Harry Dickson : les trois Cercles de l'épouvante




À PROPOS DE L'AUTEUR
Jean Ray
Auteur de Harry Dickson : les trois Cercles de l'épouvante
Jean Ray est le pseudonyme de Raymond De Kremer dont la biographie a été passablement romancée. En fait, sa vie est restée sédentaire et surtout animée par une abondante production d'écrivain populaire, rédigée sous divers pseudonymes: scénarios de bandes dessinées, histoires pour enfants, nouvelles policières, etc. L'auteur est surtout connu pour son ironique contribution au genre fantastique noir. Elle comprend en particulier des contes (Les Contes du whisky, 1925 ; Le Grand Nocturne, 1942 ; La Cité de l'indicible peur, 1943), mais on lui doit aussi un remarquable roman où fantastique et mythologie classique font bon ménage : Malpertuis (1943).

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Vivaces

En novembre 2021, Sandra de Vivies publiait son premier livre : une collecte de récits dits photosensibles réunis sous le titre de Vivaces . L’ouvrage est paru aux éditions La place, une jeune maison d’édition bruxelloise puisqu’elle présente deux titres à son catalogue : Vivaces , bien entendu, et Où est ma maison de Haleh Chinikar. Les éditions La place annoncent qu’elles «  accompagnent l’exploration, le doute, les textes qui en portent les traces de même que les formes frontalières ou hybrides : récit texte-image, prose poétique, français mâtiné d’une autre langue, etc.  » Sur le plan formel, Vivaces se situe dans la catégorie des textes hybrides puisqu’il suffit d’ouvrir le livre pour s’apercevoir que textes et images cohabitent. Une interrogation toutefois demeure : qu’est-ce donc qu’un récit photosensible ?La locution de «  récit photosensible  » qui sous-titre l’ouvrage semble en effet bien nébuleuse. Le lecteur, toutefois, n’aura pas à s’interroger longtemps. Une réponse lui est directement donnée par le recueil, à savoir des récits «  à la jonction de la littérature, de l’image et de la danse  ». À cela s’ajoute que l’autrice n’en est pas à son coup d’essai en ma matière. Certains des textes qui composent Vivaces («  Entrechats  », «  Solo  », «  Eau-forte  », «  Hors-champ  ») ont déjà parus en revue. Par ailleurs, les récits photosensibles ne sont pas qu’une pratique artistique puisque l’autrice en a fait l’objet d’étude de sa thèse en Pratique et théorie de la création artistique et littéraire.L’hybridité formelle, mais aussi des arts et des approches, semble donc être au cœur des récits de Sandra de Vivies. De plus, aux textes et aux photographies s’ajoutent des épigraphes dont la présence gagne à être soulignée. Au centre de la page et dans une police de caractère en tout point identique à celle des récits, y compris par leur taille, les épigraphes deviennent partie intégrante de l’ouvrage. Au milieu des récits, elles apparaissent comme des voix désincarnées, fantomatiques, venues clamer les intentions de l’autrice.   Vivaces s’ouvre ainsi sur une épigraphe issue de Danser, résister de Nadia Vadori-Gauthier, chercheuse à l’université Paris VIII, chorégraphe et danseuse qui nous dit : Devenir-Un-Indien, c’est devenir rythme, devenir un paysage presque défait de sa qualité visible ; c’est investir un plan de non-séparation entre corps et lande, entre humain, animal, végétal, minéral et moléculaire, c’est faire corps avec le milieu du galop, être galopé. L’on pensera d’emblée au récit intitulé Solo  qui donne la parole à un paysage fait de la végétation et des animaux qui l’habitent : «  De nos jours, sait-elle mieux que quiconque, mon corps est un décor. Photogénie aussi louable qu’inquiétante  ».Mais la fusion est avant tout affaire de métamorphoses, ce que dit bien le verbe « devenir ». Il en ira ainsi dans Solo  : Ainsi je viens de la fange mais tout en moi est devenu objet de soin et de conservation. J’étais boue, je suis or. Il en ira de même dans Camera oscura où l’on constate la métamorphose d’Edna en Ǝdna, femme de la nuit, esprit fuyant, mère disparue, corps en mutation : Elle avait un temps imputé au thé vert du Japon, cocagne selon sa mère des perturbateurs endocriniens, le léger duvet blond apparu sur son visage, puis la discrète moustache qui s’empêtrait dans son rouge à lèvres .Bien sûr, les métamorphoses qui mènent à la fusion des corps, de l’espace et des arts, sont aussi affaire de mémoire, de souvenirs, de traces. Dans Vivaces , des épigraphes le suggèrent, des photographies le montrent (empreintes de pas dans la boue, vieux tramway, regard à hauteur d’enfance, portrait abimé et effacé par le temps…), des récits le disent lorsqu’ils décrivent, par exemple, un «  corps-archive imprimé sur la façade de planches  ».Ce corps-archive qui nous vient du récit intitulé Corps palimpsestes se réfère à l’une des photographies présentes dans le recueil, témoignant explicitement du lien qui unit chaque récit aux photographies qui le ceignent. Ces ensembles de photographies et de récits, parfois même d’épigraphes, de photographies et de récits, ne sont qu’apparemment autonomes. Vivaces n’étant que l’inlassable répétition d’une même quête d’absolu où tout questionne et se répond. Camille Tonelli Recueil de nouvelles, Vivaces de Sandra de Vivies, fait portraits et états de notre monde, passé et présent, en jouant du langage pour aborder la nature végétale et animale, humaine y compris. Recueil de nouvelles, Vivaces de Sandra de Vivies, fait portraits et états de notre monde, passé et présent, en jouant du langage pour aborder la nature végétale et animale, humaine y compris. Première publication de la toute jeune maison d'édition La Place , Vivaces regroupent huit courtes nouvelles, ponctuées de photographie en noir et blanc (ces dernières en majorité réalisées par l’autrice) . Entre récits texte-image et prose poétique , Vivaces s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale des éditions La Place. camera obscura 1 propose une entrée en matière qui cherche à préserver l’inconnu et son pouvoir fécondant sur l’imagination, l’occasion de découvrir un style, mais surtout un regard, qui, dans la banalité, arrive à trouver l’originalité : « En s’installant à Laville, Edna avait pris la décision de ne jamais se rendre au bout de la rue. Elle avait longtemps frayé en territoire connu, trop connu, elle veillerait ici à préserver l’inconnu, le sauvage qui étaient un peu comme de l’oxygène, et pour ce faire elle leur assignerait un périmètre dont elle ne transgresserait jamais les frontières. » entrechats fait ensuite éloge d’une flore urbaine qui craque les pavés pour éclore, et célèbre ces militant·es pour qui la ville se doit de préserver et encourager les écrins de nature. eau-forte s’inscrit quant à elle dans une autre époque, d’autres mœurs, où la parole ne peut se délier pour dire, ou ne serait-ce qu’évoquer : « c’est l’Italie, catholique, celle du début du XXe siècle, / le viol y est plus acceptable que l’adultère » Dans solo , ce sont  les Fagnes qui prennent parole, une nature qui parle, s’exprime, combattant sans doute l’oubli. Si corps palimpseste fait appel au Paris du début XX e , où : « tu te rends compte, Joe, une femme, en 1917, conductrice de tram », et s’inscrit dans l’urbain, la vitesse, et le mouvement, hors-champ dépeint, au travers d’un regard observateur, posé et caché, une faune forcée de migrer, mettant en exergue ces autres réfugiés climatiques. « Son pelage luit dans les herbes hautes, où fricotent les graminées, les chardons bleu silex, les œillets sauvages. Les petits éclats or qu’il lance dans l’air témoignent de l’effort, de l’effort et sans doute de la peur, / de cette sorte de peur qui commande les muscles. » cyanotype, juste après, se plonge dans ce temps insouciant où il suffisait de planter un drapeau pour posséder, conquérir une ile lointaine, jusque-là inexplorée, inexploitée. Et en dernier, révérence peint le portrait d’un écrivain passionné par les plantes, mais du point de vue d’une plante, le noisetier de sorcière. Les photographies en noir et blanc qui illustrent les textes donnent une manière de respiration au recueil, entrecoupant la lecture de temps de pause. Toutefois, elles ne sont pas indispensables à la compréhension ou à l'interprétation. L’intérêt de vivaces se trouve davantage dans le travail des mots que dans celui de l’image photographique.  En effet, si les textes donnés à lire se construisent avant tout dans les anecdotes, simples, peu développées, me laissant parfois sur ma faim, celles-ci…

