Ivan ALECHINE


PRÉSENTATION
Fils de Pierre Alechinsky, Ivan Alechine est né en Belgique en 1952.  Dès sa dix-huitième année, lors d'un voyage en pays Mongo, il se passionne pour l'Afrique. Auteur de poèmes et de récits à mi-chemin du rêve et de la réalité, il a publié l'un d'entre eux, Paix blanche et murmures noirs, en 1978, aux Éditions de la Différence. Depuis dix ans, il effectue de longs séjours au Mexique.
  • Oldie, éditions Galilée, 2012.
  • Trébuchet, éditions Galilée, 2015.
  • Enterrement du Mexique, éditions Galilée, 2016.
  • Paix blanche et murmures noirs, La différence, 1979
  • Supersitions, illustrations Robert Combas, Fata Morgana, 1985.
  • Les Effetes de la dissimulation, Fata Morgana, 1988.
  • Misère de la vie sans Dieu, Ultramarine, 1990.
  • Grains de jour, Le Bois d'Orion, 1993.
  • Ecluses pour l'encre, URDLA, 1999.
  • Les voleurs de pauvres, éditions la Différence, 2001
  • Tapis et caries, Illustrations Pierre Alechinsky, Fata Morgana, 2006

  • BIBLIOGRAPHIE


    NOS EXPERTS EN PARLENT
    Le Carnet et les Instants

    Il est toujours en marche, à pied, à cheval, dans un autocar surchargé, une voiture que conduit un adolescent pauvre imbibé de substances frelatées et de mauvaise bière. On the road. Il est sonné, « moitié éveillé, marchant dans la plaine », groggy, allongé dans une miteuse chambre d’hôtel, parfois avec une femme fourmi, indienne ou japonaise  – mais on ne sait lequel soutient l’autre. Ou au contraire il est d’une lente patience, les sens en alerte, et guette d’un œil l’instant décisif où l’image, qu’elle soit poétique ou photographique, prendra place dans son champ de vision. « Un poète prépare le terrain, certes, écrit Ivan Alechine dans Enterrement du Mexique, son nouveau recueil, mais le pouvoir de la poésie écrite…


    Le Carnet et les Instants

    En photo de couverture, une Pontiac Parisienne quatre portes défraîchie, modèle fin des années 50, exhibe sa carrosserie de paquebot, salement amochée aux ailes avant-arrière. Un immeuble tout aussi décati, les fenêtres murées de béton, se maintient comme il peut en arrière-plan. On ne voit pas le mot « Hôtel », mais la suite du lettrage donne son nom : « de l’Avenir ». Visiblement, ça ne lui a pas trop réussi. Mais il n’y a pas que ce bâtiment ni la lourde Américaine qui en ont pris un coup. Au milieu des années 60, tout le haut quartier de Belleville, dans le 20e arrondissement de Paris, se trouve entre deux eaux : une longue rénovation urbaine a commencé par la démolition d’ilots abandonnés ou insalubres, mais une grande partie du quartier…