Des lendemains qui hantent


RÉSUMÉ

C’est la veille des vacances de Noël, au tournant de l’an 2000. Quelques jours plus tôt, l’Erika a fait naufrage au large de Penmarch, répandant une pâte bitumeuse sur les côtes de la Bretagne. À l’insu des instituts de météorologie, une gigantesque tempête se forme au large de Terre-Neuve et s’apprête à franchir l’Atlantique pour frapper l’Europe. Martial, lui, se hâte de quitter le tribunal de grande instance de Souvré, où il travaille comme greffier. Il a promis d’aller chercher son fils à l’école. Lulu veut que ses copains voient la nouvelle voiture de son père, avec la roue de secours fixée sur la porte arrière. Il vient d’avoir sept ans. Alors que les parents s’avancent dans la cour, on entend des pétards, une série d’explosions, peut-être des gamins qui fêtent le début des vacances ? Lorsqu’une institutrice surgit et s’effondre, ensanglantée, Martial comprend. Au péril de sa vie, alors que la police entre très rapidement en action, il réussit à atteindre son fils et, croit-il, à le mettre en sécurité. Son existence, en réalité, vient de basculer irrémédiablement.
Dans ce roman d’un homme qui exige de savoir, Alain Van Der Eecken nous fait vivre au plus près les rouages d’une enquête, entre son versant policier et celui de l’institution judiciaire, avec ses juges, ses procureurs, ses avocats, le quotidien d’un tribunal de province. Autour de Martial, des hommes dont le métier est de côtoyer le pire vont faire corps pour qu’émerge une de ces vérités terribles et ordinaires qui mènent au crime.


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Le Carnet et les Instants

Voici un thriller qui démarre sur les chapeaux de roue. Alors qu’il vient rechercher son fils Lulu à la sortie de l’école, Martial Trévoux se trouve précipité dans une scène de folie meurtrière. Les enfants et les enseignants courent en tous sens, des coups de feu éclatent, une institutrice s’effondre. Et lui s’élance sans trop réfléchir et se retrouve avec un enfant dans les bras qu’il arrache à l’horreur. Mais l’enfant sauvé qu’il croyait être le sien ne l’est pas et le pire l’attend car il figure parmi les victimes. À partir de là, tout s’écroule. La culpabilité le gagne puisqu’il n’a pas su poser le geste qui sauve alors que le petit Lucien était sous sa responsabilité. Son épouse ne semble pas décidée à le lui pardonner. Si les manifestations…


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Ah ! comme il doit se réjouir René Magritte là-bas au milieu de ses ouates de nuages qui naviguent allègrement dans un ciel bleu, d’être devenu, le détective chargé (par lui-même) d’élucider une série de meurtres que Nadine Monfils nous raconte dans ce premier roman policier de la série « Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette ». On annonce déjà – pour juin – une deuxième enquête qui se déroulera à Knokke, Nom d’une pipe ! se déroulant pour l’essentiel à Bruxelles. Il y a fort à parier que notre Belge de Montmartre ne s’arrêtera pas en si bon chemin et que, Georgette et René, avec leur chien  Loulou reviendront dans de nouvelles aventures ! Qui d’autre que l’espiègle et drôle et décalée Nadine Monfils aurait pu avec autant d’allégresse s’emparer d’un projet littéraire aussi exaltant ? Il est vrai, elle le déclare en fin de volume, qu’elle voue une admiration sans bornes et de longue date à Magritte. Celui-ci «  l’accompagne depuis longtemps  ». 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