La poupée de Monsieur Silence


RÉSUMÉ
Dans la maison monochrome de Monsieur Silence, une femme interroge sa vie avant de se décider à partir à la rencontre des bruits et des couleurs du monde. Une fable sur le silence et le bruit, le dedans et le dehors, le renoncement et la liberté.
La Poupée de Monsieur Silence s’ouvre sur une chaise vide. Cette chaise est celle de l’attente à laquelle se résument les journées de la narratrice, amoureuse d’un homme toujours ailleurs, voué à son exigeante mission : apporter le silence au cœur d’un monde de plus en plus violenté par le bruit. Cette femme sans nom et sans pouvoir, surnommée la Poupée par celui qu’elle attend, se contente d’observer le vacarme extérieur qui bat à sa fenêtre. Dans le vide feutré de la maison, son existence transparente trouve pourtant à se dire. Nous voilà pris, retenus par sa voix économe, poétique, qui n’use que des mots nécessaires aux images que sa claustration convoque. Images de mélancolie et de patience, de colère et d’incendie des sens. Vole en éclat la prison de verre. Se donne enfin le vaste monde. Un monde de bruit et de fureur, sans doute, mais aussi de douceur et d’espoir, de cris verts, de nuages jaunes, de langues rouges et d’humains multicolores. En œuvrant à la connivence secrète des couleurs et des bruits, de la lumière et des sons, des perceptions et de l’émotion, Caroline Lamarche et Goele Dewanckel évoquent la mélancolie salvatrice d’un être avide d’altérité et de rencontres. Le temps de s’asseoir sur la chaise offerte, dès la première page, à notre méditation, nous découvrons grâce à elles une histoire à la fois douce et violente, grave et jubilatoire.
Source : FREMOK  

À PROPOS DE L'AUTEUR
Caroline Lamarche
Auteur de La poupée de Monsieur Silence
Née à Liège en 1955, Caroline Lamarche  entre en littérature par un recueil de nouvelles J’ai cent ans, réédité au Serpent à plumes en 1999. Mais c’est avec Le Jour du chienpublié aux éditions de Minuit en 1996, qu’elle obtient le prix Rossel et la reconnaissance de la critique et du public. Ce roman qui se présente comme une suite de variations sur le thème du chien errant le long d’une autoroute, campe d’emblée l’univers de l’auteur : Nous évoluions sur un fond si noir que la vie ne nous laissait que le choix des couleurs. Souvent chez elle, l’écriture est le signe d’un conflit intérieur puissant, marqué par une ambiance destructrice. Ainsi dans deux romans sadomasochistes : La nuit l’après-midi (Minuit 1998) et Carnets d’une soumise de province (Gallimard 2004). Le rapport à la sexualité comme au sacrifice, au sacré et à la chasteté constitue un thème dominant de l’œuvre : tenir le désir à distance comme un chien dressé… Une œuvre, on l’aura compris, où se mêlent autobiographie et force créatrice, l’art et l’écriture constituant un rempart contre l’autodestruction : Il faut écrire comme on plante sa lame dans un corps détesté avec une détermination telle que le sang nous épargne. Une œuvre qui comprend dix romans parmi lesquels : L’OursLettres du pays froidKarl et LolaLa BarbièreLa Chienne de Naha (salué par la une du Monde des Livres), Mira et La Mémoire de l’air, monologue guidé par l’étrange beauté d’un rêve, publiés chez Gallimard et aux Impressions nouvelles. Caroline Lamarche est également l’auteur de recueils de poésie et de pièces radiophoniques pour la RTBF et France Culture.

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