Amoureusement la gueule


RÉSUMÉ
Quelque part dans le corps il y a ce qui tiraille réclame récrimine. Mais on ne peut répondre. Parce qu'il faudrait laisser là visage corps et tout ce par quoi l'autre nous connaît reconnaît renifle et assimile.Il faudrait se quitter et quitter l'autre pour s'enfoncer dans une eau ou quelque chose comme ça. Noir. À moins que ce soit gueule. Il faudrait s'enfoncer dans une gueule qui tiraille et réclame noir.Et amoureusement s'il vous plaît.S'enfoncer amoureusement.
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À PROPOS DE L'AUTEUR
Véronique Daine
Auteur de Amoureusement la gueule
Née en 1964 à Arlon.Études secondaires à l'Athénée Royal d'Arlon. (Échecs dans les cours de français, nécessité de cours particuliers).Études universitaires de philologie romane à l'Université de Liège.Découvre à cette époque la pensée fragmentaire. Se sent terriblement «fragmentée», en morceaux. D'où l'écriture fragmentaire comme seule écriture possible. (Lecture passionnée + mémoire sur Pascal Quignard).Tardivement (vers la trentaine), la poésie se fait sentir comme un manque dans la vie. D'où, premières lectures réellement attentives de la poésie.En vrac : Rabindranath Tagore, Saint-John Perse, Eluard, Bonnefoy, Louis-René des Forêts, Jaccottet, Guillevic, Paz...  Puis les poètes belges : Colette Nys-Mazure qui lors d'un atelier d'écriture, et sans le savoir, amènera la confirmation qu'écrire, c'est le plus profond désir Christian Hubin, Guy Goffette, Liliane Wouters, Yves Namur, ... et surtout André Schmitz (particulièrement Lettres à l'Illetrée, Anise Koltz aussi. Et tant d'autres. Lentement la poésie s'imposera comme seule forme possible à une écriture qui s'est longtemps cherchée.Profession : professeur de français.(Signe particulier : montre la langue à ses élèves et pour les initier à la poésie, tague des vers sur les bancs des classes, clandestinement, une sorte d'immersion, en somme).Anime aussi des ateliers d'écriture

NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

La collection « D’autre part » de L’herbe qui tremble dirigée par Thierry Horguelin qui donne à lire des textes inclassables accueille un nouveau recueil de la poétesse gaumaise Véronique Daine. En introduction, une phrase du poète hongrois Janos Pilinszky : “Combien tard nous comprenons que la pénombre des yeux peut être plus précise que la lumière d’une lampe”. Cette citation laisse entrevoir que sous les apparences, il y a un paysage intérieur vivant, taillé dans une écriture organique où deux mots s’opposent l’un à l’autre : la gueule et le visage. Dans une danse animale presque sauvage, les mots sont comme des pulsations sanguines. Un rythme de chasse scande la langue dans une succession de courts fragments de prose poétique qui cognent, martèlent,…

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