À PROPOS DE L'AUTEUR
Marc-Renier Warnauts (Marc-Renier)
Illustrateur de Klimt

Issu d'une famille d'artistes, Marc-Renier Warnauts, qui adopte son prénom comme pseudonyme, suit trois ans d'études à l'Institut St Luc de Liège. Il débute dans la bande dessinée dès 1982 et se retrouve au sommaire de magazines tels que Tintin et Super Tintin pour lesquels il réalise une série des contes et légendes du Moyen-Age, rassemblés par la suite en trois recueils édités par Le Lombard. Il crée, en 1981, avec le scénariste Giroud, le personnage de Jackson, publié également au Lombard. En 1990, il fait son entrée dans le revue Vécu où, sur un scénario de Patrick Cothias et Goué-Dard, il entame la série "le Masque de fer''. Parallèlement, en compagnie de Rodolphe, il illustre le premier volume de Melmoth aux éditions Dargaud. En 1992, il participe à la nouvelle mise en couleurs de Corentin de Paul Cuvelier. Toujours en 1992, il entame avec son frère, Warnauts (Eric) ''Ombres et Désirs'' paru dans A Suivre qui sort en album chez Casterman en septembre 1996. Toujours avec Warnauts, il publie chez Casterman ''Là où meurent les anges'', un récit dont l'action se déroule aux États-Unis au début des années 60. 2006 : auteur du "Dernier visiteur de George Sand", scénario de Rodolphe (Monum, éditions du Patrimoine).


NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Vienne, 1907. Le peintre Gustav Klimt rend visite aux époux Bloch-Bauer. Ferdinand demande alors à Gustav de réaliser le portrait de sa femme, Adèle ; requête entraînant un flashback. Six ans auparavant, alors que Klimt essuyait des critiques acerbes au sujet de son œuvre La Médecine, il a rencontré ce couple, admirateur de son génie et dont la femme l’a prié de lui ouvrir les portes de son atelier. Au même moment, l’artiste recevait en rêve l’inspiration pour son prochain tableau. C’est par ce prisme que l’on entre dans l’univers de l’artiste : son atelier, ses modèles, sa mère, sa compagne, Émilie, mais aussi ses rêves, ses angoisses, ses sources d’inspiration en somme.L’histoire narrée en bande dessinée par Cornette…


AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:artiste - "Klimt"
stdClass Object ( [audiences] => [domains] => Array ( [0] => 9208 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Cowboy Henk et le gang des offreurs de chevaux

En 2014, la série de bandes dessinées Cowboy Henk recevait le Prix du Patrimoine au prestigieux festival d’Angoulême. Était-ce rendre trop d’honneur à Kamagurka, dont l’encyclopédie Wikipedia va jusqu’à affirmer que son trait est «  extrêmement simpliste, paraissant presque bâclé  » ? Quoi que l’on pense de son anti-œuvre, et sans s’aventurer à gloser trop avant le nonsense permanent qui la caractérise, il faut cependant admettre que le dessinateur flamand, passé par Hara-Kiri et Charlie Hebdo , est bel et bien l’héritier d’une tradition bédéistique dont il se joue et détourne les codes à l’envi. Le gang des offreurs de chevaux ne déroge pas à cette irrégularité foncière. L’intrépide Henk va y affronter une bande de généreux donateurs d’équidés, animés par les pires bonnes intentions et un désintéressement éminemment suspect, mais aussi des Peaux-Rouges stricto sensu , soit uniformément cramoisis, de pied en cap. On le verra aussi massacrer une mémère à coups de poing afin de gagner le droit de boire un verre au bistrot de la baston obligatoire, attraper une mouche (mais… la bête !) au lasso, tomber dans les bras de son vieil ami le capitaine Muray, qui reste cantonné dans son fort où il est interdit de fumer vu qu’il est tout construit d’allumettes. Le constat est limpide : au contraire des sympathiques dadas qui font l’objet d’un mystérieux troc à sens unique, l’intrigue n’a ni queue ni tête. Le lecteur, dès la première page, est parti pour le rodéo le plus désarçonnant qui soit… Alors, tout perdu dans cet univers de métamorphoses et de confusion, il tentera de convoquer ses références pour se donner l’illusion qu’il comprend un semblant de cette parodie toujours recommencée. L’ombre de Tintin en Amérique plane dès la vignette liminaire et le respect indéfectible de la ligne claire, toute mâtinée de pointillisme pop art soit-elle, est un immense clin d’œil à Hergé. Puis surgit ici une silhouette qui rappelle l’allure des Pieds Nickelés, là une onomatopée digne des classiques de l’Heroïc Fantasy, ailleurs un assemblage tout surréaliste quand, dans le cadre d’une vignette, est inséré rien moins qu’un Mondrian. Ça fait plaisir de pouvoir se raccrocher à quelque chose, quand le sens fait naufrage, fût-ce une voyelle démesurée en carton-pâte.À coups de citations, de détournements des perspectives, de dérapages vers le saugrenu, Kamagurka réussit le tour de force de mettre en scène en BD l’improbabilité. Et on rit de n’arriver nulle part, de s’être fait passer de si bon gré pour la mule de la farce dans cette histoire de pur-sang. On clame, foi de cowboy, qu’on ne s’y laissera plus prendre. Et on attend impatiemment la suite, car Kamagurka, passé maître dans la technique du cliffhanger , installe un suspense haletant dans l’ultime case, et ce n’est pas faire injure que de spoiler un tel traquenard, mais justice… : Henk recevra-t-il jamais la facture promise par le tenancier du saloon « Au cheval ivre » ? Frédéric…

