Le plus important


RÉSUMÉ

Antoine, avocat d’une quarantaine d’années, parfait salaud, pète un câble. Que s’est-il passé ? Sa femme, sa maîtresse, sa mère, sa belle-fille adolescente, son associé, ses clients véreux s’agitent autour de lui mais il ne réagit plus.

Antoine s’est retiré volontairement dans un coin de son cerveau. ça lui va bien. De son refuge, il regarde le tourbillon de la vie et s’en amuse. Jusqu’au jour où…

Un roman drôle, un rien cynique, où l’émotion affleure.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Ziska Larouge
Auteur de Le plus important
Ziska Larouge est bruxelloise, graphiste de formation, croqueuse de vie, auteure de romans, nouvelles, scénarios... Le plus important est son premier roman publié. Ziska Larouge est également animatrice d'ateliers d'écriture.


NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

« Le plus difficile… », chantait Jacques Dutronc aux jours dorés des sixties, en se marrant lui-même de ses plans-drague foireux. Ziska Larouge, elle, nous interprète, au fil des 160 pages de son chouette roman, un air de comédie enlevée, de film choral drôle (souvent !) et cruel (parfois… ).

Ziska Larouge… Voilà bien un nom qui sonne comme un pseudonyme, même si l’éditeur nous révèle chichement que Madame Larouge est bruxelloise et « graphiste de formation ». Qui est donc cette mystérieuse auteure ? Le lecteur est prévenu dès la 4e de couv’ : « Le plus important est que Le plus important est son premier roman ! » Et j’ajouterai, comme Dutronc : « Le plus difficile », quoi qu’on…


AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:xfirstword - "Le plus important"
stdClass Object ( [audiences] => [domains] => Array ( [0] => 9548 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Excusez les fautes du copiste

Le narrateur, Lejeune, est sorti sans éclat d'une école de beaux-arts…

Contre tous chacaux*: A Tribute to Bob Morane**

Le ton est donné… que dis-je ?… uppercutté … dès la couverture ! Le titre Contre tous chacaux (écho au texte de la chanson L’aventurier , du groupe Indochine) est un programme en soi, en sus accompagné d’un « * » qui renvoie à une note de bas de page : «  Que les puristes ne montent pas sur leurs grands chevals !  ». Rebelotte avec le sous-titre et les auteurs : « ** » et « *** » pour «  Interdit aux moins de 60 ans sauf autorisation parentale  » et «  Et/ou inversement  ».Un hommage à Bob Morane, donc, mais irrévérencieux. Bref, une parodie de l’œuvre-phare d’Henri Vernes. Et comment s’en étonner au vu des pedigrees des auteurs ? Experts du court et du facétieux, le Français Roger Lahu et le Belge Éric Dejaeger ont œuvré avec humilité dans la microédition, la revue, l’humour au fil des décennies, zigzaguant entre leurs deux pays et divers éditeurs (Cactus inébranlable, Carnets du dessert de lune, etc.). Dans la préface d’un ouvrage de Dejaeger ( Élagage max… , Memor, 2001), Jacques Sternberg le définit comme «  un virtuose de l’ellipse, un rechercheur (…) de la chute finale, du choc imprévu (…) du gag brutal  ». De fait… Dès le départ, le second degré se déploie : Dites, commandant, on transporte quoi dans ce camion ? questionna Bill Ballantine sortant de la torpeur épaisse où le bruit rauque du moteur l’avait plongé depuis des heures.  Le lecteur retrouve l’apostrophe militaire adressée depuis toujours par le géant écossais à son ami français, le style surjoué des deux baroudeurs, mais aussi – et à ne jamais négliger, dans une hystérie du bon goût – une mise en appétit pour le mot, l’évasion, le mystère. Et, in fine, la subversion du tout. Comme dans la réponse de Morane : Une caisse d’ananas en sirop, trois caisses de couche-culotte premier âge à petites fronces antifuites, le reste ce sont des cartons vides.  Une subversion qui n’épargne pas nos héros, qui en prennent pour leur grade, avec ou sans galon. Bill :   Et merde ! J’avais un mot de plus de quatre lettres pour une fois [NDLR : ils jouent au scrabble] (…) Suis pas anthropophage, moi. Quoique… Suçoter le bout des seins de miss Ylang-Ylang…  Bob, sérieux mais maniaque, psychorigide, hypocrite : STOP, BILL ! OVER ! Dans nos aventures, il n’est jamais fait allusion à la chose !  La norme et sa distorsion. L’homme naturel et l’homme policé ? Les deux, surtout, nous sont révélés pour ce qu’ils sont : des pantins manipulés par leur géniteur, un auteur qu’ils jugent à la limite de la névrose, du sadisme. C’est qu’Henri Vernes n’a eu de cesse d’envoyer ses créatures aux quatre coins de la planète (déserts, banquise, jungles, mers, etc.) et même bien au-delà, perforant les limites de l’espace ou du temps. Ce dont rendent très bien compte les dizaines de textes inventés, des esquisses (de 2 à 4 pages) de versions alternatives à une série de romans mis en écho.Sans doute faut-il éprouver de la tendresse pour son sujet quand on se lance dans un tel détournement. Et Dejaeger/Lahu de nous rappeler, au détour d’une page, que nos héros ont pourchassé des dinosaures «  bien avant Spielberg et son Jurassic Park ». Ou de nous livrer un casting cinq étoiles, avec les méchants mythiques (Ming alias l’Ombre jaune, le docteur Xhatan, les dacoïts ou les homme-crapauds, etc.), les comparses de prédilection (le docte professeur Clairembart, que Bill estime obscur, etc.), les femmes fatales (Tania Orloff, miss Ylang-Ylang, Sophia Paramount).   Contre tous chacaux ne se limite pas à une pochade de potaches mais relève de l’expérimentation littéraire. Comme en peinture, avant de déformer une réalité, de l’interpréter, il faut en maîtriser les codes. Roger Lahu et Éric Dejaeger entrechoquent donc un arc-en-ciel de degrés et d’ingrédients : mise en situation de menaces et de péripéties, création accélérée de décors, mise en évidence de contenus occultés, jusqu’à des interventions hors champ de l’éditeur, du deux ex machina Henri Vernes ou des auteurs farceurs, des placements de produits rémunérateurs, etc., la parodie des uns s’accompagnant d’une (ô salutaire en ces temps maussades !) autodérision généralisée. Philippe Remy-Wilkin P.S. : Pour rester dans la tonalité des textes lus, j’ai failli élire comme titre de cet article un grivois Les semeurs de foutre , voire oser un irrespectueux Deux petits singes , si pas un pathétique Les contrebandiers de la tomme (suggéré par la situation alpine de la maison d’édition),…