La Nouvelle Carthage

La Nouvelle Carthage, c’est Anvers à la fin du xixe siècle. Dans ce milieu d’opulence et de haine du pauvre, le jeune Laurent Paridael grandit au sein d’une bourgeoisie qui ne répond ni à ses goûts ni à son sens de la justice. Il se tourne alors vers le peuple et se rapproche des ouvriers, des marginaux et des parias. Seule sa cousine Gina, à la beauté et à la grâce séduisantes, pourrait adoucir son tempérament rebelle, mais elle lui préfère la fortune d’un gros industriel, le sinistre Béjart, auquel l’auteur prête tous les vices d’un capitalisme féroce et sans scrupules.La Nouvelle Carthage, c’est Anvers à la fin du xixe siècle. Dans ce milieu d’opulence et de haine du pauvre, le jeune Laurent Paridael grandit au sein d’une bourgeoisie qui ne répond ni à ses goûts ni à son sens de la justice. Il se tourne alors vers le peuple et se rapproche des ouvriers, des marginaux et des parias. Seule sa cousine Gina, à la beauté et à la grâce séduisantes, pourrait adoucir son tempérament rebelle, mais elle lui préfère la fortune d’un gros industriel, le sinistre Béjart, auquel l’auteur prête tous les vices d’un capitalisme féroce…