Wrek not work

Paru à l’occasion de l’exposition que la Bibliotheca Wittockiana consacra au projet Wrek mené par…

Les métamorphoses de Spirou. Le dynamisme d’une série de bande dessinée

Il était grand temps que le célèbre groom noir jaune rouge acquière ses lettres de noblesse et rejoigne le panthéon des personnages les plus glosés du Neuvième art belge – aux côtés de Tintin, les Schtroumpfs, Gaston Lagaffe ou encore Lucky Luke… Voilà qui est chose faite grâce au somptueux recueil collectif Les métamorphoses de Spirou (papier glacé, nombreuse illustrations en couleur savamment agencées, etc.). L’intérêt du personnage de Spirou ne repose pas que sur son pedigree. Dans un chapitre inaugural captivant et à partir d’une seule planche, Dick Tomasovic décortique – avec le brio de Marey et Muybridge pour le galop d’un cheval – la dynamique du toujours bondissant, plongeant, cascadant, échappant, bifurquant Spirou.Spirou le bien nommé – car en wallon, le mot signifie « écureuil », le saviez-vous ? – est en effet le personnage en 2D le plus animé qui soit. Sa caractéristique principale est cette insaisissable fluidité qui fait de lui «  un absolu du mouvement  » (D. Tomasovic). En témoigne sa première apparition sous la plume de Rob Vel, le 21 avril 1938, en couverture du premier numéro du Journal de Spirou . Au moyen d’une habile mise en abîme, le dessinateur y narrait en sept cases la genèse de sa créature de papier, qui s’échappe de la toile sur laquelle il vient d’être griffonné pour prendre immédiatement vie et vivacité.La mobilité de Spirou n’est pas que visuelle car, au contraire de Tintin qui eut pour créateur unique Hergé (compte non tenu des ses innombrables parodies), le fringant rouquin connut de multiples avatars sous la plume d’héritiers successifs, parmi lesquels on compte notamment Jijé, Franquin, Greg, Jidéhem, Roba, Fournier, Nic et Cauvin. À chaque génération son Spirou donc (et bien entendu son Fantasio, son Champignac, son Zorglub, son marsupilami). Sans doute un attachement particulier peut-il se marquer pour « l’héritage franquinien », dans lequel nombre de puristes verront l’aboutissement de la série (lire à ce propos l’excellente étude qu’Erwin Dejasse livre au sujet de l’album le plus déjanté, Panade à Champignac ). Le but de l’ouvrage n’est pourtant pas de juger des qualités des différents repreneurs, mais bien de saisir l’évolution d’une figure qui, quel que soit le trait qu’on lui a donné, séduit à chaque coup son lectorat et l’emporte dans ses folles aventures. L’article de Gert Meesters sur les évolutions stylistiques de la série, depuis sa création jusqu’au travail contemporain de Munuera et Morvan, est à cet égard des plus instructifs.Composé d’articles généraux puis de focus – sur la préhistoire de Spirou, l’art de Jijé, le Franquin dialoguiste,…