Absolution

Michel ne sait plus que faire. Son épouse, Léa, s’éloigne à grands pas de lui sans se retourner. Elle ne jure plus que par ses cours de yoga dont elle dit qu’ils lui font le plus grand bien, quittant la maison de plus en plus souvent. Depuis une fausse couche, elle ne cesse de se culpabiliser, et ne trouve aucun répit. Il est loin les temps de l’amour fou, et Michel se retrouve seul face à lui-même, souvent un verre à la main. Reste son métier de policier, qui l’occupe tout entier, sans doute trop, mais c’est sa passion première. Aussi se sent-t-il revivre quand il est appelé sur la scène d’un crime, chose rare à Ciney, sa petite ville de province. Le cadavre retrouvé est mis en scène devant une croix, il affiche des signes troublants. La victime est un magistrat siégeant au tribunal d’application des peines et qui habitait la ville. Il ne se remettait pas d’avoir contribué à libérer un malfrat qui s’en était pris à une femme enceinte, celle dont la tombe a servi pour la mise en scène macabre. Débute alors une enquête laborieuse, aux indices minimes. Michel peut compter sur la collaboration sans faille d’Alex, sa belle coéquipière et complice. Nouvelle venue dans l’équipe, et seule femme, elle est au centre de tous les regards. La tension monte d’un cran lorsqu’un deuxième cadavre est découvert, suivi d’un autre encore. Et toujours assortis du même cérémonial sordide. Entre les victimes, le seul point commun tient à la culpabilité profonde. Toutes ont annoncé à leurs proches l’imminence d’un voyage, la perspective de jours meilleurs, avant de disparaître des radars puis d’être retrouvées assassinées de façon atroce. Il faudra la ténacité de toute l’équipe pour venir à bout du mystère. Mais une fois le repère du tueur identifié, il restera à neutraliser un homme qui n’a plus rien à perdre et qui s’est préparé au pire… Ludovic Pierard manie le suspense avec talent. Placé sous tension permanente, le récit se nourrit généreusement de la dynamique interne de ses personnages. Celle du désarroi de Michel, de son couple à la dérive, du jeu de séduction qui se déploie entre lui et Alex en marge d’une énigme policière de haut vol qui passe au peigne fin les mécanismes sectaires. Pour amplifier ces jeux relationnels, l’auteur multiplie les points de vue, entrecoupant le récit des faits de séquences où les protagonistes, assassin y compris, livrent leur point de vue dans un forme de monologue intérieur. Le tout sur fond de morceaux du groupe de rock britannique Muse dont le texte traduit, en accord avec les thématiques développées, scande l’évolution du récit.Profondément enraciné dans la région cinacienne où vit l’auteur, Absolution en fait battre le cœur, nous menant de bistrot en restaurant, célébrant un art de vivre bon enfant qui ne tient pas qu’à sa bière locale. Un contrepoint bienvenu pour reprendre haleine à la lecture de ce thriller envolé et envoûtant que les amateurs liront certainement d’une…