Giuseppe Santoliquido

PRÉSENTATION
Giuseppe Santoliquido est un écrivain belge. Spécialiste de politique et de culture italiennes, il collabore avec de nombreux médias belges et étrangers. L’été sans retour, son quatrième roman (2021), paru chez Gallimard, a été encensé par la critique francophone. Intervenant régulièrement en librairie et en bibliothèque, ils est le fondateur et l’animateur du Prix de l’Ecrit Citoyen dans les établissements scolaires de la Province de Liège. Lauréat d’une bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Bourse de création 2021

BIBLIOGRAPHIE


PRIX

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NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

« Mais bon sang, Docteur, dans quel monde vivez-vous ? […] » En juillet 1932, Fernando Gasparri, citoyen belge dont les primes années se sont déroulées dans un petit village niché dans les montagnes du Latium, est établi à Ixelles. Son existence est régulée par la simplicité, son univers s’ancre dans la proximité. Depuis le décès de son épouse Louisa, l’absente adorée avec qui il s’entretient lors de visites régulières au cimetière, Gasparri habite avec sa vieille sœur invalide dont il s’occupe loyalement. Le médecin généraliste, quinquagénaire tout de tranquillité, se tient éloigné des questions et des tourments : il multiplie ses heures au travail, se dévoue à ses patients, s’assure du bien-être de l’unique membre de sa famille, mange bien,…


Le Carnet et les Instants

Dans ses romans précédemment parus, Giuseppe Santoliquido montre des individus profondément marqués par leurs origines sociales, souvent modestes. Dans leur projet de construire leur vie, ils doivent essayer de dépasser ces conditions pour tenter de réaliser leurs rêves ou leurs ambitions.Lire aussi : G. Santoliquido, le regard sur l’autre (C.I. n° 193)C’est toujours cette problématique centrale qui se retrouve dans ce recueil de trois longues nouvelles, dont la première qualité est la cohérence. Les mêmes questions fondamentales se posent aux personnages, mais les réponses varient. Et donc chaque nouvelle doit être lue en fonction des autres.La première montre les relations difficiles de parents avec leur fils en rupture, toujours prêt à exploser. Est-ce l’éducation…


Le Carnet et les Instants

L’été sans retour est d’abord l’histoire d’un homme, Pasquale Serrai, de sa famille, de la relation proche et riche de silence qu’il a avec Sandro, le fils d’un des ses amis décédé. C’est aussi l’histoire d’un drame dans le beau village de Ravina qui se blottit dans les collines du sud de l’Italie, la disparition d’une adolescente. C’est encore et surtout l’histoire du rapport des hommes avec leur terre, « les hommes sont indissociables de la nature qui les a vus naître et dont ils sont le portrait le plus fidèle, effrayante de beauté et d’âge ».Giuseppe Santoliquido rend bien ce lien fort, quasi irrationnel, à la terre natale qui est pour plusieurs personnages le fondement de leur rapport au monde, leur raison de vivre, avant les relations sociales…


Le Carnet et les Instants

Comme l’auteur, le personnage central de L’Inconnu du parvis, dernier roman du Liégeois de Bruxelles Giuseppe Santoliquido, est un enfant de l’immigration italienne. Antoine Commino est  garagiste. C’est un célibataire bien tranquille, sans histoires et sans projet, vivant dans une ville indéterminée, mais que l’on pourrait, dans sa diversité et avec les cicatrices de son passé industriel, comparer à Charleroi. Amant de Silvia sans se décider toutefois à mener vraiment une vie de couple avec elle, il cultive des petites manies (comme de croquer par écrit les visages des personnes qu’il a rencontrées dans la journée) et nourrit une passion pour la Lancia de collection qu’il bichonne avec constance. Le soir, la routine le conduit souvent à dîner avec Silvia dans le…


Karoo

L’Inconnu du parvis de Giuseppe Santoliquido est paru chez Genèse Édition.

Au premier degré, le roman se résume aisément. Un garagiste, Antoine Comino, ancré dans une ville de province wallonne, un microcosme italo-belge, mène une vie tranquille, routinière. Petit boulot, rendez-vous avec son amie Silvia, soupers dans le restaurant de « Monsieur Fernando »… Quand, un jour, tout bascule. Mise en abyme de tout projet romanesque en mode classique ? Le long fleuve tranquille, le grain de sable qui grippe la mécanique et engendre le récit, la tentative de résolution… jusqu’au retour du long fleuve ?

Un jour donc, la police descend chez Comino, l’interroge et l’embarque. Que s’est-il passé ? Un inconnu s’est suicidé devant le parvis de l’hôtel…