sa grande connaissance de l’Ardenne, de son peuple et de son histoire, Jules Boulard nous conte avec talent l’histoire de François-Noël Raison, enfant perdu, naufragé d’une Révolution française qui réinvente la Liberté au prix de longues années de disette et de misère. Le garçon, qu’un signe marquait de mystère, va grandir dans les privations, mais aussi la nature. Malgré les turbulences révolutionnaires, François-Noël se fortifiera dans l’amour des Jamet, une famille paysanne…


À PROPOS DE L'AUTEUR
Jules BOULARD
Auteur de Le signe du loup
Jules Boulard est né à Marche-en-Famenne, le 21 février 1938.Marié à Claudine Loppe.Origines familiales :Côté maternel: Jéhonville, famille Pirot-Evrard (apparentés à Paul Verlaine).Côté paternel: Chanly, famille Boulard-Charlier."Mon père ayant été sous-officier de gendarmerie, nous avons dû déménager à de nombreuses reprises lors de chacune de ses promotions (Marche, Arlon, Péruwelz, Yvoir, Dison, Huy) mais c'est le village de Jéhonville qui est resté mon point d'attache et la terre de mes racines."Ecole primaire à Arlon.Etudes secondaires à l'Athénée royal de Dinant.Licencié en Philologie romane, Université de Liège 1960, cplt Histoire de l'art et archéologie.Thèse: une étude de dialectologie wallonne sur le chestrolais dans la commune de Jéhonville (Atlas linguistique de Wallonie, N° 38). Officier de réserve - Arlon.Professeur de latin et grec à l'Athénée communal Saucy, à Liège.Professeur de français et histoire à l'Athénée royal de Dinant.Professeur de français à l'Athénée royal de Châtelet. (En outre, chargé du cours d'expression écrite et verbale à L'Université du Travail P. Pasteur, en secrétariat de direction, et chargé du cours d'Histoire du Théâtre, de la Littérature et de la Philosophie à l'Académie de Mont-sur- Marchienne).Proviseur à l'Athénée royal de Fleurus et, ensuite, à l'Athénée royal de Châtelet. Préfet des Etudes à l'Athénée royal E. Solvay à Charleroi.Membre de la Société des Poètes français.Retraité depuis le 1er septembre 2002."Ecrire est un besoin et un plaisir par lequel on explore et anime diverses individualités, à commencer par soi-même. Et auquel je n'ai pu vraiment me livrer enfin qu'à partir de la retraite"

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Maxime BENOÎT-JEANNIN , On dira que j’ai rêvé. Bousquet, Didier & Co, Samsa/AAM, 2021, 183 p., 18 €, ISBN : 978-2-875932-76-1L’entrée en matière du livre est confortable. Fluide et classique. Le narrateur, qui est l’auteur du livre – et appelons-le Maxime pour nous faciliter la vie même s’il ne se nomme jamais –, descend vers Marseille en TGV. Sa destination ? Lyon, où un congrès de psychanalystes attend sa compagne Ida. Leur voisine de wagon feuillette de vieux Paris-Match , et voilà que s’affiche soudain une photo d’un homme intimement lié à la vie de Maxime. Petit échange entre les passagers. Ce Christian Didier, un camarade d’enfance, a eu son heure de gloire en 1993, lorsqu’il a abattu René Bousquet, le tristement célèbre patron de la police pétainiste sous l’Occupation. 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